7 comportements à prévilégier pour le travail à distance

Dans le cadre de La Petite Conversation diffusée en direct sur le site le DUX mieux manger, mieux vivre le 7 avril dernier, l’animatrice et ambassadrice du mouvement DUX, Lyne Gosselin, recevait la très populaire nutritionniste Isabelle Huot qui était invitée à venir suggérer des comportements à privilégier durant cette période d’isolement où la plupart de nos habitudes sont chamboulées.


1. L’importance de conserver une routine alimentaire

Bien qu’on puisse avoir l’impression de se sentir en vacances (télétravail, arrêt de travail temporaire ou autre), il importe de conserver une routine quant aux repas :

  • Déjeuner à 8h
  • Diner à midi
  • Souper vers 18h à table en famille (voir la NOTE D’ISABELLE)
  • Une prise de collations à toutes les 2 ou 3 heures

En période d’isolement, il est certes plus facile d’être en mode vacances tous les jours. Si, avant le confinement, vous aviez l’habitude de prendre un verre de vin les jeudis, vendredis et samedis, conserver cette habitude en se rappelant, par exemple, qu’une portion de vin raisonnable est de 5oz par jour.

Par ailleurs, on n’oublie pas les règles du Guide alimentaire canadien en ce qui a trait à une assiette équilibrée pour nos repas:  ½ en légume, ¼ en produits céréaliers ou féculents, et ¼ en protéines.

NOTE D’ISABELLE : Prendre les repas en familles sans distraction

On le dit souvent, mais ce n’est pas une bonne idée de prendre ses repas devant la télévision (les « mauvaises » nouvelles dans le moment) ou avec des appareils électroniques. Pendant qu’on mange, on veut avoir une relation positive avec les aliments. Les mauvaises nouvelles peuvent jouer avec l’alimentation soit en la coupant ou en mangeant par anxiété. Cela peut faire en sorte que l’on mange au-delà de son appétit réel.

2. Être à l’écouter de ses signaux internes de faim et de satiété

Il s’agit d’un exercice qui consiste à évaluer sa faim de 1 à 10 avant chaque repas. Ce n’est pas un exercice toujours facile à faire, mais il nous évite de trop manger. On peut refaire l’exercice après le repas :

  • Ais-je mangé trop vite?
  • Est-ce que je me sens trop plein?
  • Comment est-ce que je me sens?

Pour nous aider, on peut remplir le quiz jecoutemafaim.ca. Celui-ci nous permet de découvrir quel type de mangeur nous sommes. On peut également faire cet exercice avec les enfants en se rendant sur le site monéquilibe.ca. Cela leur permet à les aider à être attentifs à leurs signaux et mieux comprendre leur faim.

3. Cuisiner davantage

Puisqu’on peut avoir plus de temps à la maison et qu’on veut éviter de sortir pour aller à l’épicerie, pourquoi ne pas commencer à cuisiner et essayer des recettes ?

C’est le moment d’apprendre à cuisiner les bases comme le pain ou encore pour faire ses propres barres tendres et toutes ses collations. Cuisiner peut devenir un passe-temps qui peut, du coup, nous donner le droit à l’erreur,

4. Changer sa perception des aliments

Il faut cesser les pensées négatives en lien avec l’alimentation du genre « Je vais engraisser » ou « Je suis nul ».

Il faut savoir faire de la restructuration cognitive.

Par exemple, au lieu de se culpabiliser parce qu’on aurait mangé du chocolat, on se dit heureux d’avoir mangé du chocolat parce que ça nous fait du bien, parce que ça nous rappelle un bon souvenir. Il faut retrouver le plaisir dans nos actions.

5. Prendre un moment pour soi

Dans sa journée, il est important de prendre un vrai 30 minutes pour soi et qui nous fait du bien. Il peut s’agir d’une séance de yoga, d’une marche, de prendre un bain, de lecture ou de se faire un soin.

Cette période pour soi est importante, car il est important de pouvoir se retrouver durant une période où l’on vit 24h sur 24 avec les mêmes personnes.

6. Faire de l’exercice tous les jours

Selon votre âge et votre cardio, il existe de nombreux outils pour bouger chez soi : Cardio plein-air propose des capsules hebdomadaires gratuites, Énergie Cardio ou encore Josée Lavigueur. Avec le beau temps qui arrive, courir à l’extérieur peut être une autre option. https://cardiopleinair.ca/blogue/

7. Dormir suffisamment

Il est prouvé qu’un manque de sommeil va générer un besoin de fringales. Ça va jouer sur les hormones de satiétés. Il faut donc bien dormir.

Questions de consommateurs :

Comme nous sommes maintenant tout le temps à la maison, serions-nous à revoir nos portions de collations?

Quelle quantité de chocolat devrais-je manger par jour pour me faire plaisir?

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Les légumineuses 101 par Geneviève O’gleman

Dans le cadre de la petite conversation diffusée en direct sur le site le dux mieux manger, mieux vivre le 31 mars dernier, l’animatrice et ambassadrice du mouvement dux, Lyne Gosselin, recevait la populaire nutritionniste geneviève o’gleman qui est actuellement à la tête de Savourez. Ça, un magazine web dédié au plaisir de manger sainement. À cette occasion, les deux passionnées de l’alimentation ont répondu aux questions des consommateurs désireux d’en connaître davantage au sujet des légumineuses.


Les légumineuses sont une source de protéine vraiment intéressante et polyvalente. Toutefois, Geneviève O’Gleman précise que lorsqu’on commence à les consommer, il faut y aller avec modération. « L’intégration des légumineuses dans l’alimentation est doit se faire graduellement car elles sont quand même assez difficiles à digérer. Il faut donc habituer notre corps à en manger. » 

La petite lentille, sans cuisson

Afin d’intégrer les légumineuses dans l’alimentation de manière simple, la nutritionniste suggère l’utilisation de la petite lentille. « C’est mon choix préféré car elle s’intègre très bien dans nos recettes de base comme un pâté chinois, dans une casserole ou un plat en sauce. En plus, on n’a pas besoin de la faire tremper si on l’a cuit dans notre repas. Ma recette pour l’intégrer est une « polpette » ou l’on mixte viande et lentilles. On mélange à ça avec nos épices italiennes et on ajoute une sauce italienne. » 

Des moitié-moitié payants

À cela, elle suggère d’ailleurs de ne pas hésiter de faire des moitié-moitié avec la quantité de viande. « Avec le pâté chinois, par exemple, on coupe la moitié de viande hachée et on remplace par des lentilles. »  

Parmi les recettes dans lesquels on peut intégrer des légumineuses, Geneviève O’Gleman nomme : 

  • Soupe repas poulet et pois chiche ; 
  • Soupe aux légumes à laquelle on rajouter des haricots rouges ; 
  • Salade de couscous : couscous, pois chiche, légumes et huile d’olive (tout à fait parfaite pour s’adapter au télétravail; 
  • Salade mexicaine : riz, haricots noirs, pois chiche, maïs, épice cajun et les légumes qui restent de votre frigo.

3 choses à savoir sur les légumineuses en conserve  

  • Dès l’ouverture, on les met dans un tamis et on les rince avec de l’eau. Pourquoi? On veut enlever la mousse, la fine pellicule et le gluant qui s’accumule dans la boite.
  • L’avantage d’utiliser des légumes en conserve est qu’il n’est pas nécessaire de les cuire. 
  • Les légumineuses en converse sont de bons produits transformés. En plus d’être de très bons dépanneurs, ils sont pratiques, peu coûteux et se conservent longtemps.   

2 choses à savoir sur les légumineuses sèches

  • Il important de bien suivre la méthode inscrite sur l’emballage. Celle-ci va varier d’une légumineuse à l’autre (en général en raison de sa grosseur). 
  • On doit les faire tremper, on rince l’eau de trempage et on les fait cuire par la suite. Cette solution pratique et économique prend, toutefois, quelques heures de cuisson. 

Mon truc DUX par Geneviève O’gleman

  • Une fois cuites, les légumineuses peuvent être congelées
  • Congeler vos légumineuses dans des bacs à glaçons pour ajouter une portion de protéine à vos soupes-repas rapidement.  

Bref, les légumineuses s’invitent plus que jamais dans nos plats traditionnels. Offrez à votre créativité une chance de leur faire une place de choix. 

QUESTIONS DES CONSOMMATEURS :

  • Est-ce qu’on peut congeler du tofu ?
  • Avec quelle légumineuse devrait-on débuter pour ceux et celles qui n’en aurait jamais manger?

POURSUIVRE AVEC

5 recettes vide-frigo à faire pendant la pandémie

Dans le cadre de La Petite Conversation diffusée en direct sur le site le DUX mieux manger, mieux vivre le 2 avril dernier, l’animatrice et ambassadrice du mouvement DUX, Lyne Gosselin, recevait la chef colorée Mélanie Marchand. Fidèle à son habitude la chef a fait preuve d’un enthousiasme peu commun pour offrir cinq recettes et ses trucs vide-frigo pendant cette période où, plus que jamais, il faut savoir utiliser pleinement tout ce qui se retrouve dans notre réfrigérateur pour éviter les visites superflues à l’épicerie.


1. Recette facile pour faire une vinaigrette

125 ml (1/2 tasse) d’huile (olive, cameline, canola, avocat…)
60 ml (1/4 tasse) vinaigre (vin blanc, de cidre, de noix, de framboise…)
30 ml (2c. à soupe) d’échalote verte ou française ciselés finement
5 ml (1c. à thé) de sirop d’érable (pour y ajouter un petit goût de sucré bien de chez nous !)
Sel et poivre

Note de Mélanie :
Plus votre huile est de bonne qualité, meilleure sera votre vinaigrette.

Variantes :

  • Ajouter 1 à 2 c. à thé de pâte de curry et du lait de coco pour une version thaïe.
  • Ajouter 1c. à soupe de moutarde de Dijon et des câpres pour une version française.
  • Ajouter ½ tasse de restant de soupe (crème de carotte, de tomates..) ou un fond d’humus pour une version du moment.

2. Recette à partir de restes de féculents (arancini vite fait)

500- 750 ml (2-3 tasses) de restants de couscous cuit
1 œuf
125 ml (1/2 tasse) de fromage râpé

Mélanger tous les ingrédients. Former des boulettes ou des galettes. Faire cuire à grande friture ou au four. Servir en burger, en sauce ou accompagner de légumes cuits.

Autre utilisation pour les restes de féculents :

Utiliser vos restants de couscous, quinoa et riz comme chapelure ou panure pour vos viandes, tofus ou légumes. Cela leur donnera une nouvelle texture et un goût différent. Voilà une belle façon d’oublier le souper d’hier.

3. Des idées de recette qui ne font pas patate !

Il vous reste des patates pilées. Voilà une belle base pour faire des cakes ou des croquettes. Selon ce que vous avez sous la main, il s’agit d’ajouter du poisson, du crabe, du thon en conserve, des fèves noires ou des herbes fraiches. Trempez-les dans une chapelure (peut-être celle réalisée avec vos féculents –voir point 2- , de la panure panko, des graines de sésame, etc. Faites ensuite cuire jusqu’à ce que le tout soit croustillant. Accompagnés de sauce tartare, vous aurez un repas délicieux !

Variantes :

  • Ajoutez des échalotes vertes et du fromage râpé. Cuisez le tout dans une poêle antiadhésive avec un peu d’huile jusqu’à croustillant. Retournez. Cuisez encore quelques minutes et accompagnez le tout de champignons grillés, des tranches de saumon fumé ou un œuf poché.
  • Si vous désirez une version plus épaisse et crémeuse, ajoutez à une vinaigrette ou une sauce.

4. Un hummus réinventé

Allongez un fond d’humus avec de l’eau de cuisson de pâtes et transformez en sauce vite faite. Assaisonnez de jus de citron, de sel et de poivre pour donner du goût.

Variantes :

  • Ajoutez des morceaux de tomate, de concombre et des herbes fraiches pour une version méditerranéenne.
  • Ajoutez du cacao et vous aurez une tartine sucrée hyper protéinée et délicieuse pour y tremper vos fruits.

Notes de Mélanie :

Ces préparations d’humus peuvent remplacer la mayonnaise dans un sandwich ou la sauce sur une pizza et peuvent servir de garniture sur un poisson ou donner de la texture et du goût rapidement à une vinaigrette.

5. Sirops et infusions aux fruits mous

Portez à ébullition 1 tasse d’eau et 1 tasse de sucre avec les queues de fraises et vos épluchures de betteraves. Laissez infuser jusqu’à ce que le sirop soit à la température ambiante. Filtrez et conservez au frais. Vous pourrez utiliser le tout pour faire des mocktails savoureux cet été ou encore pour imbiber un gâteau sec ou de vieux biscuits.

Infusez vos épluchures de fruits dans de l’eau bouillante. Ajoutez des herbes fraiches et dégustez tout en relaxant. Ajouter du gingembre frais râpé, du poivre de Cayenne pour donner un goût plus prononcé.

Les 3 lois de Mélanie pour profiter de son frigo au max !

  • Utiliser de préférence des contenants transparents pour conserver vos restants ou aliments. Il sera ainsi plus facile de ne pas oublier ce qu’il y a à l’intérieur.
  • Faire le ménage dans votre frigo une fois semaine : facilite l’inventaire, évite les pertes et améliore l’hygiène de réfrigérateur. Ne pas hésiter à mettre les aliments périssables bien à la vue.
  • Toujours avoir un sac hermétique pour récupérer les épluchures de légumes et les légumes moins beaux pour un bouillon (base de cuisine essentielle pour une cuisine savoureuse) lorsque l’on cuisine (ça vous évitera de jeter ou de mettre dans le bac brun trop rapidement !).

Le truc DUX de Mélanie

Pour profiter du citron :

  • Râpez-le au complet et laissez-le sécher naturellement sur le comptoir pendant un jour ou deux. Lorsque séché, mettez-le dans un contenant hermétique comme vos épices. Vous pourrez l’utiliser pour donner du goût à un morceau de poisson ou à une sauce.
  • Conservez le jus dans des cubes de glace
  • Conservez les demi-citrons utilisés pour vos bouillons. Ils ajouteront un goût frais.

Poursuivre avec

La Petite Conversation est diffusée en direct tous les mardis et jeudis à 11h sur la page Facebook de DUX mieux manger, mieux vivre. C’est un rendez-vous que vous que vous ne voudrez pas manquer, car vous pourrez poser vos questions en direct à nos experts invités.

5 astuces vide-frigo

Qu’est-ce qu’on mange, maman? Il n’y a plus rien dans le frigo! Panique? Non! Voici cinq astuces qui vous permettront de préparer un repas astucieux sans devoir commander de la pizza!


1 – Les pommes de terre à la rescousse

Vous pensiez mettre vos pommes de terre dans le bac de compostage parce qu’elles commençaient à germer? Minute! Vous pouvez encore les recycler. Selon qu’il vous reste un sachet de sauce, du fromage, un reste de bacon ou du jambon ou encore un reste de céleri et quelques épices, vous pourrez vous concocter un gratin, une salade de patates ou une même poutine maison avec des frites fraîches.

2 – Récupérez tous vos légumes

Votre tiroir à légumes regorge de restant de légumes variés? Il serait si facile de créer un nourrissant potage que vous pourrez aromatiser avec les herbes qui arrivent en fin de vie dans votre frigo ou simplement utiliser des épices sèches. Il fait trop chaud pour une soupe chaude, un gaspacho s’imposera de lui-même! Si vous aviez des restes de viandes, des crevettes ou du tofu, un sauté pourrait être tout aussi délicieux!

3 – Un verre de vitamines

Tout comme les légumes, les fruits peuvent profiter d’une nouvelle vie. Une quantité suffisante pourra vous permettre de faire un excellent smoothie vitaminé. Sinon, incorporez-les dans  bol de crème glacée à la vanille en y ajoutant des feuilles de menthe fraîches et un coulis de crème de cassis. Un régal!

4 – Œuf atout

Il ne vous reste que trois ou quatre œufs, un oignon, un peu de fromage et un légume dans votre frigo? L’omelette est toujours une solution gagnante et nutritive qui vous évitera d’avoir à quitter la maison.

5 – On a toujours du riz

Même quand il ne reste plus rien, il reste toujours du riz et un peu de bouillon dans un racoin d’armoire. Et si le hasard voulait qu’il vous reste des champignons (même en boîte) et un peu de parmesan, vous pourriez faire un délicieux risotto. Sinon, le riz frit demeure une alternative possible.

Légumineuse, une protéine alternative et peu coûteuse!

En cette période de pandémie, les légumineuses sont rapidement devenues un choix populaire auprès des consommateurs désireux de faire des provisions se conservant longtemps, peu coûteux et possédant des propriétés nutritives intéressantes. Avant de les utiliser, les consommateurs devraient être aux faits de certaines réalités scientifiques importants lorsqu’on les consomme. Martin Lemire, nutritionniste et cofondateur du mouvement DUX Mieux manger, Mieux vivre fait le tour de la question.


Pourquoi est-ce important de varier ses sources de protéines végétales, notamment quand on consomme des légumineuses? 

Les sources végétales ne contiennent pas toutes les mêmes sortes de protéines, et il est essentiel de s’assurer de pouvoir compléter les forces et les faiblesses de chacune.     

Dans une même journée par exemple, les consommateurs de légumineuses doivent s’assurer de consommer également des sources céréalières, pour ainsi proposer au corps humain une combinaison parfaite de matériaux pour la construction et la réparation de ses cellules.   

Comme pour construire un mur de brique, il est nécessaire d’avoir la bonne quantité et proportion des briques et de mortier.  Trop de briques ou de mortier ne sert à rien.  Ainsi, les sources végétales de protéines, comme les briques et le mortier, présentent généralement une faiblesse en ne contenant pas assez d’une ou l’autre de ses composantes.   

Pour les consommateurs de légumineuses, la complémentarité des sources ne pose généralement aucun problème car les sources de protéines céréalières sont assez courantes et accessibles tout au long de la journée. On peut penser au pain, au riz, aux pâtes et aux céréales à déjeuner. Toutefois, l’inverse n’est pas aussi évident, dans la mesure où les « mangeurs de céréales »  n’ont pas toujours la consommation facile (soyons francs!) quand vient le temps d’intégrer des légumineuses.  Heureusement, les sources de légumineuses sont assez variées, et chacun peut y trouver son compte en essayant différentes choses.  Pas nécessaire de tout aimer, mais donnons-nous le temps d’essayer et de nous laisser surprendre.  

Cette situation n’est pas la même pour les protéines de sources animales, qui elles contiennent de manière naturelle un bon équilibre de ses composantes. Juste assez de briques et juste assez de mortier.  C’est sans doute ici l’un des plus grands avantages des adeptes du flexitarisme, qui s’offrent ainsi une sorte de police d’assurance « tranquillité d’esprit à zéro déductible » en matière de protéines!  

Portion recommandée de légumineuses :  

¾ tasse (175 ml) de légumineuses  
¾ tasse (175 ml) ou 175 g de tofu  
(175ml = environ une balle de tennis comme volume)  

Pour en savoir un peu plus :  

Ce besoin de « compagnonnage » des sources végétales peut aussi se faire avec des sources animales, en incluant par exemple des morceaux de poulet, de viande ou même de poisson à votre soupe de légumineuses, ou en les incorporant à votre menu dans la journée.  Vous remarquerez que certains professionnels vont suggérer de compléter les protéines dans un même repas, alors que d’autres vont dire qu’il n’est pas nécessaire que ce soit au même repas, et que l’on peut très bien compenser au cours d’une même journée. La raison est simple : l’évolution de la recherche permet de croire qu’il n’est pas si utile de vouloir absolument jouer avec les compléments au même repas, contrairement à ce qui a été enseigné jusqu’au début des années 2000 dans les universités.   

La notion de complémentarité est à l’origine du vocabulaire « protéine complète » et « protéine incomplète ». Les protéines dites incomplètes doivent se regrouper entres elles de manière spécifique pour pouvoir offrir au corps humain ce dont il a besoin, alors que les protéines dites complètes sont totalement autonomes et contiennent elles-mêmes toutes les composantes requises à l’organisme.  

Quelles protéines sont complètes et quelles ne le sont pas?   

Dans la très grande majorité du temps, on dira que les protéines d’origine animale sont « complètes », alors que celles de sources végétales sont « incomplètes ».  Cette distinction s’explique par la composition même des protéines, qui sont des assemblages d’acides aminés.  Ces acides aminés sont bien connus des scientifiques, et on en compte 20 différents.  Parmi ces 20, il y en a qui sont dit « essentiels », et d’autres « non-essentiels ».  Comme vous pouvez vous en douter, les protéines qui contiendront tous les acides aminés essentiels seront considérés comme complètes, alors que les protéines qui présenteront une faiblesse à propos de un ou de plusieurs acides aminés essentiels seront considérées comme incomplètes.   

Acides aminés essentiels vs non essentiels… pourquoi? 

Un acide aminé essentiel est un acide aminé que le corps humain n’a pas la capacité de produire pour lui-même, ou peut le faire mais en quantité insuffisante, rendant ainsi important à retrouver dans son alimentation. Les autres acides aminés, dits non essentiels, sont en fait des acides aminés qui peuvent au besoin être synthétisés par le corps humain à partir d’autres composantes à sa disposition, provenant principalement des acides aminés essentiels.  

Dans le cas des légumineuses, il est reconnu que ses protéines sont pauvres en deux acides aminés essentiels (Isoleucine et Tryptophane), mais riches en d’autres acides aminés essentiels, comme la Lysine et la Méthionine.  Les protéines des céréales sont quant à elles pauvres en Lysine et en Méthionine, mais riches en Isoleucine et en Leucine.).  Ainsi, la consommation des deux familles alimentaires (légumineuses et céréales), dans une même journée, rendra votre petit maçon intérieur pleinement satisfait… avec toutes les briques et le mortier requis pour une fondation solide.   

La liste des acides aminés reconnus pour le corps humain, avec des indications sur ceux qui sont essentiels (*,**,***,****)   (tu peux enlever les abréviations à 3 lettres)  

  • Alanine                 Ala          
  • Arginine               Arg *,**   
  • Asparagine         Asn         
  • Aspartate            Asp         
  • Cystéine              Cys  *        
  • Glutamate           Glu          
  • Glutamine           Gln *,**                   
  • Glycine                 Gly *                        
  • Histidine              His ***  
  • Isoleucine           Ile ***   
  • Leucine                 Leu ***                 
  • Lysine                    Lys ***, ****               
  • Méthionine        Met      
  • Phénylalanine   Phe      
  • Proline                 Pro *                         
  • Sérine                   Ser                          
  • Thréonine           Thr ***,**** 
  • Tryptophane      Trp ***  
  • Tyrosine               Tyr   *       
  • Valine                   Val ***                   

Le guide alimentaire canadien en bref

En janvier 2019, les Canadiens ont découvert le nouveau Guide Alimentaire canadien. Voici un rappel de ses neufs grands principes.


  1. Mangez des légumes et des fruits en abondance, des aliments faits de grains entiers et des aliments protéinés. Optez plus souvent pour des aliments protéinés d’origine végétale.
  2. Faites de l’eau votre boisson de choix.
  3. Limitez les aliments hautement transformés. Si vous les choisissez, mangez-en moins souvent et en petite quantité.
  4. Utilisez les étiquettes des aliments pour faire des choix éclairés.
  5. Restez vigilant face au marketing alimentaire.
  6. Prenez conscience de vos habitudes alimentaires.
  7. Cuisinez plus souvent.
  8. Savourez vos aliments.
  9. Prenez vos repas en bonne compagnie.

Et vous l’avez-vous intégré dans votre alimentation ? N’hésitez pas à partagez vos commentaires sur le sujet avec nous à info@programmedux.com.

5 façons faciles pour bouger chez soi

Votre gym est fermé pendant la quarantaine. La course et le vélo, ce n’est pas votre truc ? Vous n’êtes pas seul ! Sachez qu’il est possible de s’activer et d’obtenir les résultats souhaités sans avoir à quitter la maison. Voici cinq propositions pour adapter votre activité physique à vos goûts et vos besoins pour se tenir en forme dans le confort de son foyer. | Par Marjolaine Jetté


Être zen en un clic!

Que vous soyez novice ou expérimenté, Mon Yoga Virtuel s’adresse à tous. Il y a 125 vidéos en banque et des nouveautés hebdomadaires. On peut sélectionner en fonction du type de yoga (plus de 15 styles offerts), du professeur (des yogis d’ici et d’ailleurs), de la durée souhaitée et du niveau de difficulté. Il n’y a plus d’excuse pour ne pas avoir votre moment zen quotidien! Le yoga sur chaise (à faire au bureau), le yoga fitness (pour se dépasser) et le Qi Gong (plus lent avec exercices respiratoires) sont au menu. Abonnez-vous ou téléchargez les vidéos choisies pour les regarder où vous voulez. Profitez de leur offre de sept jours d’essai gratuit sur https://monyogavirtuel.com/.

Internet, une mer de découvertes!

La section Vidéos de Google et les sites de visionnement tels que YouTube regorgent de capsules gratuites. Elles sont de qualité variable, mais aussi de durée variable, ce qui est génial quand on veut un exercice adapté à notre horaire. Vous y trouverez du stretching matinal à l’entraînement plus intensif de type HIIT (High intensity interval training). Vous trouverez ce que vous cherchez en quelques clics ! Faites aussi de la danse et de la Zumba, ou faites essayer des vidéos créées pour faire bouger les enfants. On y retrouve aussi de courtes capsules montrant comment bien effectuer une multitude de mouvements. Découvrez, entre autres, Tone It Up. Il propose un programme quotidien gratuit sur la plage avec des exercices très accrocheurs.

Jouer ou s’entraîner?

Les consoles de jeux vidéo peuvent vous aider à bouger, seul ou en famille. Si vous avez une Wii, une Xbox ou une PlayStation qui ramassent la poussière, il est temps de les ressortir. Vous pourrez vous procurer un des jeux actifs disponibles par dizaines sur le marché. Zumba, danse, yoga, boxe, baseball, golf ou arts martiaux, vous passerez des heures à bouger sans même vous en rendre compte ! Un avantage non négligeable est que cette méthode d’entraînement peut être adaptée à tous les groupes d’âge. Même les personnes âgées peuvent s’y adonner et maintenir leurs aptitudes physiques.

Entraîneur privé à domicile

Les bons vieux DVD d’exercices conviennent encore à plusieurs. On choisit le style d’entraînement qui nous convient ou un professeur connu. Ensuite, on suit les vidéos au rythme suggéré. Vendus un peu partout à des prix intéressants, ces DVD vous donnent accès à un grand éventail de choix. Essayez Absolument yoga avec Sylvie Tremblay ou encore Kilo Cardio avec Josée Lavigueur. Vous retrouverez aussi des DVD pour vous étirer, vous raffermir, travailler votre cardio, danser sur des rythmes country, etc. Le marché international (souvent en anglais seulement) regorge aussi de programmes d’exercices d’intensité variable disponibles en ligne. Ceux de Jillian Michaels et d’autres programmes plus exigeants comme le T25 workout et le P90x sont populaires.

Un gym virtuel

Vous manquez de discipline pour aller dans une salle d’entraînement après le travail ?  Il existe plusieurs type de gym en ligne. On se connecte dès qu’on a un peu de temps. On choisit parmi une grande diversité de vidéos en ligne. On peut y trouver de tout. On profite de toute la flexibilité que nous offre cette plateforme en ligne. C’est-à-dire diversité, entraîneurs reconnus et certifiés, conseils en entraînement et nutrition. Allez à votre rythme en débutant avec l’essai gratuit jusqu’au 30 mars 2020. mongymenligne.com

Ces cinq moyens de bouger sont parfaits pour tous.  Ils s’adressent autant pour la maman en congé de maternité que pour la femme d’affaires à l’horaire chargé ou celle qui amorce sa retraite. On peut bouger avec les enfants et même faire des exercices en couple. L’achat de quelques équipements d’entraînement peut parfois s’avérer nécessaire. Souvent on peut se débrouiller avec ce qu’on a à la maison.

Les gras de cuisson : tous égaux ?

Nécessaires dans les recettes pour la cuisson, les corps gras apportent également un goût spécifique aux plats cuisinés. Mais sont-ils tous égaux lorsqu’on les chauffe? Et sur le plan nutritionnel, quelles sont les différences? | Par Eve Godin, nutritionniste


Gras 101

Les matières grasses se composent d’un mélange de trois types de gras : saturés, monoinsaturés et polyinsaturés. La répartition de ces derniers détermine la résistance à la chaleur, donc à la cuisson. Les produits avec des taux de gras monoinsaturés élevés (huile de canola, d’olive, etc.) ont habituellement un taux de fumée élevé les rendant propices à la friture et aux cuissons à haute température. D’un autre côté, les gras polyinsaturés (huile de maïs, de tournesol, de soya, etc.), connus pour leurs effets bénéfiques sur le cœur, sont plus fragiles aux variations de température. Les points de fumée des huiles riches en gras polyinsaturés varient beaucoup. Certaines possèdent un point élevé ce qui les rend optimales pour la cuisson. Il faut également jeter un œil sur la quantité de gras saturés dans les produits utilisés. Les gras saturés riment avec « mauvais gras », gras qui causent des effets néfastes sur notre santé cardiovasculaire. Habituellement, les matières solides sont riches en gras saturés (beurre, huile de palme, etc.).

Le beurre

S’il donne bon goût aux aliments, le beurre n’est pas le corps gras de prédilection en cuisson. Il a tendance à noircir rapidement lorsqu’il est chauffé entraînant la formation de radicaux libres. Il peut toutefois être incorporé dans des préparations chaudes comme les sauces. Il peut aussi être incorporé en pâtisserie sans inconvénients et pertes de nutriments. Il n’est pas rare de voir les chefs dorer une viande dans l’huile et le beurre à la fois. L’huile abaisse le point de fumée du beurre qui noircit alors moins rapidement tout en conférant son goût unique à la recette.

La margarine

Tout comme le beurre, la margarine ne devrait pas être un corps gras à privilégier pour les cuissons. Cela même si elle possède moins de gras saturés que le beurre (même quantité de calories). Son fort contenu en eau (et encore plus élevé dans le cas des margarines légères) entraîne une réaction qui, au final, comme pour le beurre, crée la formation de radicaux libres. Ces derniers sont des composés instables qui luttent en permanence contre les antioxydants. Ils peuvent mener à l’apparition de certaines maladies comme le cancer et les maladies cardiovasculaires.


Et si on démêlait les huiles?

Les huiles de pépins de raisin, de tournesol, d’arachide, de maïs et de carthame ont des points de fumée élevés. Cela les rend intéressant pour la cuisson. Toutefois, elles renferment des quantités élevées d’oméga-6 (un gras de la classe des polyinsaturés) que nous surconsommons dans notre alimentation. Mieux vaut opter pour l’huile de canola et l’huile d’olive. Avec leur ratio en gras monoinsaturés élevé et leur point de fumée élevé, sont idéales pour la cuisson à la poêle ou au four.

Découvertes et nouveautés

Le beurre clarifié. On inclut à cela le Beurre à cuisson de l’Académie culinaire nouvellement apparu sur nos tablettes. Il s’agit de beurre auquel on a retiré le petit lait. Il a l’avantage d’être sans lactose et est idéal pour la cuisson car il ne brûle pas. Il renferme tout le goût du beurre, sans les inconvénients associés à l’amertume qui se développe en le chauffant trop. Les Indiens utilisent depuis toujours ce même produit connu toutefois sous le nom de ghee (ou ghî).

Le beurre de cacao (ex. : de marque Mycryo). Il est très apprécié des grands chefs. Il s’agit du beurre de cacao transformé en poudre. Cette matière grasse 100 % végétale résiste parfaitement aux températures de cuisson élevées. Il peut être utilisée dans de nombreux types de cuisson comme pour les sautés, le wok et le barbecue. Le produit est coûteux (environ 20 $ les 550 g). Il se trouve seulement dans certains points de vente. Pour l’utiliser, il faut enrober les produits (viande, légumes ou poisson) d’une fine couche de beurre de cacao. Il faut ensuite cuire les aliments dans une poêle chaude, sans ajout d’une autre matière grasse.

L’huile de coco ou beurre de coco.  Il est solide à la température de la pièce à cause de son contenu élevé en gras saturés. Les sportifs y voient un intérêt, car cette huile aurait des effets positifs sur le cycle de transformation des gras. Cela permettrait de conserver les réserves de glycogène plus longtemps, améliorant les performances. Toutefois, le corps s’adapte après quelque temps et les effets finissent par s’estomper. Cela se solde par une accumulation de gras comme avec les autres huiles. Pour ajouter un petit goût de coco à vos plats, utilisez ce produit comme le beurre ou l’huile.

Le gras de canard se situe entre le beurre et l’huile d’olive pour sa composition en gras. Il n’est pas comparable à l’huile d’olive pour ses effets positifs sur le cœur. Il peut toutefois très bien être utilisé à l’occasion, car il confère un goût unique aux aliments. Contrairement au beurre, son point de fumée est élevé; son utilisation est donc plus adéquate pour la cuisson.

Que penser des huiles en vaporisateur?

Elles sont une excellente initiative si on tente de surveiller son poids. Une petite quantité est suffisante pour couvrir une poêle, ce qui réduit considérablement la quantité de calories et de gras.

Les corps gras sont des sources élevées de calories. Le Guide alimentaire canadien recommande d’ailleurs de limiter sa consommation à de petites quantités. On parle de 30 à 45 ml (2 à 3 c. à soupe) par jour de gras insaturés, incluant les huiles utilisées pour la cuisson, les vinaigrettes, la margarine et la mayonnaise. Les huiles de canola et d’olive demeurent les meilleurs choix pour la cuisson.

Changer fréquemment de régime, est-ce dangereux ?

Les gens ont parfois tendance à faire subir à leur organisme des régimes souvent stricts. On a qu’à penser au régime paléo, au régime crudivore ou à un régime de détoxification à base de jus de végétaux. Daniel Crisafi, ND.A, PH.D et directeur de la clinique PH Santé Beauté répond à nos questions sur les changements de régimes.


Pourquoi changeons-nous si souvent de régime?

« Les changements alimentaires étaient monnaie courante dû aux changements de saison. C’est parce que la variété alimentaire était, jusqu’à récemment tout le moins, limitée à ce qui était disponible localement. Au Québec, le régime alimentaire pouvait varier de façon appréciable. En hiver, hormis les pommes, les gens consommaient peu de fruits frais et seuls les légumes racines étaient disponibles. De plus, la consommation de grains pouvait aussi varier. Ils remplaçaient le blé par le sarrasin ou l’orge lorsque les réserves de ce dernier étaient épuisées. Les gens variaient donc leur régime en fonction des saisons. Selon certains chercheurs, ces modifications alimentaires avaient pour effet de réduire les risques de développer des allergies alimentaires. »

Aujourd’hui, nous ne sommes plus limités aux aliments de saison, ni aux aliments locaux. Pourquoi avons-nous alors tendance à changer notre façon de nous alimenter fréquemment?

« Nous sommes maintenant motivés par la nouveauté et non la nécessité, par l’émotion plutôt que la raison. Le régime de la nécessité a laissé la place au régime à la mode. L’un des coupables est évidement l’accès à l’information et l’autre est l’accès à la variété alimentaire. L’adoption de divers régimes alimentaires à la mode peut, en effet, causer des torts importants à ceux qui les suivent. C’est surtout le cas lorsque cela ne se fait pas sous la supervision d’un professionnel de la santé. »

Quels sont les torts liés à ces changements drastiques?

« Qu’il s’agisse d’un régime d’exclusion (sans gluten, sans produits laitiers, etc.), d’un régime amaigrissant (régime cétogène ou paléolithique) ou simplement d’un régime tendance (végétalisme ou végétarisme), il y a des désavantages potentiels importants donc la carence. En règle générale, ces régimes comportent l’exclusion ou la négation d’aliments auxquels nous nous sommes habitués. Or, il n’est pas toujours facile de remplacer ceux-ci de façon à combler le manque nutritionnel causé par leur exclusion. On sait très bien ce que l’on veut éviter, mais comment vat-on le remplacer ? »

Que devons-nous faire alors?

« N’adoptez pas un régime alimentaire simplement parce qu’il est populaire. Nous sommes à l’ère d’Internet. Informez-vous auprès des sites (ou avec des livres) qui en font l’éloge, tout comme ceux qui le critiquent. Cela vous permettra de pouvoir prendre une décision objective. Surtout, choisissez des références fiables. Ne changez pas de régime au gré des nouvelles tendances. Si, après avoir bien fait vos recherches, vous adoptez un régime particulier, gardez-le plusieurs mois afin d’en évaluer les bienfaits. Informez-vous auprès d’un professionnel de la santé afin de déterminer si un régime vous est adapté ou non. Si le régime est entrepris pour corriger des problèmes de santé, il devrait l’être avec le soutien d’un professionnel. Ne faites pas du régime alimentaire que vous adoptez une religion. Cela pourrait vous inciter à prendre des décisions davantage émotives et à fermer les yeux sur les opinions d’experts et les recherches scientifiques. Il y a donc plusieurs questions à se poser avant d’entamer un régime strict, C’est surtout le cas si votre motivation est l’obtention de résultats rapides. Dans ce cas, y a fort à parier que c’est votre santé qui en paiera le prix. »

Pour vous aider, la nutritionniste Cynthia Marcotte a diffusé sur YouTube des comptes rendus au sujet de plusieurs diètes qu’elle a elle-même testées et analysées d’un point de vue professionnel. La pertinence de sa websérie lui a d’ailleurs valu un prix Grands Prix DUX en 2019, dans la catégorie Communications. https://www.youtube.com/channel/UC4CRti9PwiRaZhDrzH4iezg

Les superaliments

Les superaliments ont la cote. Ils inondent les fils d’actualité des médias sociaux – que ce soit en garnitures sur les smoothies, pour agrémenter les bols nourrissants ou bien encore ornementant les salades. On les retrouve littéralement partout. Ces aliments tant convoités en raison de leurs « pouvoirs » dits supérieurs aux aliments plus traditionnels en valent-ils réellement le coup ? Alors que plusieurs personnes ne jurent que par ceux-ci, faisons la lumière sur ce sujet chaud. | Par Hubert Cormier, nutritionniste


Tout comme dans l’univers des vêtements, l’alimentation s’accompagne de modes. Les consommateurs étant constamment à la recherche des produits aux auras santé, les superaliments comblent ce créneau à merveille. Depuis plusieurs années, ils se succèdent les uns les autres. On peut penser aux graines de chia, chanvre, sirop d’agave, baies de goji, chou kale, spiruline, etc. Mais que sait-on au juste sur leurs pseudo-bénéfices ?

Quels sont leurs effets sur la santé?

Parfois, si l’on se fie uniquement aux faits rapportés par les différents médias, les études semblent très nombreuses et irréprochables. Prenons le curcuma qui, par exemple, est au cœur de milliers d’études scientifiques. À lui seul, ce nombre frappant nous incite à croire que cette épice a des bienfaits hors du commun.

Toutefois, beaucoup d’études ont exploré les composés à très fortes doses dans des conditions in vitro. Ces études sont souvent réalisées en éprouvettes. Ces expériences puissent s’avérer concluantes pour certains chercheurs. Toutefois, les quantités étudiées ne se rapprochent pas de notre réalité, loin de là. La transposition de ces résultats à l’homme n’a pas de quoi vous inciter à sortir votre portefeuille. Même si le curcuma ne procure pas tous les mérites qu’on lui attribue parfois à tort, rien ne vous empêche d’en intégrer à vos plats pour la saveur et la couleur que cette épice ajoute.

Fonctionnent-ils réellement?

Ce fait est indéniable. La science a prouvé qu’une alimentation riche en fruits et légumes peut réduire le risque de développer certains cancers. Par contre, il n’existe pas suffisamment de preuves scientifiques pour affirmer que la consommation de graines de chia, de curcuma ou encore de baies de goji contribuerait significativement à l’obtention d’une meilleure santé. Ces aliments apportent leur lot de nutriments. Ils ne sont pas plus miraculeux que tout le reste. Après tout, les baies de goji sont des fruits séchés au même titre que les raisins secs.

Bombardés d’information

À cette ère où l’information abonde de partout, il faut faire preuve de sens critique lorsque nous sommes exposés à des informations nutritionnelles qui influenceront potentiellement nos choix alimentaires. Il ne faut pas compter sur deux ou trois superaliments pour nous garder en santé. Par exemple, si vous buvez tous les matins un grand verre de smoothie vert à base de chou Kale et que vous mangez de la malbouffe lors des repas suivants, le chou kale aura très peu d’impact sur votre santé, mise à part sa contribution à votre apport quotidien en légumes. Par contre, la consommation de superaliments peut vous sensibiliser à manger santé. Ça peut vous motiver à changer quelques mauvaises habitudes et vous inciter à augmenter votre consommation de fruits et légumes.

La santé de votre portefeuille

Les sommes dépensées pour retrouver des superaliments dans nos assiettes sont parfois astronomiques. Par exemple, la baie de goji coûte environ 45$/kilogramme. Ce fruit n’a rien à envier aux petits fruits d’ici. En effet, ceux-ci s’accompagnent également de leur lot de nutriments. Le bleuet est bourré d’antioxydants. La fraise renferme de la vitamine C. es framboises sont notamment reconnues pour leur apport considérable en fibres. Gardez en tête qu’il ne faut pas manger les aliments pour leur nutriment de prédominance. L’ensemble des éléments nutritifs qu’ils contiennent contribuera à votre état de santé globale. On parle alors de densité nutritionnelle. Voilà pourquoi les aliments doivent être considérés comme un tout, sans isoler leurs nutriments.

Trop, c’est comme pas assez

La société contemporaine nous incite constamment à découvrir des nouveautés en matière de nourriture. À la recherche des aliments les plus gourmands, les plus équitables, les plus nutritifs, biologiques, etc. On peut vite s’y perdre. Sans omettre la confusion qu’entraîne l’abondance d’informations nutritionnelles issues de sources parfois douteuses.

Or, une saine alimentation repose sur des principes à la fois simples et fondamentaux. Mangez beaucoup de fruits et légumes. Misez sur les grains entiers, intégrez le poisson ou d’autres sources de protéines maigres à chaque repas. Consommez des produits laitiers et privilégiez les aliments peu transformés. Évidemment, pour certains, cette recette paraitra simpliste et bien moins alléchante que les miracles que promettent les superaliments hors de prix.

En conclusion, misez sur l’équilibre et la variété dans votre assiette. Consommez les aliments pour le plaisir gustatif qu’ils procurent et non pas uniquement pour leur valeur nutritive.