5 trucs pour faire ses lunchs en télétravail pendant le confinement

Dans le cadre de La Petite Conversation diffusée en direct sur le site le DUX mieux manger, mieux vivre le 7 mai dernier, l’animatrice et ambassadrice du mouvement DUX, Lyne Gosselin, recevait la populaire nutritionniste Geneviève O’Gleman qui, en plus d’être à la tête de savourez.ca, un magazine web dédié au plaisir de manger sainement a publié, en 2019, le populaire livre Les lunchs. Puisque de nombreux travailleurs sont désormais en télétravail, nous avons pensé demander à Geneviève quelques trucs pour s’assurer de continuer de manger sainement à l’heure du lunch.


1. La planification

Le meilleur truc est de ne pas s’y prendre à la dernière minute et de planifier ses lunchs comme on avait l’habitude de le faire lorsqu’on travaillait à l’extérieur. Si le déconfinement commence tranquillement, le télétravail, lui, risque de devenir un mode de vie pour plusieurs travailleurs pour longtemps, sinon pour toujours.

Il vaut donc mieux ne pas décider à la dernière minute ce qu’on veut manger pour dîner (sans compter le temps qu’on prend pour prendre cette décision). Sinon, la pause-lunch sera perdue à cuisiner et non pas à manger et à prendre le temps de se reposer, un temps qui est souvent oublié et qui est souvent aussi, sinon plus important que la période du repas.

Une planification, même simple, nous permettra à la fois de prendre le temps de manger, de nous changer les idées en nous reposant ou en nous aérant les esprits en allant marcher.

Il est donc payant, avant de se rendre à l’épicerie de faire un plan de match sur les ingrédients qu’on désire pour nos soupers et qu’on voudra intégrer dans nos lunchs du lendemain.

2. En faire plus, c’est payant !

En lien avec le premier point, il est donc important de profiter pleinement de la préparation du souper pour planifier son lunch du lendemain midi et même faire des réserves qu’on pourrait mettre au congélateur pour utilisation future.

La façon la plus simple de s’assurer un lunch pour le lendemain demeure de préparer des portions supplémentaires et de faire réchauffer le tout.

Il existe toutefois mille et une façons de redonner vie à un repas de la veille en réutilisant des restes de viande.

  • Qui n’aime pas les grilled-cheese? En plus d’être réconfortants, ils sont super polyvalents. Ajoutez-y un restant de viande cuite: du porc, du poulet ou du bœuf feront aussi bien l’affaire. Et ceux-ci adorent les fruits et autres combinaisons qui pourraient vous permettre le recyclage de la veille. Accompagnez de crudités, vous aurez un lunch très nourrissant.
  • Vous avez mangé des pâtes pour souper?  En matière de dîner rapide, la salade de pâtes est un go-to très intéressant. Poulet, lentilles, thon, œufs durs… un peu de légumes et une vinaigrette, ou simplement de l’huile et du vinaigre ou du jus de citron… tout est bon avec des pâtes! Vous pouvez aussi remplacer les pâtes par du riz ou du couscous et vous aurez un tout nouveau repas!
  • Autre truc du genre : si je préparais un riz asiatique pour souper, j’en ferais cuire plus afin de pouvoir me concocter une salade de riz mexicaine avec boite de conserve de haricots noirs, de maïs et quelques épices tex mex pour mon lunch du lendemain. C’est un truc que j’ai nommé « Coup double » et qui me permet d’avoir deux repas complètement différents (ici avec le riz). C’est simple, rapide et satisfaisant.

3. Profitez d’un frigo généreux

C’est dans ce même esprit que je vous suggère de profiter de ce que votre frigo vous offre.

Première règle : ne jetez rien (ou presque) et pratiquez les règles de base de l’anti-gaspillage alimentaire. Ce qui se retrouve dans le bac de compostage s’y retrouve parce qu’il n’a plus rien à vous offrir.

Deuxième règle : préparez-vous des bases prêtes à manger (du riz cuit, du couscous gonflé, des légumes coupés, des œufs cuits durs, du poulet cuit, etc.).

Elles vous sauveront la vie un midi où vous serez à la course, où il vous manque un ingrédient ou que vous êtes en panne d’idée. Celles-ci vous permettront d’assembler un bol-repas coloré et savoureux en quelques minutes et qui vous permettra réellement de profiter de votre pause du midi.

Il est bien important de varier ses bases chaque semaine afin de conserver de la variété dans les lunchs.

Un truc :
On peut faire cuire ses œufs durs en même temps qu’on fait cuire ses pâtes en prenant en compte qu’un œuf prend 10 minutes à cuire et que, s’il reste dans sa coquille, il se conserve 5 jours au réfrigérateur. Vous pourrez même inscrire la date à laquelle vous l’avez fait bouillir sur la coquille à l’aide d’un crayon marqueur.

4. Payant week-end

Pas besoin de s’éterniser sur les vertus de cuisiner le week-end afin de prendre de l’avance.  Parmi les habitudes à conserver, celle-là en est un excellente.

En ce qui a trait strictement aux lunchs, je suggère la préparation de collations-maison tel des barres tendres, des muffins et des galettes. Cela pourrait aussi être un bon moment, si cela n’a pas été fait, de couper les légumes pour qu’ils soient accessibles en tout temps et les fruits pour en faire une salade de fruits.

5. Savoir bien boire

À la maison ou au travail, les gens ont tendance à faire une surconsommation de café. On oublie souvent que le café est nuisible à la santé, au sommeil et à la concentration, contrairement à ce que l’on en dit.

Il est toutefois très important de bien s’hydrater toute la journée et de prendre des pauses. Durant les dernières années, entrepreneurs et travailleurs ont souvent oublié la valeur du repos. Le confinement nous aura peut-être permis de remettre nos valeurs à la bonne place.

Certains avaient l’habitude d’utiliser une bouteille d’eau au travail. C’est quelque chose qu’on peut continuer de faire à la maison.  Il faut boire entre 6 à 8 verres d’eau par jour. On peut donc se donner des pauses programmées dans notre journée : 2 le matin et 2 ou 3 l’après-midi qui vont nous rappeler de boire.

Autre truc : utiliser cette pause pour se lever et prendre une pause de 5 minutes. Ces pauses sont essentielles dans une journée de travail, surtout qu’on bouge beaucoup moins. Avec le beau temps qui arrive, profitez que vous êtes à la maison, pour ouvrir la porte, prendre une grande bouffée d’air en prenant votre verre d’eau. Votre corps et votre tête vous remercieront… et vous serez beaucoup plus efficace pour vos heures passées devant l’écran.


Poursuivre avec

La Petite Conversation est diffusée en direct tous les mardis et jeudis à 11h sur la page Facebook de DUX mieux manger, mieux vivre. C’est un rendez-vous que vous que vous ne voudrez pas manquer, car vous pourrez poser vos questions en direct à nos experts invités.

5 trucs pour profiter d’un jardin avec des enfants

Dans le cadre de La Petite Conversation diffusée en direct sur le site le DUX mieux manger, mieux vivre le 5 mai dernier, l’animatrice et ambassadrice du mouvement DUX, Lyne Gosselin, recevait Stéphanie Leclerc, formatrice en jardinage éducatif chez Croquarium, un organisme qui contribue au développement et à l’épanouissement de l’enfant par le jardinage éducatif et l’éducation sensorielle au goût. À l’occasion de son passage à La Petite Conversation, Stéphanie Leclerc en a d’ailleurs profité pour suggérer des solutions pour savoir profiter d’un jardin avec sa petite famille. | Par Croquarium


Le succès du jardin ne se trouve pas uniquement dans l’abondance des récoltes. Pour Croquarium, le succès est dans votre capacité à faire du jardin un espace de plaisir, d’apprentissages, d’épanouissement. Lieu dans lequel ensemble vous pourrez vous reconnecter à la nature, à vous-mêmes, et aux autres.

1. Impliquer les enfants dès le début

Susciter leur intérêt dès le départ en les invitant à rêver leur jardin, sans limites. Des ananas dans la cour, du maïs sur le petit balcon? Ce sont là autant d’occasions d’apprentissages utiles, rigolos, profitez de leur créativité et de leur curiosité pour cheminer avec eux vers un plan de jardin réaliste auquel ils auront participé pleinement.

2. Être réaliste

Privilégier un processus positif avec les enfants en explorant les possibilités de votre contexte (espace, disponibilité, ensoleillement, etc.). Un jardin demande du temps et de l’énergie, et si les enfants peuvent y contribuer avec entrain, vous demeurerez le jardinier en chef. Pour que le jardin ne devienne pas une source de stress, respectez vos limites.

3. Assurer l’accessibilité

En plein sol, pensez à pouvoir circuler aisément autour des plans, pour un jardin en pots ou en bacs, assurez-vous qu’ils soient facilement accessibles aux enfants. Penser à votre vie au quotidien, il est primordial que les enfants conservent de l’espace pour bouger, mais aussi que vous ne craigniez pas que leur ballon détruise vos plants. Vous pouvez être créatifs dans la disposition de votre jardin, mais assurez-vous que vous êtes à l’aise que vos enfants l’explorent librement (on évitera peut-être ainsi une culture trop près de la rue, ou trop en hauteur.

4. Respecter le rythme des enfants

Certains enfants plongeront les mains dans la terre et attraperont les insectes ; d’autres refuseront de se salir les mains. Si la curiosité et le plaisir sont des clés dans l’apprentissage, les inviter à nommer leurs goûts et dégoûts (l’odeur, les couleurs, les textures, les bruits, les souvenirs) aidera à établir la confiance nécessaire dans l’apprivoisement de ce nouvel environnement. On ne force pas, on accompagne… et on ne présume de rien quant aux réactions des enfants, ils peuvent être surprenants !

5. Se connecter à sa communauté

Un jardin, c’est aussi l’occasion de s’ouvrir aux autres, même en temps de distanciation. Un coup de fil pour avoir les conseils de grand-maman qui a longtemps jardiné, une question à un voisin doué ou aux employés du centre jardin. C’est aussi une occasion de partager quand les épinards abondent ou qu’on a épuisé nos recettes pour utiliser nos courges ! Selon sa disposition, ce peut même être un lieu qu’on cohabite en temps partagé avec d’autres familles. Votre jardin vous offre plus que des récoltes, profitez-en !

Les trucs DUX jardinage de croquarium

  • Pour faire un jardin, ça prend de la chaleur, de l’eau et du soleil. Il faut donc idéalement installer notre jardin à un endroit où il y a de 6 à 8 heures d’ensoleillement.
  • Mai est le mois où l’on peut commencer à faire pousser les légumes en feuilles comme la laitue, la carotte, la betterave, le radis, la patate, l’oignon et le haricot.
  • Juin est le moi où l’on peut transplanter les plans de tomates, d’aubergine, de courges, de concombre et de poivrons. Il est bien important de s’assurer que le dernier gel a bien eu lieu.
  • Si on décidait de faire son jardin en pot, il faut s’assurer d’un arrosage fréquent. En terre, l’arrosage sera certes moins fréquent, toutefois, il faudra veiller à bien désherber son jardin.

Questions de consommateurs

  • On dit que le mois de mai est un excellent mois pour faire la plantation de légumes et fruits dans notre jardin. J’ai un petit jardin surélevé. Qu’est-ce que je devrais planter à ce moment-ci de l’année pour ne pas manquer mon coup?
  • Je comprends que si mon petit jardin est au soleil seulement en juin et à l’ombre le reste de l’été, je dois privilégier les feuillages. Y a-t-il des légumes qui poussent bien à l’ombre?

Poursuivre avec

La Petite Conversation est diffusée en direct tous les mardis et jeudis à 11h sur la page Facebook de DUX mieux manger, mieux vivre. C’est un rendez-vous que vous que vous ne voudrez pas manquer, car vous pourrez poser vos questions en direct à nos experts invités.

Les fruits passent au détecteur de mensonges

Qui n’a pas entendu ou prétendu que manger une banane équivalait à un steak? Mais est-ce vrai? Les mythes liés aux fruits et à leur consommation ne datent pas d’hier. Voici huit affirmations souvent colportées. Nous vous donnons le vrai du faux. | Par Mario Lalancette, directeur stratégie et communications chez AQDFL


Un fruit passé au mélangeur (pour un smoothie) est aussi bon au niveau des fibres que le fruit entier?

FAUX
En effet, de cette manière, on n’obtient pas les mêmes bénéfices que de consommer un fruit frais. Lorsqu’on passe nos fruits (et légumes) au mélangeur, on élimine presque la totalité des fibres alimentaires. La pulpe des fruits n’en contient presque pas non plus. Comme les fibres sont nécessaires pour favoriser un bon transit intestinal.

Il est préférable de consommer les fruits après le repas.

FAUX
Certains croient que manger des fruits au repas, quand l’estomac contient plusieurs aliments, provoque différents problèmes comme des gaz, des ballonnements ou pourrait faire engraisser. Cette hypothèse repose sur le fait que les enzymes digestives seraient moins efficaces lorsqu’on mange différents aliments en même temps, comme les fruits et la viande, ce qui contribuerait à la fermentation des fruits dans l’estomac. Cette théorie farfelue ne s’appuie sur aucune donnée scientifique. En bref, que vous les mangiez avant, après ou pendant le repas, l’important, c’est que les fruits aient une place importante dans votre alimentation puisqu’ils apportent plusieurs bienfaits à la santé.

Une banane équivaut à un steak.

FAUX
La banane et la viande réfèrent à deux groupes d’aliments différents et, par conséquent, ont un profil nutritionnel différent. La banane est riche en glucides et contient plusieurs vitamines. Le bœuf est riche en protéines et renferme plusieurs minéraux. La banane contient environ 1g de protéines par fruit comparativement à environ 28 g de protéines pour une portion de 100 g de viande.

On utilise des fruits et des légumes de moins bonne qualité pour les conserves.

FAUX
Contrairement aux idées reçues, les fruits et légumes utilisés pour les conserves sont cultivés pour cet usage et ne sont donc pas des produits « rejetés ». Une fois cueillis, ils sont rapidement mis en conserve pour préserver un maximum de valeur nutritive.

Le pamplemousse brûle les graisses.

FAUX
Aucun aliment ni pilule n’a le pouvoir de faire fondre les graisses et donc de faire maigrir. C’est plutôt l’ensemble des habitudes alimentaires qui influence le tour de taille. Faites le test…. Versez du jus de pamplemousse sur une livre de beurre !

Les fruits sont riches en sucres.

FAUX
La quantité de glucides d’une portion moyenne de fruits est d’environ 15 à 20 g. Il faut faire la différence entre les sucres naturels présents dans les fruits et les sucres ajoutés par exemple dans les boissons sucrées, les gâteaux et les pâtisseries. Rappelez-vous que les fruits fournissent aussi une foule de vitamines et minéraux, contrairement aux boissons sucrées.

Les fruits et les légumes surgelés sont très nutritifs.

VRAI
Parce qu’ils sont cueillis à pleine maturité et qu’ils sont surgelés extrêmement rapidement, les fruits et légumes surgelés préservent une très bonne valeur nutritive et, en plus, permettent de limiter le gaspillage en n’utilisant que la quantité désirée.

Les fruits et les légumes contiennent trop de pesticides.

FAUX
Les quantités de pesticides tolérées par Santé Canada dans les fruits et les légumes sont de beaucoup inférieures à celles qui pourraient poser un danger pour la santé.  Régis par des normes gouvernementales qui se classent parmi les plus sévères au monde, les modes d’emploi des pesticides doivent préciser les doses et les conditions d’utilisation les plus sécuritaires pour la santé du consommateur. Quant aux agriculteurs, ils sont tenus de respecter ces modes d’emploi. Rappelez-vous : les bénéfices pour la santé d’une alimentation riche en fruits et en légumes sont de beaucoup supérieurs aux risques que représentent les résidus de pesticides.

Vous ne voulez pas prendre de risques?

Lavez vos fruits à grande eau, brossez-les si possible et asséchez-les soigneusement avant de les consommer.
Consommez des fruits et légumes biologiques qui ne contiennent pas de pesticides.


5 faits colorés sur les fruits et légumes

Dans le cadre de La Petite Conversation diffusée en direct sur le site le DUX mieux manger, mieux vivre le 30 avril dernier, l’animatrice et ambassadrice du mouvement DUX, Lyne Gosselin, recevait Julie DesGroseillers. Connue pour animer des conférences, comme porte-parole du Mouvement J’aime les fruits et légumes et auteure de cinq livres dont La Jungle alimentaire qui paraîtra sous peu, la sympathique nutritionniste a, à nouveau, fait un passage remarqué lors de notre plus récente capsule, lorsqu’elle est venue faire l’apogée des fruits et légumes. Par Julie DesGroseilliers, nutritionniste et porte-parole du Mouvement J’aime les fruits et légumes


Les fruits et légumes représentent notre meilleure police d’assurance santé. Pas étonnant que le nouveau guide alimentaire canadien nous encourage à en faire les vedettes de nos assiettes à chaque repas!

1. Toutes les façons sont bonnes pour croquer des fruits et légumes

Crus ou cuits, frais, surgelés ou en conserves, apprêtés en salades ou en potages, toutes les façons sont bonnes pour croquer des fruits et légumes. L’objectif quotidien : colorer généreusement nos assiettes, pour le plaisir et la santé !

2. Un profil nutritionnel remarquable

Les fruits et légumes sont gorgés d’eau et offrent, pour la plupart, une faible teneur calorique. Ils contiennent de précieuses fibres alimentaires, débordent de vitamines (ex. A, C, K, folate) et de minéraux (ex. magnésium, potassium, fer), en plus de cacher de nombreux composés phytochimiques (ex. caroténoïdes, flavonoïdes).

3. De multiples bienfaits

Les preuves scientifiques sont nombreuses à démontrer que la consommation quotidienne et suffisante de fruits et légumes, combinée à une saine alimentation générale, est particulièrement bénéfique pour la prévention des maladies cardiovasculaires, en plus de contribuer également à limiter le risque de surpoids ou d’obésité, d’hypertension artérielle et de plusieurs cancers.

4. Croquez l’arc-en-ciel!

Rouge, jaune-orangé, vert, bleu-violet et blanc : chaque groupe couleur garantit un large éventail d’éléments nutritifs et protecteurs comme des molécules anticancéreuses et antioxydantes. Pour profiter d’un maximum de plaisir et de bienfaits, savourez-les sous différents coloris chaque jour. À titre d’exemple, le pigment qui donne la belle couleur rouge aux tomates, nommé lycopène, aurait des effets protecteurs contre le cancer de la prostate. De leur côté, les caroténoïdes, abondamment présents dans les légumes jaune orangé, sont reconnus pour leurs effets bénéfiques pour la santé des yeux.

5. Le lavage à l’eau est suffisant

La meilleure façon de retirer un maximum de saletés, de microbes et de résidus de pesticides consiste tout simplement à laver les fruits et légumes sous l’eau courante. Le Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec ne recommande pas l’utilisation de savon ni de produits désinfectants (ex. vinaigre, eau de Javel). Pour les fruits et légumes à peau plus dure ou rugueuse, comme les agrumes, le cantaloup et certains légumes racines, utilisez une petite brosse.

Les truc DUX de Julie

  • Pour manger plus de fruits et légumes, il faut en acheter. Il faut donc penser à faire un arc-en-ciel dans son panier d’épicerie pour obtenir tous les bienfaits. La variété est la clé.
  • Préparer une grosse salade de fruits. Elle peut servir pour le déjeuner, en collation ou comme dessert.
  • Avoir des bacs de légumes préparés prêt-à-manger que l’on prépare dès le retour de l’épicerie. Cela devient un choix facile de collation.
  • Utiliser des fruits congelés comme collation. Les enfants auront l’impression de manger des morceaux de popsicle aux fruits.
  • Avoir le réflexe de bonifier ses recettes avec des légumes.
  • Préparer des salades repas avec des restants du frigo.
  • Utiliser le zeste d’agrumes pour jazzer vos crudités.

Vous trouverez toutes les réponses à ces questions dans la section : Réponses à vos questions.

Poursuivre avec

La Petite Conversation est diffusée en direct tous les mardis et jeudis à 11h sur la page Facebook de DUX mieux manger, mieux vivre. C’est un rendez-vous que vous que vous ne voudrez pas manquer, car vous pourrez poser vos questions en direct à nos experts invités.

9 trucs pour intégrer vos enfants dans la préparation des repas

Selon l’âge qu’il a, votre enfant pourrait vous assister dans la préparation des repas. En se faisant, vous développerez son initiative, sa créativité et son sens de l’autonomie. Qui sait… un jour, il prépara peut-être le vôtre!


1. Laver les fruits et les légumes en prenant soin de les brosser au besoin

Les enfants adorent l’eau. Pour eux, cette activité ne peut être plus ludique.

2. Trouver les ingrédients dans l’armoire ou le frigo

Donnez-lui une petite liste et il transformera votre demande en véritable chasse aux trésors.

3. Retirer la coquille des œufs durs ou le casser au-dessus de la poêle

Enlever la coquille sans l’échapper et conservant l’œuf intact, c’est digne d’une mission d’espionnage.

4. Faire l’assemblage de son sandwich dans l’ordre qui lui plaira

Offrir à l’enfant de placer les éléments de son sandwich dans l’ordre de son choix, c’est développer sa créativité, lui offrir la possibilité de s’adonner à un chaos contrôlé.

5. Réduire en purée des pommes de terre, du navet ou des carottes

Écraser, c’est la forme la plus ludique de « jouer avec la nourriture ». La seule différence, c’est que ça n’est pas avec les mains!

6. Faire leur faire un mélange dans le but de faire des muffins ou des crêpes

Selon l’âge, on peut impliquer plus ou moins l’enfant. Celui-ci se sentira véritablement investi du rôle de chef cuisinier.

7. Faire couper des fruits pour en faire une salade de fruits ou un smoothie

Au début, l’enfant utilisera un couteau en plastique. Plus vieux, il sera fier d’utiliser un véritable couteau pour couper les fruits. Je suis grand maintenant!!!

8. Rédiger une liste de collation santé qu’il aime manger à l’école

Non seulement cette implication concrète plaira à l’enfant, mais vous assurera qu’il mangera ce qui se trouve dans sa boîte à lunch! Ça, ça vaut un A+!

5 conseils pour cuisiner sereinement avec vos enfants

Dans le cadre de La Petite Conversation diffusée en direct sur le site le DUX mieux manger, mieux vivre le 21 avril dernier, l’animatrice et ambassadrice du mouvement DUX, Lyne Gosselin, recevait Karine Desserre-Pezé, directrice générale-fondatrice des ateliers cuisine pour les enfants C’est moi le chef ! Puisque la vocation de C’est moi le chef ! est de transmettre le plaisir de cuisiner et de bien manger aux enfants dès 3 ans par le biais d’ateliers de cuisine, Madame Dessere-Pezé est venue offrir aux parents 5 conseils pour vivre une expérience fantastique en cuisine avec ses enfants.


1. Choisissez le bon moment

Impliquer les enfants en cuisine demande naturellement de l’attention et du temps. Quand vous voulez préparer une recette avec votre p’tit chef, choisissez un moment où vous serez pleinement disponibles et où aucun de vous n’est pressé par le temps. Évitez de lui proposer de cuisiner si son émission préférée est sur le point de débuter ou si vous avez un rendez-vous programmé. Au quotidien, pendant que vous cuisinez, vous pouvez aussi lui confier des tâches plus simples comme passer les tomates cerises sous l’eau, déchirer les feuilles de salade, couper les fines herbes avec une petite paire de ciseaux. Toutes ces petites choses aussi font partie de la cuisine.

2. Laissez votre p’tit chef expérimenter

Pour apprendre, les enfants ont besoin d’utiliser eux-mêmes les ustensiles. C’est l’occasion de leur montrer comment les utiliser de manière sécuritaire. Par exemple, comment utiliser un couteau ou un épluche-légumes sans se couper, ou encore un robot culinaire. Bien sûr, vous vous adapterez en fonction de l’âge et des habiletés de chacun. Gardez néanmoins en tête qu’appuyer sur le bouton du robot est déjà tout une expérience pour un p’tit chef !

3. Confiez-lui des responsabilités

Parcourez ensemble des livres de recettes ou sélectionnez 3-4 recettes et laissez votre p’tit chef choisir la recette que vous allez préparer. Si vous allez ensemble à l’épicerie, proposez-lui de prendre les ingrédients nécessaires dans les rayons. Avant de commencer, encouragez votre enfant à installer avec vous sur le plan de travail tous les ingrédients et les ustensiles dont vous avez besoin. Proposez-lui également de laver les fruits et légumes. À chaque petite étape, soulignez ses actions : il n’en sera que plus fier!

4. Attirez son attention sur les transformations

Il y a de la magie dans la cuisine! Transformer des carottes en carottes râpées, brasser les ingrédients pour préparer une vinaigrette, battre les œufs en neige, faire fondre du chocolat… Les enfants sont émerveillés de voir toutes ces petites ou grandes transformations et impressionnés d’avoir de tels pouvoirs !

5. Encouragez-le à goûter tout au long de la préparation

C’est bien connu : tout a meilleur goût quand on le prépare soi-même. Encouragez donc votre p’tit chef à sentir et à goûter les ingrédients de la recette. Quand il prépare des légumes, proposez-lui de les goûter une fois qu’il les a épluchés, coupés ou râpés. Vous pourriez être surpris par sa réaction.

Quelques idées recettes à préparer en famille

Les enfants aiment particulièrement les mini-bouchées, manipuler les aliments comme s’ils jouaient avec de la pâte à modeler, avoir la possibilité de choisir les ingrédients et utiliser les appareils comme le mélangeur. Voici quelques idées recettes gagnantes à tous coups :

Mes trucs DUX

Exemples de tâches pour les p’tits cuistots débutants :

  • Déchirer la laitue, le chou ou autres aliments
  • Couper les fines herbes avec des ciseaux pour enfant
  • Laver les fruits et légumes
  • Couper de légumes avec un couteau en plastique (oignons, tomates, etc.)
  • Pousser les boutons des robots mélangeurs
  • Faire les étapes de mélanges ou autres avec les mains

Questions de consommateurs

  • À partir de quel âge peut-on commencer à cuisiner avec les enfants?
  • Suis-je mieux de me concentrer avec un enfant ou puis-je inclure tous mes enfants lorsque je veux les inclure en cuisine? Je crains la « cacophonie » dans ma cuisine?
  • Quelle est la recette la plus facile que je puis faire avec mon fils de 5 ans qui n’a jamais fait de cuisine et qui souffre de TDAH?

Poursuivre avec

La Petite Conversation est diffusée en direct tous les mardis et jeudis à 11h sur la page Facebook de DUX mieux manger, mieux vivre. C’est un rendez-vous que vous que vous ne voudrez pas manquer, car vous pourrez poser vos questions en direct à nos experts invités.

5 bases pour débuter en cuisine

Dans le cadre de La Petite Conversation diffusée en direct sur le site le DUX mieux manger, mieux vivre le 16 avril dernier, l’animatrice et ambassadrice du mouvement DUX, Lyne Gosselin, recevait Philippe J. Hétu. Fier de faire la promotion des produits québécois 365 jours par année, le jeune chef est venu partager sa passion pour la cuisine en offrant quelques trucs et bases intéressantes pour cuisiner simplement avec ce qui se trouve dans notre cuisine.


1. Utiliser au maximum les fonds de frigo

Il n’y a pas grand-chose qu’on ne peut pas recycler en cuisine. Il ne faut pas avoir peur de les utiliser. Les brindilles de thym ou la gousse d’ail qui trainent depuis 1 mois peuvent être de bon secours, tout comme ce paquet de carottes molles qui ont été oubliées dans le fond du tiroir à légumes. Le riz pilaf de la veille est réutilisable. Il reste 3 œufs, c’est bien suffisant pour en faire une omelette. Ne laissez pas partir un contenant de yogourt un peu sec et périmé de seulement 2 jours. Il peut servir, tout comme ce fond de confiture un peu louche, mais sans moisissure.

2. Les agents liants sont partout

On peut les retrouver dans le gruau, le chia, le riz, le tapioca, les œufs, si cuisson il y a. Ils peuvent épaissir une soupe, un bouillon, un appareil. TOUT ! Quant à elle, l’huile de coco peut servir à émulsionner un bon bouillon à la coriandre.

Découvrez comment intégrer votre agent liant dans un potage, cliquez ici.

3. La qualité avant la quantité

Toujours utiliser les mêmes instruments de cuisine et bien les connaître changera à jamais votre manière de cuisiner. Il est mieux de posséder de bons instruments que d’en posséder trop. Un bon couteau de chef est un must en cuisine. Un bon poêlon en fonte, c’est la vie !  Un bon batteur-mélangeur n’a pas de prix !

4. Les pelures : ces grandes oubliées !

Les pelures, principalement ceux des légumes racines nous permettent de développer un maximum de saveurs sans devoir ajouter. Bien brossés et nettoyés, rôtis au four, ils sont délicieux. Dans une crème de carotte, laissez les pelures. Vous allez adorer le goût. On fait pareil avec les betteraves, le panais et même avec la pomme de terre, le centre du chou-fleur e le bout non rigide des courgettes !

5. On assaisonne !

Vous vous demandez ce qui manque à votre plat pour qu’il devienne savoureux ? C’est l’assaisonnement. C’est ce qu’il faudrait pour une vinaigrette avec une touche plus acide. Même principe pour un filet de porc pour lui donner du goût et de la couleur. Du jus de lime transformera complètement le goût ordinaire de vos légumes. Une petite cuillerée de moutarde de Dijon dans un velouté de courge vous transportera ailleurs !

En résumé :

L’assaisonnement vous permettra de transformer tout plat ordinaire en plat gastronomique.

Les pelures de légumes racines, vous permettront d’aller un peu plus loin dans des saveurs que vous connaissez tout en évitant le gaspillage alimentaire.

Les agents liants se donnent la main avec toutes les saveurs pour se multiplier.

Utiliser les bons instruments.

Et… le fond de frigo en mode confinement est tellement une belle image de notre NORDICITÉ. Se débrouiller avec ce que l’on a, dans le moment présent.

Poursuivre avec

La Petite Conversation est diffusée en direct tous les mardis et jeudis à 11h sur la page Facebook de DUX mieux manger, mieux vivre. C’est un rendez-vous que vous que vous ne voudrez pas manquer, car vous pourrez poser vos questions en direct à nos experts invités.

Comprendre les étiquettes alimentaires

Sauriez-vous reconnaître les ingrédients qui se trouvent sur les étiquettes des produits que vous consommez ? Une orthographe imprononçable est-elle synonyme de toxicité ? Deux expertes vous éclairent sur la question. | Par Éliane Picard-Deland dtp, msc et Virginie Barrère, phd, de l’institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels (inaf), plateforme sur l’analyse des risques et l’excellence en matière de réglementation alimentaire (parera), fsaa, Université Laval


On entend souvent des médias nous recommander de ne pas manger un aliment transformé dont on ne peut pas reconnaître tous les ingrédients sur la liste. Malheureusement, cette recommandation peut être un peu réductrice et infantilisante pour le consommateur. De plus, il faut se rappeler que les entreprises alimentaires ne font pas qu’à leur tête et doivent respecter certaines exigences !

Des règles strictes

Pour aider les consommateurs à faire des choix alimentaires sains et sûrs, le Canada s’est doté de la Loi sur les aliments et les drogues, qui légifère tous les aspects qui touchent de près ou de loin les aliments. Certaines exigences en matière d’étiquetage s’appliquent à presque tous les produits alimentaires, surtout ce qui concerne la liste des ingrédients. En effet, elle doit absolument inclure tous les ingrédients contenus dans un produit, en ordre décroissant de poids. C’est-à-dire, que l’ingrédient présent en plus grande quantité se trouve au début de la liste. De plus, les constituants des ingrédients sont indiqués entre parenthèses après l’ingrédient. Par exemple, la liste des ingrédients d’un biscuit au chocolat peut contenir : cacao chocolaté (sirop de riz déshydraté, sucre de canne, liqueur de cacao, beurre de cacao, lécithine de soya, extrait de vanille).

Tout est dans l’orthographe

La façon d’écrire un ingrédient est aussi fortement réglementée. Dans le cas où des acides aminés, vitamines ou minéraux nutritifs sont ajoutés, leur nom peut changer selon leur utilité. À titre d’exemple, l’acide ascorbique peut être déclaré « acide ascorbique » ou « vitamine C ». S’il est ajouté à un aliment à titre de vitamine aux fins d’enrichissement, il sera indiqué comme « vitamine C ». En revanche, s’il est ajouté comme additif alimentaire, par exemple, comme agent de conservation, la mention « acide ascorbique » devrait se retrouver dans la liste d’ingrédients et non « vitamine C ». Ça devient mélangeant, non ? Suivant la recommandation de certaines personnes, vous pourriez être tenté de remettre sur la tablette un produit contenant de l’acide ascorbique, alors qu’il s’agit d’une vitamine.

Difficile à prononcer, mais sans danger !

Lécithine : Gras produit par le foie et qu’on retrouve naturellement dans de nombreux aliments, dans les jaunes d’oeufs et le soya.
Diacétate de sodium : Il s’agit en fait d’un vinaigre.
Thiamine : Tout comme la riboflavine (B2), la niacine (B3) et l’acide folique (B9), la thiamine est une vitamine (B1), qui doit absolument être ajoutée aux farines au Canada.
Caroténoïde : Il s’agit d’un pigment orange, qu’on trouve notamment dans les carottes.
Pectine : Il s’agit d’un sucre d’origine végétale, qu’on trouve notamment dans les parois de nombreux fruits et légumes.
Acide sorbique : C’est un acide initialement extrait des baies de sorbier, utilisé comme agent de conservation.
Caséine : Une des protéines du lait, ajoutée à certaines crèmes glacées pour les rendre plus crémeuses.
Maltodextrine : Extrait de l’amidon de blé, de maïs ou de la fécule de pomme de terre, cet additif de la famille des sucres est utilisé comme agent texturisant.

Des ingrédients plus naturels ?

Pour répondre aux demandes du consommateur, plusieurs entreprises ont lancé des produits clean label, un concept marketing, car non réglementé. C’est-à-dire que chaque entreprise choisit sa propre définition de ce qu’est le clean label. De manière générale des produits dont l’étiquette est transparente ; on comprend la méthode de fabrication et tous les ingrédients se trouvant dans le produit. Ici aussi, il faut être vigilant et apprendre quelques notions de base. Ainsi des entreprises vont choisir d’écrire, par exemple, « extrait de céleri de culture » plutôt que « nitrite ». Il faut savoir que le céleri contient naturellement du nitrate, qui se transforme en nitrite et donc remplit les mêmes fonctions.

Les additifs, ça mange quoi en hiver ?

Concernant les additifs alimentaires, qui soulèvent beaucoup d’interrogations, il existe, à ce jour, 15 listes d’additifs autorisés. Les additifs sont classés d’après leur fonction et sont présentés avec leur nom, les parties des aliments dans lesquels on les trouve, l’utilisation et les limites de tolérance. En termes de listes, on trouve notamment la liste des colorants, des agents raffermissants ou des édulcorants autorisés. Le règlement sur les aliments et les drogues indique aussi que tout additif présent dans un produit doit figurer dans au moins une des listes.

Mais comment un additif se retrouve-t-il dans ces listes et dans nos produits ? Si un fabricant souhaite ajouter un nouvel additif (non présent sur les listes) à son produit, il doit faire une demande d’autorisation et attendre une approbation de Santé Canada.

Vers un choix plus éclairé

Il est important et utile de lire la liste des ingrédients. Cela permet de vérifier si un produit contient un ingrédient particulier et de faire des choix éclairés quant aux aliments . Cet outil est également précieux pour les personnes ayant une allergie ou une intolérance alimentaire leur permettant d’éviter certains ingrédients. Dorénavant, lorsque vous lirez la liste d’ingrédients d’un produit que vous souhaitez acheter, gardez en tête que sous un nom compliqué peut se cacher un ingrédient santé.

On garde l’oeil ouvert

Demeurez attentif, puisque vous verrez apparaître dans les prochaines années certaines modifications à l’étiquetage des aliments :

  • Les ingrédients à base de sucres seront tous regroupés entre parenthèses à la suite du mot « Sucres », permettant au consommateur de repérer plus facilement les sources de sucres ajoutés.
  • Les colorants alimentaires seront désignés en utilisant le nom usuel qui leur est propre.

Découvrez les 5 astuces de Julie DesGroseilliers, nutritionniste pour bien comprendre les étiquettes alimentaires, ici

5 moyens de bien lire les étiquettes alimentaires

Dans le cadre de La Petite Conversation diffusée en direct sur le site le DUX mieux manger, mieux vivre le 14 avril dernier, l’animatrice et ambassadrice du mouvement DUX, Lyne Gosselin, recevait Julie DesGroseilliers. Connue pour animer des conférences, porte-parole du Mouvement J’aime les fruits et légumes et auteure de cinq livres dont LA JUNGLE ALIMENTAIRE, comment s’y retrouver qui paraîtra sous peu, la dynamique nutritionniste a tenu a éclairé les consommateurs quant aux moyens de bien lire les étiquettes lorsqu’ils font leurs emplettes. | Par Julie DesGroseilliers, nutritionniste, auteure et conférencière.


Dans un marché aussi compétitif, où plus de 30 000 produits se côtoient dans les supermarchés, les compagnies misent beaucoup sur leur emballage pour se démarquer. Comment bien les comprendre pour mieux acheter?

1. Être critique

Les emballages alimentaires sont des publicités « muettes » mais très efficaces. Beaucoup d’informations y sont présentées, une partie étant obligatoire (ex. liste des ingrédients, tableau de la valeur nutritive) et le reste ajouté volontairement par le fabricant (ex. allégations, logos). Comme l’objectif des emballages est d’attirer notre attention, il importe d’être critique et de chercher à comprendre ce que cache réellement les produits vendus.

2. Scruter attentivement la liste des ingrédients

La liste des ingrédients est la meilleure source d’information pour juger la qualité d’un aliment. Il s’agit du critère de sélection numéro 1. En général, une courte liste d’ingrédients familiers est synonyme d’un choix gagnant, surtout si ce sont des ingrédients que l’on retrouve à la maison.

3. Regarder le tableau de la valeur nutritive

Le tableau de la valeur nutritive nous renseigne sur la teneur calorique de l’aliment et sur sa teneur en 12 nutriments pour une quantité précise (ex. lipides, glucides, sodium). Cette source d’information est intéressante, surtout si on cherche à bonifier ou à limiter certains nutriments de notre alimentation. Une façon efficace et rapide d’interpréter les chiffres d’un tableau de la valeur nutritive est de se référer au % de la valeur quotidienne. Un % de la valeur quotidienne de 5% ou moins signifie que c’est peu (une faible teneur), et un pourcentage de 15% et plus signifie que c’est beaucoup (teneur élevée). Entre les deux, aux alentours de 10%, il s’agit d’une teneur moyenne.

4. Comparer les produits

La qualité des produits varie beaucoup à l’intérieur d’une même catégorie, d’où l’intérêt de comparer quelques produits avant de faire un choix. Par exemple, si certains craquelins commerciaux ne renferment que 3 ingrédients, d’autres peuvent en contenir plus de 35. « Ouvrez l’œil avant la bouche », le meilleur conseil que je puisse vous donner!

5. Prendre les allégations avec un grain de sel

« Source de fibres », « Sans sucre ajouté », « Naturel », « Biologique »… malgré que ces allégations soient véridiques (et très vendeuses!), elles ne nous renseignent pas sur la qualité globale de l’aliment. Ce n’est pas parce qu’un aliment est affiché sans sucre ajouté et biologique qu’il ne peut pas être gras, salé et pauvre en fibres alimentaires. Mieux vaut se référer à la liste des ingrédients et au tableau de la valeur nutritive pour juger la qualité d’un produit.

Questions de consommateurs :

  • Pour la vitamine K , elle n’est pas juste dans légumes verts comment et où peut-on savoir ?
  • Comment choisir des plaisirs gourmands bon pour la santé?

Poursuivre avec

La Petite Conversation est diffusée en direct tous les mardis et jeudis à 11h sur la page Facebook de DUX mieux manger, mieux vivre. C’est un rendez-vous que vous que vous ne voudrez pas manquer, car vous pourrez poser vos questions en direct à nos experts invités.

5 recettes pour cuisiner les protéines végétales

Dans le cadre de La Petite Conversation diffusée en direct sur le site le DUX mieux manger, mieux vivre le 9 avril dernier, l’animatrice et ambassadrice du mouvement DUX, Lyne Gosselin, recevait le pince-sans-rire Jean-Philippe Cyr. Fidèle à lui-même, le chef a su partager son amour pour la cuisine végétalienne avec la passion et l’humour qu’on lui connait. Il en a profité pour proposer des recettes et des trucs qui s’adressent autant aux adeptes du véganisme qu’aux néophytes.


1- Tofu général tao

C’est ma recette la plus populaire. Elle permet d’habituer les gens avec la texture du tofu. Il suffit de le couper en cube et de l’enrober de fécule de maïs. On le fait ensuite revenir dans un peu d’huile et le tour est joué. Cette technique crée une pellicule croustillante autour du tofu qui donne l’impression du poulet rôti. Il s’agit ensuite de l’incorporer dans un tofu général tao ou un tofu style au beurre.

Découvrez la recette de Jean-Philippe ici.

2- Sauce à spaghetti au tofu

Si on veut convaincre sa famille de manger du tofu, il faut proposer des plats familiers. Pourquoi ne pas hacher le tofu ferme avec un robot culinaire ou en très petits morceaux avec un couteau et l’utiliser en remplacement de la viande dans votre sauce à spaghetti, par exemple. Votre famille n’y verra que du feu !

Dans une sauce à spaghetti, ce n’est pas la viande qui donne le goût, mais bien les assaisonnements. Il suffit d’utiliser sa recette habituelle, de remplacer toute la viande par du tofu (ou encore de faire un moitié-moitié pour s’habituer).

Il est bien important de faire en sorte que le tofu soit « haché » pour donner l’apparence de viande hachée. En guise de remplacement, il est aussi possible d’utiliser des protéines végétales texturées comme le Haché Végétal de Vegeat par exemple.

Découvrez la recette de Jean-Philippe ici.

3- Pâté chinois aux lentilles

Au lieu du « Steak, blé d’Inde, patates » de Thérèse de La P’tite Vie, ça devient « Lentilles, blé d’Inde, patates ». Pour lui donner du goût, il faut faire revenir les lentilles avec des oignons, des champignons, un peu de sauce soya, une goutte de sirop d’érable et de la levure alimentaire.

Note de jean-philippe :

La levure alimentaire est un condiment principalement utilisé par les véganes parce que riche en vitamines B12, mais principalement parce que ça donne un petit goût de parmesan.

4- Parmentier de lentilles

Ce n’est pas un secret. Les légumineuses sont une excellente source de protéines végétales et de fibres. Encore faut-il savoir les apprêter ! Je suggère de les utiliser en remplacement de la viande hachée dans un pâté chinois ou d’un hachis parmentier, par exemple. On fait revenir les lentilles avec des champignons, des oignons et des épices pour en rehausser le goût.

Découvrez la recette de Jean-Philippe ici.

5- Chili végétarien

La cuisine mexicaine ou tex mex est assez facile à « véganiser », car elle utilise déjà beaucoup les légumineuses.

Un bon chili aux haricots noirs est facile à réaliser. Encore une fois ici, on pourra remplacer la viande hachée par du tofu ou encore des protéines végétales texturées comme le Haché Végétal.

Découvrez notre recette de chili végétarien ici.

À savoir :

Sur le tempeh

Le tempeh fait partie de la famille du tofu. Il s’agit d’une galette faite à partir de fèves de soya fermentées. Riche en protéines et en fibre, le tempeh a un goût unique, c’est le moins qu’on puisse dire. Son arôme rappelle celle du parmesan. Il est préférable de le faire pocher dans un liquide et de l’assaisonner généreusement avec de la sauce soya, du sirop d’érable et de la fumée liquide pour ne pas effrayer les gens !

Sur le tofu

Le tofu se garde très longtemps. Son avantage est que, lorsqu’il n’est plus bon à la consommation, il sent très mauvais. On ne peut pas se tromper !

Tofu vs. Protéines végétales texturées

J’ai tendance à choisir le tofu puisqu’il est riche en calcium et en protéines et qu’il ne contient pas de cholestérol. C’est mon aliment de prédilection. Les protéines végétales texturées sont un bon choix si on veut un choix de protéine différent. Il contient moins de calcium, mais tout autant protéiné. Pour remplacer la viande, on peut donc utiliser, au choix, du tofu des lentilles, des protéines végétales texturées ou du tempeh.

Les trucs de jean-philippe

– Lorsqu’on commence à changer de régime (devenir végétarien ou végétalien), il faut une période d’adaptation. On peut commencer par un ou deux repas par semaine pour que le corps s’habitue (aux légumineuses, par exemple) . C’est une question d’équilibre. Je propose aussi de commencer par « véganiser » les recettes les plus populaires de de la famille et de les adapter en intégrant le tofu, par exemple.

– Quand on choisit notre tofu, il faut le prendre le plus ferme possible, un peu comme la texture d’un fromage mozzarella ou cheddar. Il faut le toucher. S’il est trop mou, il va se défaire dans la recette. On utilise le tofu « mou » dans les smoothies, dans les desserts ou dans nos sauces lisses.

– Il est tout à fait possible de congeler et de réchauffer nos recettes faites avec du tofu.

Questions de consommateurs :

  • Doit-on faire bouillir le tempeh qu’on achète congelé ?

Poursuivre avec

La Petite Conversation est diffusée en direct tous les mardis et jeudis à 11h sur la page Facebook de DUX mieux manger, mieux vivre. C’est un rendez-vous que vous que vous ne voudrez pas manquer, car vous pourrez poser vos questions en direct à nos experts invités.