Mythe ou réalité : bon ou pas les produits transformés ?

On a souvent accusé les produits transformés de façon industrielle. Pourquoi ? En raison de leur teneur en sel, en gras, en sucre, ou en autre chose. Au fil du temps, ils ont pourtant réussi à se tailler une place dans l’alimentation des consommateurs. Normal ! Ils sont souvent pratiques, abordables et répondent aux critères de goût des populations. | Par Lyne Gosselin

De plus en plus, l’industrie alimentaire est sensible au changement de contexte global et aux demandes exprimées. Aujourd’hui, elles proviennent autant des professionnels de la santé que de nous, les consommateurs. L’impact est majeur. Un vent de renouveau souffle sur l’industrie. On le sent et on a maintenant accès à des produits qui jamais auparavant n’auraient vu le jour. Les consommateurs ont des choix, et de qualité, plus que jamais dans l’histoire des civilisations. Un fait indéniable, la santé fait désormais partie du langage de tous.

Une histoire toute en… transformation

Les aliments transformés en ont fait du chemin depuis les années 1960. La diversité que l’on retrouve aujourd’hui n’a certainement rien à voir avec ce que l’on trouvait auparavant. La demande s’est multipliée et l’offre s’est également bonifiée.

On considère comme un produit transformé tout aliment ayant subi une transformation de son état naturel. Les plats cuisinés, le pain, les compotes de fruits, les boissons, les conserves, les quiches, pizzas, gâteaux, mais aussi les fruits séchés, les huiles et les produits laitiers dont le lait et le beurre en sont quelques exemples. Ce que l’on cuisine à la maison est également qualifié de transformé. Par ailleurs, ce dont il est question dans ce texte concerne ce qui est transformé de façon industrielle. Il serait difficile de s’en passer de nos jours. On dit que près de 80% des aliments consommés sont des produits transformés.

Aliments pour gens pressés

En 50 ans, d’après une étude sortie en 2008 par l’Institut national de la statistique et des études économiques, dans une famille, la part des produits transformés à base de viande, de poisson et de légumes a plus que doublé pour atteindre 41 % en 2006, au détriment des produits demandant davantage de préparation personnelle. Ces aliments qui sont entrés dans le quotidien des gens ont aidé ceux qui n’avaient pas le temps de cuisiner.

De 1938 à 2011, la proportion d’aliments transformés et surtransformés achetés à l’épicerie par les ménages canadiens a connu une augmentation de 136 %. L’achat d’aliments peu ou pas transformés a diminué de 65 % pendant la même période, selon une étude de Statistique.

Autre temps, autre alimentation

« À la fin des années 1930, les Canadiens consommaient davantage de produits  cuisinés à la maison que de nos jours. Leur alimentation n’était pas pour autant idéale », indique Malek Batal, professeur au Département de nutrition de l’Université de Montréal, dans une étude qui a scruté six sondages menés par Statistique Canada ces 75 dernières années sur la composition du panier d’épicerie des Canadiens.

Selon cette étude les aliments servis aux repas étaient peu variés. Les carences en certains nutriments étaient répandues, particulièrement en vitamines C et D.  L’État canadien a réagi à cette situation. Il a mis en œuvre des politiques pour promouvoir l’enrichissement de certains aliments, de même que des mesures d’hygiène.

Santé et transformé

L’offre alimentaire s’est grandement élargie au cours des sept dernières décennies. Ce fut aussi le cas du taux de calories ingérées par les Canadiens. Pourquoi ? Parce qu’ils se sont mis à consommer des produits prêts à manger achetés à l’épicerie. Résultat ?  Ils ingéraient 1898 calories en 1938 comparativement à 2129 calories en 2011.

 Longtemps, la majorité des produits transformés comportaient beaucoup de matières grasses. Ils aussi étaient très riches en sel et en sucre. De plus en plus d’entreprises en alimentation, face à la prévalence de l’obésité et des maladies cardio-vasculaires, ont bien pris conscience de l’impact des produits transformés sur la santé. Certains s’engagent fermement pour réduire la part de sel dans leurs produits. D’autres, le font pour réduite le pourcentage de graisses. Les avancées technologiques permettant ces évolutions.

Une des statistiques faisant particulièrement réfléchir est le taux d’obésité. Il a été en croissance au cours de la dernière décennie. Au même moment, la consommation de boissons gazeuses a été en déclin. Il est parfois tentant de stigmatiser un produit, mais la réalité n’est pas aussi simple.

Conscientisation de l’industrie de transformation alimentaire

Certains gras saturés comme l’huile végétale hydrogénée, longtemps utilisée dans la fabrication d’un bon nombre de produits, notamment les produits de boulangerie, sont graduellement remplacés par des gras non hydrogénés, et donc sans gras trans. D’ailleurs, le plus important fabricant québécois de margarines à base d’huiles végétales, le Groupe Bergeron Thibault, mentionnait en entrevue pour le magazine L’actualité ALIMENTAIRE que la majorité de tous leurs produits sont désormais sans gras trans et non hydrogénés.

Par ailleursla Food and Drug Administration  (FDA) américaine a mis en place un plan pour bannir les gras trans de tous les produits alimentaires vendus aux États-Unis. Pour l’instant, au Canada, l’approche utilisée est d’inciter l’industrie à réduire sur une base volontaire le contenu en gras trans de ses produits. Cela a permis une amélioration notable de la situation.

Aussi, un transformateur qui réduit la quantité de sel dans un produit, ou qui permet d’en augmenter la teneur en fibres, a déjà fait un pas dans la bonne direction.

Les aliments transformés là pour rester

Les produits transformés font partie de nos vies. Ils sont certainement là pour y demeurer. Il est possible de faire des choix qui peuvent correspondre à une alimentation variée et équilibrée. Pour se faire, il faut rester attentif aux étiquettes. En se faisant, on peut avoir un produit ne contenant ni trop de sel, d’additifs, de sucre ou de gras.

Le cholestérol : visage à deux faces

Bien qu’on en entende souvent parler, le cholestérol continue d’être un concept flou dans l’esprit de bon nombre de gens. Pourtant, il fait partie de notre réalité puisqu’il est devenu un enjeu de société. | Par Mario Lalancette, Dt.P. avec la collaboration de Michel Therrien

Oui, le cholestérol est essentiel

Le cholestérol est une substance grasse qui circule dans le sang. Il est essentiel à la fabrication de nombreuses hormones, de la vitamine D et des membranes de nos cellules. Sans lui, notre organisme ne pourrait pas fonctionner.

Le foie fabrique 80% du cholestérol qui est présent dans notre corps; le reste provient de notre alimentation.

Quoi faire pour abaisser votre taux de cholestérol?

Ainsi si votre médecine vous suggère d’abaisser votre taux de cholestérol, vous devriez éviter les graisses saturées et gras trans, qui se trouvent surtout dans les produits d’origine animale (viandes et produits laitiers) et dans les aliments contenant des gras hydrogénés (margarine hydrogénée, biscuits et pâtisseries commerciales, aliments cuits à grande friture).

Le fromage a toujours sa place, à la condition de vous limiter à un peu moins d’une portion par jour – 30 g pour une femme et 40 g pour un homme – ou de choisir un fromage allégé.

Quant aux œufs, une personne souffrant d’hypercholestérolémie ne devrait pas en manger plus de deux par semaine. Le blanc d’œuf, qui ne contient ni cholestérol ni matières grasses, peut cependant être consommé sans modération.

Trois croyances vérifiées :

1. L’avocat est riche en cholestérol

FAUX
Le cholestérol est présent uniquement dans les aliments d’origine animale. Cependant, l’avocat est riche en gras monoinsaturés, bon pour la santé. Les gras monoinsaturés sont reconnus pour leur capacité à diminuer le niveau de cholestérol sanguin et, par conséquent, pour leur impact sur la santé de votre cœur.

2. Le gruau peut aider à diminuer le cholestérol

VRAI
Les fibres solubles présentes dans les flocons d’avoine cuits (gruau) contribuent à diminuer le taux de cholestérol sanguin, spécialement lorsque celui-ci est élevé. Cet effet est d’autant plus marqué lorsque la consommation de fibres solubles est combinée à un régime faible en gras saturés et en gras trans. D’autres aliments riches en fibres solubles : psyllium, farine d’avoine, légumineuses (pois chiche, lentilles, haricots rouges), graines de lin, etc.

3. Avaler un pois sec par jour

FAUX
Un seul petit pois n’a pas ce pouvoir ! En revanche, des légumineuses cuites, telles que les pois secs, contiennent des fibres solubles ayant la capacité de se lier au cholestérol dans l’intestin et d’empêcher son absorption.

Sauver ses aliments, c’est sauver la planète et de l’argent

Nous avons été certes privilégiés de naitre sur une terre d’abondance ou il ne manque de rien (ou parfois de papier hygiénique en temps de pandémie!) Sans blague, nous avons presque tous été élevés dans des familles ou les restants de table comme les aliments plus ou moins beaux du frigo prenaient la route du dépotoir.


Pour plusieurs, ce temps est révolu. Pour d’autres, la pandémie leur aura fait comprendre la valeur des biens de consommation et qu’il n’est plus nécessaire d’abandonner une carotte qui, autrefois, aurait disparu au fond de la poubelle de la cuisine.

Même si un aliment est moins appétissant, qu’il est moins croustillant, brûlé ou que son assaisonnement n’est pas à point, il est très souvent possible de prolonger sa durée de vie.

Ne faites plus la… « mou » !

Il arrive qu’on oublie une boîte de craquelins dans le garde-manger et qu’ils aient perdus leur croquant d’origine. Grillez-les pendant une minute ou deux dans un four (ordinaire ou four grille-pain) et le tour sera joué. Ce truc s’applique aussi pour les chips qui auraient ramolli dans un sac mal refermé.

Et pourquoi jeter les miettes qui se trouvent au fond des sacs lors qu’on peut les utiliser sur une salade ou même, pourquoi pas dans un sandwich pour leur donner du croquant.

La recette fonctionne aussi pour le pain qui peut facilement être utilisé en rôtie ou pour un grilled-cheese délicieux!

Ils sont frais mes légumes !

Utiliser des contenants destinés spécifiquement aux légumes est un des meilleurs moyens de les préserver.

Toutefois, nous ne les avons pas toujours sous la main et nos légumes ne rentrent pas tous dans ces contenants. La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de redonner vie aux légumes fanés.

Pour se faire, il s’agit de les tremper dans de l’eau glacée pendant une période de 5 à 10 minutes. Cette solution simple est une véritable potion magique pour les légumes qui retrouveront leur croustillant et, si ce n’est pas le cas, il sera toujours possible de les utiliser dans un plat cuisiné.

Hé purée!

Vous avez trop fait cuire vos légumes ? Le repas que vous avez préparé était… bof!

Nul besoin de jeter le tout. Il est encore possible de transformer tout ça en purée, en soupe, en potage ou même en sauce.

Vous serez étonnés de voir la versatilité de vos légumes et même de certains sautés en leur ajoutant de la crème, du lait ou du bouillon (et des épices!) lorsque vous les passerez au mélangeur. C’est le temps de faire des expériences.

Sel la vie!

Vous avez échappé la salière dans votre potage ou dans votre soupe? Ça arrive à tout le monde.

Pas de panique, il existe des solutions pour sauver votre plat. Comment ?

  • La diluer avec de l’eau
  • La diluer avec du bouillon non salé (aux légumes pour un potage végétarien)
  • La diluer avec du jus de tomates (ou des tomates écrasées)
  • Ajoutez du vinaigre
  • Ajoutez de la cassonade
  • Ajoutez du jus de citron
  • Déposer une pomme de terre crue et épluchée dans le chaudron de soupe (cela va permettre d’absorber une partie du sel. Il faudra retirer la pomme de terre avant de servir le potage. Il sera important de récupérer la pomme de terre pour l’utiliser dans un autre plat pour ne pas la jeter).

C’est chaud… c’est chaud… c’est chaud !

Vous avez décidé de faire un FaceTime avec votre meilleure amie au moment où vous étiez en train de préparer votre repas et celui-ci a cramé !

Catastrophe ? Dommage, oui, mais il est encore possible de sauver les meubles.

La première chose à faire est de retirer du feu le plat dont le fond a brûlé et de transvider la partie encore bonne dans un nouveau plat.

Ensuite, il suffit de couvrir ce plat avec un chiffon humide pendant une dizaine de minutes. Cela vous permettra d’éliminer une bonne partie de la saveur de brûlé.

Ce truc n’est pas infaillible. Afin de redonner bon goût à votre plat, il suffirait d’y ajouter une sauce au goût prononcé (sauce Sriracha, chili doux, sauce BBQ ou autres).

Si après avoir essayé tous ces trucs, vos plats sont toujours infects, donnez-vous congé et donnez-vous le droit d’encourage votre restaurateur local préféré !


Poursuivre avec

  • 5 trucs pour profiter de l’été en mode zéro gaspillage, cliquez ici
  • Notre recette de muffin aux épluchures de légumes, cliquez ici

1 aliment, 3 façons : l’asperge du Québec

Réinventer, réinterpréter, redécouvrir, plusieurs synonymes qui devraient vous faire aimer notre chronique! | Par Mathilde Condrain-Morel

Élégante et élancée, goûteuse et vitaminée, l’asperge du Québec refait son apparition dans nos assiettes! Pour vous donner une dose d’inspiration et pour vous inciter à l’ajouter à vos repas, on vous présente trois façons différentes de cuire l’asperge.


1. Vapeur

La cuisson vapeur de l’asperge se fait rapidement et a l’avantage de limiter la destruction des vitamines et l’altération de cet aliment délicat. Comme il n’est pas nécessaire d’ajouter un corps gras pour cette cuisson, vous bénéficierez d’un légume craquant et léger, dont la teinte verte éclatante vous fera envie!

2. Grillée

Faire griller les asperges, c’est leur conférer un petit goût fumé et une rondeur bien agréable. Vous pouvez parer vos asperges, les huiler, les assaisonner et les étaler sur une plaque à cuisson que vous enfournerez pendant 10 minutes en sélectionnant l’option « gril » de votre four. Toutefois, en saison estivale, la cuisson sur le barbecue vous évitera de surchauffer votre cuisine. Un petit truc : piquez vos asperges sur des bâtons à brochettes pour faciliter la manipulation et éviter des les perdre entre les grilles du barbecue.

Découvrez notre recette de plaque-repas où les asperges ajoutent une belle touche de vert

3. En papillote

Ici, vous obtiendrez une asperge plus juteuse et charnue, gorgée des saveurs de votre papillote. Pour créer celle-ci, vous pouvez utiliser du papier d’aluminium, mais c’est aussi possible d’utiliser une alternative végétale, comme des feuilles de chou ou de poireau. Ajoutez de l’eau ou du bouillon que vous aurez assaisonné avec les aromates de votre choix.

Savez vous quelle est la valeur nutritive de l’asperge?

Pour 125 ml (½ tasse) cuites :
Énergie : 20 kcal, Glucides : 4g, Fibres : 2g (source de fibres)
Folates : 60% de l’AQR (excellente source de folates)
Vitamine K : 60% de l’AQR (excellente source de vitamine K)
Vitamine A : 10% de l’AQR (source de vitamine A)

5 mythes et réalités sur les légumes

Les légumes sont bons pour la santé. Personne ne contredira ce fait. Cependant, vous aurez peut-être lu ou entendu des choses contradictoires par rapport à leur valeur nutritive. DUX met les pendules à l’heure en lien avec cinq légendes urbaines qui font parfois injustement la vie dure aux légumes. 


1. La cuisson détruit la valeur nutritive des légumes. Vrai ou faux?

FAUX

Si la cuisson peut parfois détruire une partie des vitamines, en règle générale, celle-ci comporte plutôt des avantages. Par exemple, elle augmente la teneur en antioxydants des tomates et des légumes orangés comme la carotte et la patate douce. La cuisson permet aussi de détruire les bactéries présentes dans certains aliments en plus de faciliter leur digestion. Pour ne pas perdre trop de nutriments et de vitamines, on suggère de cuire vos légumes à la vapeur ou au four plutôt que dans l’eau.

2. Est-il vrai que les légumes congelés ont les mêmes valeurs nutritives que les légumes frais?

VRAI

Puisque les légumes frais sont récoltés un peu avant d’atteindre leur maturité afin de préserver leur état lors du transport, ils ne sont alors pas encore rendus à leur plein potentiel en matière de nutriments. À l’opposé, les légumes destinés à la surgélation sont cueillis à maturité, puis surgelés immédiatement. De ce fait, ils sont plus riches en vitamines et contrairement à ce que l’on pourrait croire, leurs valeurs nutritives sont excellentes! Ensuite, il faut savoir que la surgélation à court terme n’altère pas la quantité de nutriments et que les légumes conservent toutes leurs vitamines durant le processus.

3. Les épinards sont très riches en fer.

FAUX

Ce légume vert contient certes du fer, mais pas autant qu’on le pense. La légende du fer dans les épinards est née de la faute de frappe d’une secrétaire, qui multiplia par 10 le taux réel contenu dans les épinards. Passée inaperçue pendant des dizaines d’années, cette erreur donna la naissance du légendaire Popeye le marin ! Malgré tout, les épinards demeurent un des légumes les plus riches en vitamines et minéraux.

4. La pomme de terre fait engraisser.

FAUX

La pomme de terre est un légume très nutritif surtout lorsqu’elle consommée avec la pelure. Par exemple, une pomme de terre moyenne avec sa pelure contient autant de vitamine C que deux pommes, 2 fois plus de potassium qu’une banane et plus de fer qu’une tasse d’épinards crus. Ce qui apporte le plus de calories est davantage les accompagnements de la pomme de terre tels que le beurre, la crème sure ou encore son mode de cuisson (ex. : friture).

5. Frotter l’extrémité d’un concombre enlève l’amertume.

FAUX

La légende veut qu’en frottant le bout du concombre tranché on empêche la « cicatrisation », qui permettrait au jus du concombre, qui contient l’amertume, de s’écouler. Mais comment frotter une seule extrémité peut-elle réduire l’amertume d’un concombre entier ? Aucune étude n’a déterminé que cette technique était fondée.


Redonnez vie à vos légumes

Vous en avez marre du gaspillage alimentaire et, encore plus de devoir racheter des légumes qui, parfois coûtent la peau des fesses ? Il est pourtant facile de donner une seconde vie à vos légumes sans devoir les jeter dans votre bac de compostage. | Par Michel Therrien


La recette est simple, point onéreuse et payante, surtout en cette période où l’on préconise d’éviter les visites trop fréquentes à l’épicerie.

Si vous êtes intéressés à profiter de légumes frais en tout temps (ou presque), il suffit de trois étapes faciles.

  1. Conserver la tige ou le cœur de certains légumes : laitue, oignons verts, ail, poireau, céleri, fenouil ou chou chinois
  2. Trempez la partie blanche de chaque légume dans l’eau (bol, verre, plat selon le légume). Note : pour l’ail, il faut faire suspendre la gousse dans un bol d’eau à l’aide de cure-dents.
  3. Attendre environ deux semaines (ou plus selon le légume) que les repousses se fassent.

Note : le fenouil vous donnera de petites feuilles que vous pourrez utiliser comme fines herbes. L’ail vous procurera des pousses que vous pourrez utiliser à votre guise dans vos salades ou autres.

5 faits sur les fruits et légumes « prêts-à-cuisiner »

On inclut dans la catégorie des fruits et légumes prêts-à-cuisiner ;  les fruits et légumes surgelés, en conserve et frais transformés comme les mélanges de légumes pour sauce à spaghettis et pour soupe, les petites pommes de terre parisiennes ou les carottes râpées. Il s’agit de fruits et légumes qui sont prêts à être mangés ou cuisinés! | Par Le Mouvement J’aime les fruits et légumes et la semaine des fruits et légumes prêts-à-cuisiner!


Variété et qualité à l’année

Été comme hiver, les fruits et légumes prêts-à-cuisiner sont parfaits pour ajouter de la variété à votre alimentation! C’est en garnissant nos assiettes de différents fruits et légumes à tous les jours qu’on s’assure d’aller chercher tous les éléments nutritifs nécessaires au bon fonctionnement du corps. De plus, les fruits et légumes prêts-à-cuisiner sont traités aux petits oignons, ce qui assure une grande qualité de ses produits. Sachez également qu’il s’agit de fruits et légumes de première qualité!

Nutritifs

Les fruits et légumes prêts-à-cuisiner sont ultra-nutritifs! Ils regorgent d’éléments bénéfiques pour soutenir une bonne santé! Saviez-vous qu’en moins 4 heures les fruits et légumes sont récoltés et surgelés? Cela permet de préserver le maximum de leur valeur nutritive!

De leur côté, même si les fruits et légumes en conserve perdent un peu de leur valeur nutritive lors de la mise en conserve, ils demeurent de très bons choix. Encore plus si on opte pour les versions réduites en sodium.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’ajouter des fruits et légumes prêts-à-cuisiner à ses repas et collations est un moyen simple, pratique et délicieux pour optimiser la qualité de notre alimentation.

Anti-gaspillage

La surgélation et la mise en conserve des fruits et légumes prolongent leur durée de vie, cela vous permet donc de limiter le gaspillage à la maison.

Vous avez besoin d’une tasse de brocoli? Ne prenez que la quantité désirée dans le sac de légumes surgelés et replacez le tout au congélo! Même chose pour garnir vos yogourts de mangues sucrées et vos crêpes de délicieuses framboises ou pour cuisiner de bons muffins aux bleuets!

Économiques

Les fruits et légumes en conserve et surgelés sont abordables tout au long de l’année et permettent d’ajouter de la couleur à nos assiettes sans se ruiner! En effet, ces options de fruits et légumes offrent un très bon rapport qualité-prix.

En plus comme on ne retrouve que la portion comestible des fruits et légumes dans les emballages, il n’y a pas de perte…. On consomme 100% du produit que l’on achète!

Il faut savoir que les fruits et légumes frais transformés peuvent afficher un prix plus élevé que leur version fraîche non transformée. Ce coût supplémentaire s’explique par la transformation de ceux-ci. Sachez toutefois que si vos fruits et légumes se gâtent avant que vous n’ayez eu le temps de les cuisiner faute de temps ou d’énergie, opter pour ces alternatives est un choix judicieux.

Pratiques et faciles à utiliser

Il n’y a pas de secret, cuisiner vos repas le plus souvent possible est l’une des clés d’une saine alimentation. Toutefois, le manque de temps est une barrière réelle pour plusieurs personnes. C’est là que les fruits et légumes prêts-à-cuisiner arrivent à la rescousse!

Pas besoin de les laver, de les peler et de les couper, c’est déjà fait pour vous.

Ainsi, avec quelques fruits et légumes surgelés au congélo et des conserves de vos fruits et légumes préférés sur vos étagères, vous ne serez jamais mal pris! En quelques minutes, vous pourrez cuisiner un repas savoureux et nutritif.

Les fruits et légumes frais transformés sont aussi d’une grande aide pour sauver un temps précieux en cuisine. Avec un mélange de légumes prêt à l’emploi, on peut rapidement improviser une délicieuse soupe! Pensons aussi aux betteraves cuites, aux carottes en julienne, aux poireaux émincés ou aux cubes de courges; tous ces beaux légumes permettent de cuisiner une salade rafraichissante ou un succulent sauté en deux temps trois mouvements!

Le petit coup de pouce des fruits et légumes prêts-à-cuisiner pourrait faire la différence pour vous simplifier la vie en cuisine et vous donner envie de cuisiner davantage!

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La tolérance au lactose, une mutation génétique!

Vous avez bien lu, la tolérance au lactose, plutôt que l’intolérance à cette forme de sucre, serait liée à la génétique et aurait permis, il y a des milliers d’années, aux agriculteurs néolithiques européens de faire face à la famine. Zoom sur une mutation génétique fascinante. | Par Hubert Cormier, nutritionniste

Tout d’abord, quelques informations sur ce qu’est le lactose. Le lactose est un sucre naturellement présent dans le lait et les produits laitiers tels que les fromages, la crème glacée, la crème et le yogourt. Pour assurer sa digestion optimale, ce sucre – appelé disaccharide, puisqu’il est composé de deux molécules de sucre simple : un galactose et un glucose – doit être divisé jusqu’à sa plus simple expression à l’aide d’une enzyme. Le corps humain fait donc appel à la lactase, sécrétée par l’intestin, pour scinder le lactose en deux, le rendant ainsi plus digeste. Dans le cas où le corps est  incapable de sécréter une quantité suffisante de lactase, le lactose demeure intact jusque dans le gros intestin où c’est la fête pour les bactéries qui le digèrent. Ces dernières s’en donnent à coeur joie, provoquant moult symptômes : ballonnements, inconforts abdominaux, gaz et diarrhée, entre autres.

Une différence ethnique

Chez l’humain, l’activité de la lactase diminue naturellement de 90 à 95 % au début de l’enfance où le lait maternel et/ou les préparations pour nourrissons constituent la majeure partie de l’alimentation. Cependant, dans certaines parties du monde, on observe une persistance dans la production de lactase jusqu’à l’âge adulte. Ainsi, en Amérique du Nord, seulement 6 à 22 % des individus seraient touchés par une intolérance au lactose, alors qu’en Asie, on parle de 95 à 100 % de la population. Ces changements se reflètent donc possiblement dans les différences ethniques, d’où la possibilité d’une cause génétique.

Des causes génétiques ?

La nutrigénomique est une nouvelle discipline scientifique qui utilise les technologies de génomique modernes pour étudier la relation entre les gènes, la nutrition et la santé. On sait depuis longtemps que certaines personnes réagissent différemment à certains aliments. Par exemple, les gens ayant une intolérance au lactose peuvent souffrir d’inconforts intestinaux à la suite de la consommation de certains produits laitiers, tandis que d’autres peuvent consommer ces produits sans problème. La nutrigénomique nous permet de mieux comprendre comment nos gènes influencent la façon selon laquelle nous répondons aux aliments, aux boissons et aux suppléments que nous consommons. Dans le cas spécifique du lactose, le gène MCM6 serait impliqué. Ce dernier fait partie d’un complexe qui aide à réguler l’expression du gène codant pour l’enzyme lactase (le gène LCT) et qui joue un rôle important dans la scission du lien entre les deux molécules de sucre du lactose. Une variation génétique présente sur ce gène peut donc avoir un impact sur la capacité de l’enzyme à remplir ses fonctions adéquatement, augmentant ainsi le risque d’intolérance au lactose. On peut désormais dépister la présence de ces variations en ayant recours à un test de nutrigénétique.

Une mutation liée à notre histoire

Mais qu’est-ce qui explique vraiment l’évolution de ce gène ? Le professeur d’écologie évolutive à l’Université d’Edimbourg, Jonathan Silvertown, aborde justement ce sujet dans son dernier ouvrage Dîner avec Darwin : Des cavernes aux cuisines, l’évolution de nos assiettes. On y apprend que les premiers agriculteurs néolithiques européens étaient également intolérants au lactose à l’âge adulte, tout comme les habitants d’Asie du Sud-ouest. « Toutefois, une mutation de la persistance de la lactase serait apparue il y a quelque 7500 ans, dans les montagnes du Caucase d’Europe centrale, » peut-on lire dans son livre. Cette mutation se serait ensuite répandue
dans les pays d’Europe du Nord, puis aujourd’hui dans tous les pays dont l’héritage est européen. « Il s’agit de l’un des exemples les plus marquants de sélection naturelle positive chez l’homme. » En effet, à l’époque, être tolérant au lactose représentait alors un avantage exceptionnel en cas de famine ou quand les récoltes faisaient défaut, le lait frais étant un aliment complet. D’un autre côté, cette mutation génétique n’était pas un avantage évolutif aussi important pour les asiatiques, puisqu’ils étaient les inventeurs des procédés de fabrication de yogourt et de fromage. Ces procédés diminuaient la concentration en lactose, leur permettant alors de consommer des produits laitiers, et de profiter de tous leurs bienfaits, sans souffrir d’aucun inconvénient. C’est pourquoi cette mutation ne s’est pas répandue autant dans cette région du monde.

Comment contrôler l’intolérance au lactose?

Lorsqu’un diagnostic d’intolérance au lactose tombe, il importe de trouver son seuil de tolérance individuel. En effet, la majorité des individus touchés digèrent encore une partie du lactose et les symptômes ne sont présents qu’à la suite de l’ingestion d’une quantité importante de ce sucre. Pour trouver son seuil de tolérance, il faut malheureusement faire de nombreuses tentatives d’essais et erreurs. Plusieurs personnes pensent, à tort, qu’ils devraient éliminer complètement les produits laitiers de leur alimentation lorsqu’ils souffrent d’une intolérance au lactose, alors que ce n’est pas du tout le cas. Des études récentes ont montré que la consommation quotidienne de produits laitiers pouvait diminuer d’environ 50 % la sévérité des symptômes.

Les alternatives

  • Produits naturellement faibles en lactose :
    Les produits qui ont subi une fermentation, tels que le yogourt et le fromage, contiennent moins de lactose puisqu’une partie du sucre a déjà été hydrolysée durant le processus de fermentation. Ces produits sont souvent mieux tolérés. Le yogourt grec et les fromages à pâte dure sont de bons choix.
  • Produits sans lactose :
    L’offre de produits « sans lactose » s’est littéralement multipliée ces dernières années. La mention « sans lactose » est mise en évidence sur l’emballage du produit et il suffit d’ouvrir l’oeil à l’épicerie pour les repérer.
  • Substituts végét aux :
    Les boissons de soya, d’avoine et de noix de coco garnissent les tablettes et se déclinent en une multitude de saveurs. Mais attention, seule la boisson de soya enrichie possède des valeurs nutritives similaires au lait de vache, de par sa teneur en protéines et par l’enrichissement en vitamine A et D. Finalement, les faux-mages (fromage végétaux) représentent une alternative intéressante aux fromages réguliers.
  • Préparation de lactase :
    Il existe des capsules de lactase (par exemple Lactaid™) qui peuvent être prises juste avant un repas ou une collation riche en lactose. On retrouve également ce produit en version liquide et prêt à être ajouté à vos boissons contenant du lait comme un bon café au lait.
  • Ne pas avoir le ventre vide :
    Généralement, les personnes intolérantes au lactose auront une meilleure tolérance si le lactose est consommé lors d’un repas.
  • Probiotiques :
    Selon une revue systématique, la prise de probiotiques exercerait une association positive avec la tolérance au lactose. C’est d’ailleurs pour cette raison que les yogourts sont généralement bien tolérés.

Les fruits passent au détecteur de mensonges

Qui n’a pas entendu ou prétendu que manger une banane équivalait à un steak? Mais est-ce vrai? Les mythes liés aux fruits et à leur consommation ne datent pas d’hier. Voici huit affirmations souvent colportées. Nous vous donnons le vrai du faux. | Par Mario Lalancette, directeur stratégie et communications chez AQDFL


Un fruit passé au mélangeur (pour un smoothie) est aussi bon au niveau des fibres que le fruit entier?

FAUX
En effet, de cette manière, on n’obtient pas les mêmes bénéfices que de consommer un fruit frais. Lorsqu’on passe nos fruits (et légumes) au mélangeur, on élimine presque la totalité des fibres alimentaires. La pulpe des fruits n’en contient presque pas non plus. Comme les fibres sont nécessaires pour favoriser un bon transit intestinal.

Il est préférable de consommer les fruits après le repas.

FAUX
Certains croient que manger des fruits au repas, quand l’estomac contient plusieurs aliments, provoque différents problèmes comme des gaz, des ballonnements ou pourrait faire engraisser. Cette hypothèse repose sur le fait que les enzymes digestives seraient moins efficaces lorsqu’on mange différents aliments en même temps, comme les fruits et la viande, ce qui contribuerait à la fermentation des fruits dans l’estomac. Cette théorie farfelue ne s’appuie sur aucune donnée scientifique. En bref, que vous les mangiez avant, après ou pendant le repas, l’important, c’est que les fruits aient une place importante dans votre alimentation puisqu’ils apportent plusieurs bienfaits à la santé.

Une banane équivaut à un steak.

FAUX
La banane et la viande réfèrent à deux groupes d’aliments différents et, par conséquent, ont un profil nutritionnel différent. La banane est riche en glucides et contient plusieurs vitamines. Le bœuf est riche en protéines et renferme plusieurs minéraux. La banane contient environ 1g de protéines par fruit comparativement à environ 28 g de protéines pour une portion de 100 g de viande.

On utilise des fruits et des légumes de moins bonne qualité pour les conserves.

FAUX
Contrairement aux idées reçues, les fruits et légumes utilisés pour les conserves sont cultivés pour cet usage et ne sont donc pas des produits « rejetés ». Une fois cueillis, ils sont rapidement mis en conserve pour préserver un maximum de valeur nutritive.

Le pamplemousse brûle les graisses.

FAUX
Aucun aliment ni pilule n’a le pouvoir de faire fondre les graisses et donc de faire maigrir. C’est plutôt l’ensemble des habitudes alimentaires qui influence le tour de taille. Faites le test…. Versez du jus de pamplemousse sur une livre de beurre !

Les fruits sont riches en sucres.

FAUX
La quantité de glucides d’une portion moyenne de fruits est d’environ 15 à 20 g. Il faut faire la différence entre les sucres naturels présents dans les fruits et les sucres ajoutés par exemple dans les boissons sucrées, les gâteaux et les pâtisseries. Rappelez-vous que les fruits fournissent aussi une foule de vitamines et minéraux, contrairement aux boissons sucrées.

Les fruits et les légumes surgelés sont très nutritifs.

VRAI
Parce qu’ils sont cueillis à pleine maturité et qu’ils sont surgelés extrêmement rapidement, les fruits et légumes surgelés préservent une très bonne valeur nutritive et, en plus, permettent de limiter le gaspillage en n’utilisant que la quantité désirée.

Les fruits et les légumes contiennent trop de pesticides.

FAUX
Les quantités de pesticides tolérées par Santé Canada dans les fruits et les légumes sont de beaucoup inférieures à celles qui pourraient poser un danger pour la santé.  Régis par des normes gouvernementales qui se classent parmi les plus sévères au monde, les modes d’emploi des pesticides doivent préciser les doses et les conditions d’utilisation les plus sécuritaires pour la santé du consommateur. Quant aux agriculteurs, ils sont tenus de respecter ces modes d’emploi. Rappelez-vous : les bénéfices pour la santé d’une alimentation riche en fruits et en légumes sont de beaucoup supérieurs aux risques que représentent les résidus de pesticides.

Vous ne voulez pas prendre de risques?

Lavez vos fruits à grande eau, brossez-les si possible et asséchez-les soigneusement avant de les consommer.
Consommez des fruits et légumes biologiques qui ne contiennent pas de pesticides.


9 trucs pour intégrer vos enfants dans la préparation des repas

Selon l’âge qu’il a, votre enfant pourrait vous assister dans la préparation des repas. En se faisant, vous développerez son initiative, sa créativité et son sens de l’autonomie. Qui sait… un jour, il prépara peut-être le vôtre!


1. Laver les fruits et les légumes en prenant soin de les brosser au besoin

Les enfants adorent l’eau. Pour eux, cette activité ne peut être plus ludique.

2. Trouver les ingrédients dans l’armoire ou le frigo

Donnez-lui une petite liste et il transformera votre demande en véritable chasse aux trésors.

3. Retirer la coquille des œufs durs ou le casser au-dessus de la poêle

Enlever la coquille sans l’échapper et conservant l’œuf intact, c’est digne d’une mission d’espionnage.

4. Faire l’assemblage de son sandwich dans l’ordre qui lui plaira

Offrir à l’enfant de placer les éléments de son sandwich dans l’ordre de son choix, c’est développer sa créativité, lui offrir la possibilité de s’adonner à un chaos contrôlé.

5. Réduire en purée des pommes de terre, du navet ou des carottes

Écraser, c’est la forme la plus ludique de « jouer avec la nourriture ». La seule différence, c’est que ça n’est pas avec les mains!

6. Faire leur faire un mélange dans le but de faire des muffins ou des crêpes

Selon l’âge, on peut impliquer plus ou moins l’enfant. Celui-ci se sentira véritablement investi du rôle de chef cuisinier.

7. Faire couper des fruits pour en faire une salade de fruits ou un smoothie

Au début, l’enfant utilisera un couteau en plastique. Plus vieux, il sera fier d’utiliser un véritable couteau pour couper les fruits. Je suis grand maintenant!!!

8. Rédiger une liste de collation santé qu’il aime manger à l’école

Non seulement cette implication concrète plaira à l’enfant, mais vous assurera qu’il mangera ce qui se trouve dans sa boîte à lunch! Ça, ça vaut un A+!