Carburer comme un athlète

Pour certains, adopter un mode de vie sain et s’entraîner comme un athlète peut sembler une montagne. Catherine Naulleau, nutritionniste sportive et de performance pour le Comité olympique canadien, croit qu’il suffit d’être attentif à ce que l’on mange pour maintenir une santé optimale et carburer tout au long de la journée. Incursion dans les coulisses d’une alimentation de haut niveau. | Par Charline-Ève Pilon

Catherine Naulleau travaille auprès d’athlètes canadiens depuis plus de dix ans. Son rôle auprès du Comité Olympique est d’offrir un support nutritionnel aux athlètes et aux entraineurs et de préparer l’aspect nutritionnel. Ainsi, elle agit sur différents niveaux de performance, notamment l’aspect médical en travaillant de près avec les médecins de l’équipe de mission. Elle s’occupe aussi de la logistique pour les salons des athlètes et du personnel et prépare le cargo en conséquence.

Je dois connaitre la cafétéria des Jeux, le menu et l’alimentation aux sites de compétitions, précise-t-elle. Il faut commencer deux ans à l’avance, prendre contact avec les différents sports et nutritionnistes qui travaillent avec les athlètes et connaitre leurs besoins. Plusieurs athlètes ont des allergies graves, il faut le savoir à l’avance.

Côtoyer les hautes sphères de l’entraînement

Dans  le cadre de son travail, Mme Naulleau planifie la nutrition des athlètes qu’elle suit en fonction du sport qu’ils pratiquent, les moments de l’entrainement et leurs objectifs : perte de poids, augmentation de la masse maigre, maintien du poids. Elle se fie au calendrier de compétitions et prévoit les suivis nécessaires.

L’aspect compétition est très différent de l’aspect entrainement indique-t-elle. « Ça implique les voyages, le sommeil et une alimentation qui sera très différente. À la base, on essaie de faire plusieurs essais avant que les compétitions commencent pour s’assurer que ça passe bien. Il est aussi important que les athlètes apportent le maximum de nourriture qui leur rappelle la maison et qui aura un impact positif sur leurs performances. Trop d’athlètes s’en vont en Europe ou en Asie et n’ont pas prévu le coup. Du poisson sec et du riz pour déjeuner, ça ne fait l’affaire de tout le monde! »

Ce qui prime lorsqu’elle bâtit le plan alimentaire d’un athlète, ce sont ses préférences.  Elle doit savoir ce qu’il ou elle aime manger et ne rien leur imposer de nouveau dans les premiers instants car ils ne suivront pas les recommandations. « Il faut aussi leur expliquer que nous ne sommes pas des policiers, mais bien des intervenants qui peuvent aider à optimiser leurs performances. En nutrition et avec les athlètes, il y a toujours place à l’optimisation! Il faut faire constamment de l’éducation de base même avec les plus grands médaillés. »

Régime d’athlète à la maison

Il existe plusieurs différences physiologiques entre une personne qui s’entraîne de façon régulière, mais légère, et qu’un athlète. Notamment en ce qui a trait à la dépense énergétique et les besoins calorifiques.

« Un athlète de haut niveau aura une grande dépense énergétique et une composition corporelle comprenant peu de graisses et plus de masse maigre. Ils sont aussi tellement entraînés qu’ils sont de meilleurs bruleurs de graisses que les gens moins en forme. Pour un même effort, une personne qui nage 1heure aura dépensé plus de glycogène (réserves de glucides stockés dans les muscles) et sera bien plus fatiguée que l’athlète d’élite qui nage elle aussi 1heure pendant laquelle elle aura brûlé plus de graisses que de glycogène, et pour qui l’entrainement sera très facile. »

Bien que les athlètes aient une alimentation précise et calculée selon leurs besoins, Mme Naulleau est d’avis que tout le monde peut réussir à retirer le maximum d’énergie dans son quotidien s’ils observent quelques règles de base. « Il ne faut jamais négliger les trois repas par jour, particulièrement le diner. On peut s’en sortir en déjeunant très peu ou très tard. Par contre, si on saute le diner, on est cuit! »

Aussi, selon la professionnelle, un repas optimal doit toujours combiner des protéines et des glucides. Par exemple, le matin : toast, beurre d’amande, banane, jus d’orange, café ; gruau avec petits fruits, lait, sirop d’érable, beurre d’amande ou d’arachide et 1 œuf cuit dur. « Pour les collations, on optera aussi pour une combinaison de glucides et protéines, l’objectif est de ne jamais arriver au diner complètement affamé, ce que trop de personnes font encore : amandes et fruits, yogourt grec et raisins frais, pomme et fromage, etc. »

Pour le diner, il ne faut jamais négliger les glucides, indique Mme Naulleau. « Trop de gens mangent une salade avec du poulet ce qui n’est pas suffisant. De nos jours, les glucides sont considérés comme du poison, mais s’en priver résulte souvent en des rages de sucres en après-midi. Donc ajouter du riz, couscous, quinoa ou des pâtes ne nuira en rien si cela fait en sorte que l’on se sente plus rassasié. »

Sans oublier le café, lui non plus n’est pas un poison et plusieurs études démontrent qu’il est important d’intégrer le café à son quotidien. « Comme il est stimulant, je recommande souvent 2 à 3 cafés par jour. Mais attention à ce qu’on y rajoute, car c’est souvent cela qui devient moins bon! »

Un petit plus

Pour une production d’énergie soutenue et pour favoriser votre endurance, la poudre effervescente Energex d’Adrien Gagnon peut s’avérer être une bonne option. Plusieurs saveurs naturelles sont offertes et il suffit de diluer le contenu du tube dans une bouteille d’eau.

Bien se nourrir quand on fait du sport

Selon les études scientifiques, il existe une grande différence entre la performance sportive d’un individu qui s’alimente de manière équilibrée et variée et celle d’un individu qui ne s’en préoccupe pas. Il a aussi été démontré que la nourriture consommée par ceux qui pratiquent une activité physique modérée d’une durée d’une heure, avant, pendant et après l’entrainement a un impact sur le niveau d’énergie, la vitesse de récupération et l’atteinte de résultats. | Alyssa Fontaine, nutritionniste, Dt.P, Superviseure des opérations en nutrition chez Nautilus Plus

Bien des gens ne mangent pas suffisamment avant l’entraînement ou consomment des aliments qui ne permettent pas d’optimiser leur performance. Il faut donc favoriser les aliments qui se digèrent facilement et les consommer selon les quantités recommandées afin de fournir l’énergie nécessaire pour soutenir les athlètes pendant toute la durée de l’activité. Ces choix alimentaires permettront de prévenir les étourdissements, les malaises gastro-intestinaux et les crampes.

Quand l’entraînement est dans plus de deux heures, il est conseillé de manger de bonnes quantités de glucides (pâtes, pain, riz, gruau, fruits) et de protéines (lait, yogourt, volaille, poisson, viande, tofu). Cependant, dans l’heure qui précède l’entraînement, il faut diminuer l’apport en protéines et favoriser une consommation de glucides.

Exemple : Alimentation pré-entraînement (activité modérée d’une heure)

Pour optimiser l’entraînement, il est important d’éviter la déshydratation, qui cause, entre autres, de la fatigue et des maux de tête. Il est fortement recommandé de boire deux tasses d’eau dans les deux heures qui précèdent l’activité.

L’importance de l’hydratation


Pendant une séance d’entraînement d’une heure, il n’est pas nécessaire de manger, mais il faut bien s’hydrater. Lorsque la soif se fait ressentir, il est trop tard ; vous êtes déjà déshydraté. Les recommandations d’apport en eau pour une séance d’entraînement de plus de 30 minutes sont une demie  à une tasse d’eau toutes les 15 à 20 minutes. Il est conseillé de boire de petites gorgées à la fois pour éviter des inconforts intestinaux.

Les boissons énergétiques comme le Gatorade, qui contiennent des glucides (énergie) et des électrolytes (sodium et potassium), ne devraient être consommées que dans les cas où l’activité est intense, dure plus d’une heure, génère une transpiration abondante, ou encore, s’effectue dans des conditions climatiques chaudes et humides.

Alimentation post-entraînement


Une bonne alimentation après l’entraînement favorise la récupération. De plus, elle stimule et accélère le gain de masse musculaire. Le corps a besoin de protéines pour réparer les muscles en plus de glucides pour refaire ses réserves d’énergie. Voilà pourquoi, si vous ne prenez pas un repas dans les deux heures qui suivent l’entraînement, vous devez manger une collation riche en protéines et en glucides dans les 30 minutes suivant votre séance.

Exemples de collations post-entraînement

  • ½ tasse de yogourt grec aux fruits
  • 1 barre tendre avec 30 g de fromage
  • 200 ml de lait au chocolat

Il est aussi recommandé de boire deux tasses d’eau après l’entraînement pour se réhydrater. Le meilleur indicateur d’une hydratation adéquate est la couleur de l’urine, qui devrait paraître jaune pâle.

Alcool et entraînement : un mélange à éviter

L’alcool est un diurétique qui engendre une déshydratation rapide. Celle-ci peut réduire les performances sportives de 10 %.

Le foie
Lorsque le foie est occupé à désintoxiquer le corps de l’alcool, il ne peut accomplir d’autres fonctions comme contribuer à la réparation musculaire et au renouvellement des réserves énergétiques.

Sommeil
L’alcool perturbe le cycle de sommeil naturel au détriment de la récupération.

Hormones
La consommation d’alcool réduit les niveaux de testostérone et des hormones de croissance, qui s’avèrent, toutes les deux, essentielles à la récupération et au gain de masse musculaire.

Trois astuces futées pour bien manger sur le grill

Par l’équipe des diététistes des Producteurs laitiers du Canada

L’été est arrivé, et la saison du barbecue bat son plein. C’est enfin le temps de profiter des petits plaisirs estivaux. Le soleil brille, les repas partagés sur la terrasse se multiplient, l’odeur de la viande grillée émane des barbecues avoisinants et les soirées se prolongent jusqu’à la noirceur. Incontournable en saison estivale, la cuisson sur le gril nous offre un large éventail de possibilités. Voici quelques astuces qui vous permettront d’ajouter de la nouveauté au menu. Régal assuré!

Bar à brochettes

Grâce à leur simplicité et à leur convivialité, les brochettes constituent le choix par excellence pour se rassembler autour d’un bon repas. De plus, elles conviennent parfaitement aux légumes, qui, bien que souvent négligés, ont sans contredit leur place sur le barbecue. D’ailleurs, il est possible de faire des brochettes uniquement composées de légumes pour accompagner vos brochettes de viande, de poisson ou de tofu, par exemple. Vous n’avez qu’à prévoir quelques variétés de légumes et à offrir à votre marmaille ou à vos convives de les assembler. Optez par exemple pour les poivrons, les courgettes, les champignons et les oignons rouges. Il s’agira d’une excellente façon d’augmenter votre consommation de légumes, sans sacrifier le plaisir du grill. N’hésitez pas à glisser quelques cubes de fromage à griller entre vos légumes. Son goût et sa tendreté rehausseront magnifiquement la saveur de vos légumes préférés. Et vous bonifierez du coup la teneur en protéines de vos brochettes.Les plus audacieux pourront faire griller quelques fruits, qu’ils combineront à des légumes pour une salade d’accompagnement revisitée. Par exemple, les quartiers de pêches grillés se marient à merveille à la roquette. Couronnez le tout de fromage Halloumi grillé et le tour est joué! C’est la canicule à l’extérieur? Optez pour des brochettes de cubes de melon d’eau grillés, et parsemez-les de fromage Feta et de menthe fraîche. Voilà un accompagnement rafraîchissant.

À vos marinades

Plusieurs éléments sont essentiels à la réussite d’une marinade. On pense entre autres à l’acidité du jus de citron et du vinaigre, ou à certains enzymes présents notamment dans l’ananas, la mangue et le gingembre. Ils permettent d’attendrir la viande et de la rendre plus goûteuse. À cet égard, il semble que les marinades à base de yogourt parviennent à pénétrer davantage la viande. Et en plus de véhiculer les saveurs, le yogourt bonifie la teneur en protéines et en calcium de vos recettes.Voici quelques inspirations pour vos prochaines marinades à base de yogourt nature :

  • À la grecque : origan + ail + citron
  • À l’indienne : garam masala + curcuma + gingembre + ail
  • Aux fines herbes : jus de citron + ail + vos herbes préférées (ciboulette, romarin, thym, etc.

Desserts sur le barbecue


Couronnez votre repas en beauté avec un dessert à base de fruits cuits sur le gril. Plusieurs fruits se prêtent très bien à la cuisson sur le grill. En prime, ce mode de cuisson leur confère un goût caramélisé inégalé. Attention, jamais un dessert fruité ne se sera si vite envolé.Parmi les fruits les plus adaptés à la cuisson au barbecue figurent les fraises, les poires, les pêches, les ananas, les mangues et les bananes. Vous pouvez enrober les fruits d’un filet de marinade à base de sirop d’érable ou de miel et de cannelle, puis les enfiler sur des brochettes ou les cuire directement sur la grille préalablement huilée.Ces fruits grillés sont absolument décadents lorsque nappés de yogourt glacé ou de votre yogourt préféré. Vos convives seront assurément charmés.Vous préférez que le dessert soit prêt avant l’arrivée des invités? Préparez ces écorces de yogourt glacé. Rafraîchissantes et croquantes, elles sont tout indiquées pour clore une soirée au grand air.

Alors, éveillez le ou la pro du grill qui dort en vous et faites preuve de créativité en essayant ces conseils pratiques. À vos barbecues!

Six épices et leurs vertus

Les épices ravissent nos papilles et permettent de découvrir de nouveaux goûts et de voyager à peu de frais! Et si, en prime, elles avaient des vertus pour notre santé ?

Une pincée d’histoire

Il y a 5000 ans en Chine, un traité faisait l’éloge du gingembre, de l’anis, de la casse et du curcuma pour leurs atouts santé variés. Les Grecs et les Romains étaient tout aussi friands d’épices, et ce, au grand profit des marchands arabes. Au Moyen Âge, alors que Venise s’enrichit grâce au commerce des épices, celles-ci aromatisent la cuisine des nobles, tout en permettant parfois de camoufler la saveur des viandes faisandées. Au-delà de leur valeur aromatique, on vantait depuis fort longtemps les vertus médicinales des épices : les apothicaires pouvaient suggérer du safran pour reposer le foie, de la cardamome pour l’haleine, de l’anis pour revigorer le corps, du fenugrec contre la calvitie et de la muscade… contre une centaine d’autres maux. Nombreuses sont les vertus que les hommes de partout sur la planète ont accordées aux épices au fil du temps.

Bien que les épices soient de nos jours le sujet de plusieurs recherches scientifiques, il n’est toutefois pas simple de tirer des conclusions. D’une part, on peut difficilement  transposer à l’homme des résultats obtenus en éprouvettes ou sur des animaux, et d’autre part, plusieurs recherches sont effectuées avec des concentrés d’épices et non pas avec des portions alimentaires usuelles. Qu’à cela ne tienne, ces études aident à comprendre les modes d’action des molécules actives des épices et proposent d’intéressantes pistes de recherches.

Safran – Traditionnellement utilisé pour favoriser le sommeil, seuls quelques richissimes Sultans pouvaient toutefois l’employer pour s’en faire des oreillers! D’autres anciennes croyances associent le safran à la gaieté. Bien des siècles plus tard, des chercheurs tentent de voir s’il existe un lien entre le safran et l’amélioration des états dépressifs légers en comparant un concentré de safran à un placebo. Les résultats de l’une des recherches, menée en 2006 auprès de 40 sujets, justifie selon les chercheurs la tenue d’une étude à plus grande échelle. Chose certaine, un plat rehaussé d’un safran de qualité fera certainement retrouver le sourire à plus d’un gourmand!

Curcuma – Le curcuma occupe une place importante dans les traditions culinaires et médicinales indiennes. Si on a autant entendu parler de curcuma récemment, c’est principalement pour les vertus de la curcumine, molécule responsable de son jaune éclatant. Après avoir observé que les Indiens, consommateurs de cari et masala, semblaient moins touchés par le cancer que les Nord-Américains, des scientifiques ont étudié l’activité antioxydante de la curcumine, qui pourrait entre autres réduire la croissance des tumeurs. Bien qu’il soit difficile de cerner la portée réelle de ses propriétés sur l’homme à ce jour, n’attendons pas de certitudes scientifiques pour colorer et parfumer nos plats de curcuma! À cet effet, le docteur Béliveau suggère dans son livre Les aliments contre le cancer d’intégrer quotidiennement 5 ml (1 c. à thé) de curcuma aux menus.

Poivre – Le poivre était si précieux au Moyen Âge, en raison de son goût et ses vertus, qu’on l’utilisait pour payer ses impôts ou ses dettes. Récemment, une méta-analyse expose certains bénéfices associés à la pipérine (un principe actif important du poivre), tels que des bienfaits observés sur la santé digestive chez l’animal et un certain potentiel antioxydant. D’autre part, le roi des épices améliore considérablement l’absorption de la curcumine. C’est un bel exemple de synergie alimentaire, illustrant qu’il importe de considérer l’alimentation dans son ensemble et non pas comme un supplément d’éléments nutritifs isolés! Attention toutefois au type de poivre choisi : « Certains poivres moulus du commerce ne renferment que 20 % de vrai poivre » prévient Ethné de Vienne, co-propriétaire de la boutique Olives et épices au Marché Jean-Talon de Montréal. Pour plus de pipérine et de goût, un poivre en grains de qualité s’impose!

Piment – L’Amérique centrale est le berceau des piments qui y sont domestiqués depuis plus de 7000 ans. Ils étaient indispensables à la cuisine des peuples précolombiens, qui les utilisaient aussi comme antibactérien, monnaie d’échange et moyen de torture! La capsaïcine est le composé le mieux connu du piment, auquel on doit entre autres son piquant. En plus d’avoir une activité antioxydante, la capsaïcine augmenterait légèrement la dépense énergétique et la sensation de satiété, ce qui tendrait à diminuer l’apport alimentaire. Une récente étude danoise a observé qu’en association avec le thé vert, l’effet sur la satiété serait même un peu plus marqué. Bien que de plus amples études soient nécessaires, rien n’empêche de jumeler plats pimentés et saines habitudes alimentaires… à condition d’avoir les papilles endurcies : certaines études ont été réalisées avec de très grandes quantités de piments! Préparez le verre de lait et attention aux estomacs fragiles!

Gingembre – Utilisé depuis plus de 5000 ans dans les cultures asiatiques, le gingembre était, au Moyen Âge, recommandé pour plusieurs usages, de l’apaisement des symptômes de la grippe à son prétendu pouvoir aphrodisiaque. « Aujourd’hui, des recherches associent au gingembre un certain effet antiémétique (contre les nausées et vomissements), comme par exemple pour apaiser le mal des transports» explique la pharmacienne Éliane Gamache Latourelle. «Par prudence, il est recommandé aux femmes enceintes ou qui allaitent de s’en tenir aux apports alimentaires » précise-t-elle, puisque l’innocuité des suppléments de gingembre n’est pas démontrée hors de tout doute. D’autres essais tendent à établir un lien entre un composé du gingembre, le gingérol, et un certain soulagement des symptômes arthritiques dû à un potentiel effet anti-inflammatoire.

Cannelle – La cannelle a longtemps été utilisée pour prolonger la conservation des aliments. Aujourd’hui, les scientifiques sont en mesure de croire que cela pourrait être en lien avec la cinnamaldéhyde, un composé qui aurait des propriétés antimicrobiennes. La cannelle renferme aussi des proanthocyanidines, molécules au potentiel antioxydant. Plus récemment, il a été observé que la cannelle aiderait à abaisser le glucose sanguin, propriété qui pourrait s’avérer intéressante pour le contrôle du diabète de type 2. Les résultats de certaines études laissent croire que la cannelle entraînerait une légère baisse de la glycémie . C’est une piste de recherche intéressante, mais les résultats sont encore trop contradictoires pour tirer des conclusions quant à son efficacité et à la quantité optimale à ingérer pour obtenir des effets.

La touche finale

Les anciennes routes des épices sont souvent qualifiées de « mystérieuses ». On pourrait en dire autant des vertus de certaines épices. Mais au fil des recherches, elles le sont de moins en moins et une chose est sûre, comme le fait remarquer Ethné de Vienne, « les gens ne doivent pas venir à la boutique pour soigner leurs bobos, mais pour découvrir les saveurs et arômes des épices. Et quand on varie les aliments et que manger est un plaisir, on a tendance, en prime, à rester en santé! »

Bon à savoir…

L’ancienne tradition médicinale indienne Ayurvédique associe aux épices des vertus autant gustatives que curatives. Elle recommande entre autres de choisir les aromates en fonction de types d’énergies (doshas). Par exemple, la cannelle serait davantage recommandée aux individus à prédominance Vata (caractères changeants et indépendants) et Kapha (personnes vigoureuses et stables) qu’aux  Pitta (leaders à l’esprit fougueux).

L’essentielle vitamine B6

La vitamine B6 est une vitamine hydrosoluble que l’on dit « essentielle », car l’organisme ne la fabrique pas de lui-même et ne peux pas l’emmagasiner. De cefait, le corps doit donc la puiser chaque jour dans les aliments dans lesquels elle est présente sous différentes formes, notamment dans les légumes, les bananes,  les grains entiers, le germe de blé et la levure.  | Dr Daniel-J. Crisafi Continue reading

Toute la vérité sur six produits d’ici

Victime de sa popularité, la nutrition est truffée de fausses croyances. Qu’elles proviennent du marketing alimentaire, de l’Internet, de la surmédiatisation ou des faiseurs de miracles, il y a un tel flux d’informations, souvent contradictoires, qu’il est facile de s’y perdre. Voici des croyances perdurables démystifiées, entourant six aliments que l’on retrouve au Québec. | Par Julie Desgroseillers, nutritionniste, auteure et conférencière

Le gras de canard est un bon gras pour la santé

Vrai et faux : D’un point de vue de la qualité des matières grasses, le gras de canard se situe entre le beurre et l’huile d’olive. En fait, le gras de canard contient moins de « mauvais » gras (appelés saturés) que le beurre, mais pas autant de « bons » gras (appelés monoinsaturés) que l’huile d’olive. Ainsi, pour la santé cardiovasculaire, mieux vaut miser plus souvent sur les huiles végétales (ex. : olive, canola, tournesol) que sur le gras de canard.

Manger des oeufs est mauvais pour le cholestérol sanguin

Faux : Selon les récentes recherches scientifiques, la consommation d’un oeuf par jour n’augmenterait pas le taux de cholestérol sanguin et n’aurait pas d’effet sur le risque de maladies cardiovasculaires chez les gens en bonne santé. La raison étant que le cholestérol provenant des aliments a peu d’influence sur le cholestérol sanguin. Ce sont plutôt les gras saturés (ex. : beurre, fromages, viandes, charcuteries, huile de palme) et les gras trans (naturellement présents dans les viandes et présents dans les produits du commerce contenant des huiles partiellement hydrogénées comme les biscuits et les pâtisseries) qui sont responsables de l’augmentation du taux de cholestérol dans le sang. Toutefois, sachez que les personnes souffrant d’hypercholestérolémie familiale ont avantage à surveiller leur consommation de cholestérol alimentaire et donc, d’oeufs.

Le blé d’Inde de l’épicerie est génétiquement modifié (GM)

Faux : Au Canada, les trois principales cultures GM approuvées à des fins de commercialisation sont le canola, le soja et le maïs en grains. Toutefois, selon le site du gouvernement du Québec (ogm.qc.ca), ces cultures sont principalement destinées pour l’alimentation animale. Ainsi, le blé d’Inde GM sert à nourrir le bétail et non la population. Sur le même site, on peut lire : « Les pratiques commerciales font qu’on ne trouve actuellement aucun fruit (pomme, fraise, bleuet, etc.) ni aucun légume (laitue, carotte, concombre, etc.) GM sur les tablettes des épiceries ». Conclusion : notre bon blé d’Inde québécois ne serait pas génétiquement modifié !

Une bière équivaut à manger un steak

Faux : Désolée de vous décevoir, mais la bière n’est pas un substitut à la viande ! Ces deux aliments possèdent des profils nutritionnels très différents. D’abord, le boeuf est riche en protéines, contient du cholestérol et des matières grasses et renferme plusieurs minéraux comme du fer et du zinc. À l’opposé, la bière contient des glucides, de l’alcool et en faible quantité, quelques vitamines du groupe B. Vous croyez que la bière est riche en protéines ? Une bouteille (341 ml) contient 1,5 g de protéines comparativement à 28 g de protéines pour une portion de 100 g de steak.

Manger du fromage à la fin d’un repas aide à prévenir la carie

Vrai : Les fromages contiennent des protéines, des matières grasses, du calcium et du phosphore qui contribuent à leurs propriétés anticariogènes. Lorsque le fromage est consommé à la fin d’un repas, une partie du calcium et du phosphore favorise une minéralisation de l’émail des dents, tandis que les protéines et les lipides neutralisent l’acidité des aliments sucrés qui causent la carie. Ainsi, même si le fromage ne remplace pas un bon brossage de dents ni l’action bénéfique de la soie dentaire, il s’avère une bonne stratégie après le repas, ou une collation sucrée, quand vous n’avez pas accès à votre brosse à dents.

La pomme de terre fait grossir

Faux : Ouvrez bien les oreilles, ou plutôt les yeux : aucun aliment n’a, à lui seul, le pouvoir de nous faire engraisser ! C’est l’ensemble de nos habitudes de vie qui, à moyen ou long terme, finit par faire augmenter le chiffre sur le pèse-personne. Même si la pomme de terre représente un légume plus calorique que la courgette ou le brocoli, par exemple, elle mérite totalement sa place dans une alimentation saine. Consommée avec sa pelure, elle fournit des fibres, du fer, de la vitamine C, du potassium… alouette !

Faire une différence dans son alimentation

Il n’est pas toujours facile de poser un regard critique sur son alimentation et, bien souvent, on finit par manger ce dont nous avons envie sans trop savoir pourquoi. On se demande alors si ces apports sont appropriés et bons pour nous tout en permettant de garder la ligne. Pourtant, il est facile d’améliorer son alimentation en s’attardant seulement à quelques petits détails. Pour pousser la réflexion plus loin, voici 10 conseils pour optimiser son alimentation. | Par Hubert Cormier, nutritionniste

1- Essayer le blanc-manger !

Oui, le blanc-manger est très répandu dans les centres hospitaliers, mais c’est tout de même l’un de mes desserts favoris les soirs de semaine et même la fin de semaine en version légèrement revampée. Diluer de la fécule de maïs ( 1 c. à s.) dans du lait (2 t), ajouter du sucre (2 c. à s.) et mélanger bien. Cuire au bainmarie à feu doux environ 2 minutes. Laisser refroidir puis mettre de la vanille (1 c. à t.). Déposer dans des coupes à dessert et réfrigérer. Ça fait changement de la crème glacée ! Pour l’aromatiser, les possibilités sont nombreuses : cardamome, muscade ou cannelle, ou bien un peu d’eau de rose ou de fleur d’oranger.

2- À bas les gras !

Vous pouvez remplacer par du babeurre jusqu’à un tiers de la quantité d’huile demandée dans une recette. Cette substitution permettra de réduire considérablement le contenu en matières grasses de votre prochaine fournée de muffins. Il ne contient que 0,25 % à 1 % de gras. Vous n’en n’avez pas sous la main ? Mettez 15 ml (1 c. à soupe) de jus de citron dans une tasse à mesurer et ajoutez du lait pour obtenir 250 ml (1 tasse). Laissez reposer une dizaine de minutes et remuez.

3- Soba : la nouille superhéroïne

Faites à base de sarrasin, une pseudo-céréale, les nouilles soba sont de véritables trésors, surtout si l’on est à la recherche de pâtes sans gluten. Avec seulement 119 calories par portion de 250 ml (1 tasse/120 g), elles permettent d’atteindre rapidement l’état de satiété en fournissant près de 6 g de protéines et des fibres. Les nouilles soba font aussi d’excellentes soupes-repas. Vous n’avez qu’à ajouter des légumes et un oeuf mollet sur le dessus pour avoir un repas complet.

4- Du lait de coco à saupoudrer

Pour un côté pratique et équivalant au lait de coco léger en matière grasse, optez pour la poudre de lait de coco, vendue dans la majorité des épiceries et des grandes surfaces. Par portion de 30 ml (2 c. à soupe/20 g), la poudre de lait de coco fournit 140 calories, 1 g de glucides, 2 g de protéines et 12 g de gras. Il suffit d’y ajouter une part d’eau pour la dilution, puis ajouter le mélange à la recette. La poudre de lait de coco, une fois reconstituée, permet d’utiliser seulement la quantité de lait de coco dont vous avez besoin. Et comme il s’agit d’une dilution faite à partir de lait de coco déshydraté, il est possible d’obtenir un résultat plus ou moins gras en jouant sur l’onctuosité.

5- Du yogourt partout…c’est de la tarte !

Connaissez-vous la tarte au yogourt ? Fruitée, légère et savoureuse, elle gagnera tous les coeurs. Commencez par cuire une croûte Graham du commerce en suivant les indications sur l’emballage (ou préparez-la vousmême). Pour la garniture, deux étapes faciles sont nécessaires : mélangez un sachet de gélatine (diluée dans une petite quantité d’eau froide) avec un pot de yogourt (750 g) de la saveur de votre choix, puis garnissez de fruits frais (pêches, raisins, framboises, mûres, kiwis, bleuets, fraises, etc.). Voilà une belle alternative au gâteau au fromage, qui sera plus légère !

6- Des omelettes bien dodues

On peut ajouter un peu de farine et de poudre à pâte aux omelettes pour les faire gonfler davantage : 15 ml (1 c. à table) de farine et 2,5 ml (½ c. à thé) de poudre à pâte suffisent pour quatre oeufs. Cette technique est une bonne astuce pour aider à atteindre une sensation de satiété – car on a l’impression d’avoir une plus grosse portion – en n’ajoutant qu’un petit nombre de calories.

7- BBQ pour deux

La taille des steaks vendus à l’épicerie est parfaite…pour deux personnes ! En effet, on recommande de limiter la consommation de viande rouge à deux portions par semaine tout au plus, une portion équivalant à 75 grammes (2 ½ oz) de viande cuite. Seulement 75 grammes ? Oui, seulement 75 grammes. Il n’est donc pas rare de manger ses deux portions au même repas, si on opte pour une grosse pièce de viande. Visez des portions inférieures à 180 g (6 oz) de viande crue et optez pour des viandes que vous aimez vraiment qui vous permettront de vous régaler, au plus une fois par semaine. Ensuite, planifiez vos repas en intégrant au menu des mets végétariens, de la volaille, du petit gibier (lapin, lièvre, perdrix), du poisson et des fruits de mer.

8- Je siphonne, tu siphonnes, on siphonne

Un de mes instruments préférés lorsque je reçois ? Le siphon, un outil bien pratique autrefois réservé aux chefs qui pratiquent la cuisine moléculaire. Le siphon fait son chemin dans nos cuisines, car il permet de concocter des soupes aériennes et légères, de la crème fouettée allégée en quelques secondes, ou encore des espumas qui pourraient faire office de vinaigrettes.

9- Halte au gaspillage !

Faites-vous partie de ceux qui jettent les pieds de brocoli ? Arrêtez-moi ça tout de suite ! Pour maximiser l’utilisation de vos légumes, épluchez cette partie trop souvent boudée et râpez-la dans vos salades. Radis et betteraves un peu ramollis, servis en tranches, font de jolis accompagnements. Pour l’apprivoiser, commencez par la combiner en parts égales avec du chou vert râpé. Certains marchés d’alimentation offrent des sacs de pieds de brocolis prélavés et précoupés, parfaits pour préparer une salade en un tour de main.

10- Aller au resto ou se faire livrer le souper?

Avec la livraison, on n’a pas de corbeille de pain. Au resto, on a deux fois plus de chances de commander une entrée. Quelque 8 % des gens commandent un dessert pour la livraison, alors que 25 % le font au restaurant. Enfin, 25 % ajoutent un à-côté lorsqu’ils se font livrer leur repas, contre 40 % lorsque le repas se prend au restaurant. Et vous, quels sont vos trucs préférés pour optimiser votre alimentation ?

Retrouvez d’autres astuces du nutritionniste pour changer votre alimentation, dans son livre : Les Conseils d’Hubert.

Des sorbets sans sucre ajouté et sans sorbetière !

Des sorbets santé ? Petit délice de la saison estivale, les sorbets sont une excellente manière de faire déguster des fruits à vos enfants. Le hic, c’est que la plupart des marques disponibles sur le  marché contiennent beaucoup de sucre ajouté. On vous propose de concocter vous-même des sorbets sans sucre ou avec des additifs naturels (comme du jus de pomme). Le plus beau dans tout cela, c’est que vous n’avez pas besoin de sorbetière, un robot suffit ! | Par Sophie Suraniti

La première technique consiste à ajouter un œuf battu à la préparation de fruits. Ce liant naturel empêche les cristaux de se former dans le sorbet et lui donne ainsi une texture beaucoup plus souple (voir les recettes de supersorbet aux bleuets et melon miel ainsi qu’à la mangue).

Quant à ceux qui auraient des intolérances aux œufs, suivraient un régime de type végétalien ou auraient tout simplement envie de tester et découvrir un autre type de liant, la deuxième technique proposée, toujours au robot culinaire, utilise cette fois de l’agar-agar (voir la recette de supersorbet fraises-vanille). Notez que toutes les recettes sont à base de fruits congelés. Si vous préférez employer des fruits frais (et non des fruits surgelés du commerce), coupez-les en dés, déposez-les sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et laissez-les au congélateur environ 3 heures.

À savoir

L’agar-agar est un gélifiant végétal 100 % naturel issu d’une petite algue rouge. Il est généralement vendu sous forme de poudre ou en flocons dans les épiceries asiatiques et les boutiques de santé naturelle.

Pour une présentation « citon givré »!

Cette présentation inspirée d’un classique de la cuisine française ravira les enfants, en plus de maintenir le sorbet au froid. En voici la technique : brosser les citrons sous l’eau froide. Bien les essuyer. Trancher légèrement leur base pour qu’ils tiennent debout. Dans la partie supérieure, couper un chapeau d’environ 2,5 cm (1 po). Les évider complètement avec une cuiller sans oublier de retirer les petites membranes blanches. Remplir chaque citron de sorbet. Couvrir du chapeau et placer au congélateur.

Granité minute

Pour un granité minute : faire chauffer du jus de fruits (choisir parmi les plus sucrés), y faire  fondre de la gélatine en poudre (1 sachet suffit pour 2 tasses de jus) et verser le mélange dans un plat en pyrex que vous mettrez au congélateur. Autre technique minute : passer le quart d’un melon d’eau au robot. Y ajouter 1/2 tasse de jus. Et hop au congélo ! Vous voilà pourvus de desserts pour la semaine ! Pour ce qui est de gratter le granité à la fourchette, n’ayez crainte, les enfants s’acquitteront de cette tâche avec plaisir !

Un bar à garnitures pour les fêtes d’été!

Voici quelques idées pour accompagner vos sorbets maison : des fruits frais coupés (bananes, fraises, poires, pommes arrosées d’un peu de jus de citron pour éviter le brunissement) servis dans des coupelles ou en minibrochettes, des biscuits de différentes formes (cigarettes, langues de chat, tuiles… ), des coulis de fruits, du chocolat noir ou blanc ou un mélange des deux râpé grossièrement, des flocons d’érable, des fruits secs, des noix et amandes caramélisées, des jujubes, etc. Penser à présenter toutes ces garnitures en formule buffet… (presque) à volonté !

Sur la route du sorbet

Le sorbet a pour origine les pays chauds ! Étonnante et passionnante histoire de cette boisson rafraîchissante – « sorba » en grec traduit par « sharbet » en arabe – née au Maroc et rapportée d’abord en Espagne puis en Europe à l’époque de Catherine de Médicis. Comme il n’y avait aucun moyen de fabriquer de la glace, on allait la chercher en montagne (le Toubkal dans l’Atlas marocain culmine à plus de 4100 m !) puis on la combinait avec du miel et des fruits.

Faire son propre yogourt maison

Autrefois, en Bulgarie, la préparation du yogourt n’incluait que deux éléments : du lait et des bactéries. C’est tout simple et même pas besoin de yogourtière !| Par Marjolaine Jetté 

Étape 1 : Dans un chaudron ou au four à micro-ondes, chauffer 1 litre de lait de votre choix (0 – 10 % M.G.) jusqu’à une température de 85 °C (185 °F), sans le faire bouillir.

Étape 2 : Plonger la casserole dans un bain d’eau très froide et en remuer le contenu jusqu’à ce qu’il atteigne une température entre 44 et 46 °C (111 et 115 °F). Diluer un petit pot de yogourt nature du commerce ou une enveloppe de culture bactérienne dans le lait tiédi.

Étape 3 : Chauffer le four à la température minimum. Couvrir le contenant d’une pellicule plastique ou d’un linge chaud et humide. Éteindre le four et en allumer la lumière. Déposer le contenant de lait au four et laisser le yogourt fermenter de 4 à 6 heures.

Étape 4 : Réfrigérer le yogourt pour un minimum de 12 heures. Le petit lait qui se forme parfois à la surface du yogourt peut être jeté ou mélangé au yogourt. Aromatiser votre yogourt au moment de servir en y ajoutant de la confiture, des fruits frais, des mueslis, du sirop d’érable, du miel, etc.

+ NOTA BENE

On retrouve les cultures bactériennes pour yogourt dans le comptoir des produits laitiers des épiceries.

Trucs de chef

FAITES VOTRE PROPRE YOGOURT GREC SANS GRAS en préparant votre yogourt maison avec du lait écrémé. Faites égoutter le yogourt dans un coton à fromage ou un filtre à café déposé dans un tamis quelques heures au réfrigérateur.

UTILISEZ VOTRE YOGOURT MAISON comme culture bactérienne. Utilisez une enveloppe de culture bactérienne du commerce pour préparer la première recette de yogourt. Réservez 1/2 tasse de ce yogourt maison pour ensemencer la recette suivante. On peut faire jusqu’à 3 recettes de yogourt sur une période maximale de 1 mois.

POUR OBTENIR UN YOGOURT FERME, choisissez un lait entier et ajoutez-y du lait en poudre (3 à 8 cuillères à soupe par litre) avant de le chauffer. Une fois le lait chaud, vous pouvez aussi y diluer de la gélatine ou de la pectine (1 cuillère à thé par litre).

REMPLACEZ LA CRÈME PAR DU YOGOURT DANS LES PLATS CHAUDS. Fouettez une cuillère à soupe de fécule de maïs ou de farine dans une tasse de yogourt tempéré. Intégrez-le graduellement au plat en fin de cuisson pour obtenir une texture crémeuse et légèrement acidulée. Utilisez idéalement un yogourt sans gélatine ni épaississant ou édulcorant artificiel.

IL EST POSSIBLE DE REMPLACER 1 TASSE DE BABEURRE par 2/3 tasse de yogourt nature et 1/3 tasse de lait. Fouettez et laissez reposer 5 minutes avant d’ajouter à la recette.

À savoir

Le yogourt aurait été inventé de façon accidentelle 6000 ans av. J.-C., mais c’est seulement dans les années 70 qu’il est devenu populaire au Québec. On retrouve aujourd’hui de nombreux types de yogourts dans nos supermarchés : ferme ou brassé, allégé ou méditerranéen, nature ou aromatisé, enrichi de probiotiques, biologique, à boire ou en tube, etc.

Pour porter le nom de yogourt, le lait doit être fermenté à l’aide d’au moins deux types de bactéries lactiques : les lactobacillus bulgaris et les streptococcus thermophilus. Celles-ci transforment le lactose (sucre du lait) en acide lactique, ce qui épaissit le lait et lui donne son petit goût acidulé. Le yogourt peut donc être consommé en petites quantités par plusieurs personnes intolérantes au lactose.

Le yogourt est une excellente source de protéines, de calcium, de phosphore, de vitamine B2 et de vitamine B12. Certains yogourts sont fabriqués à partir de lait enrichi en vitamine D (vérifier sur l’emballage). Pour profiter des bienfaits de la fermentation, recherchez la mention « bactéries actives » sur les produits.

La richesse des aliments fermentés

Qui aurait cru que les cornichons, le vin, le café, le yogourt ou la choucroute que vous consommez au quotidien avaient des avantages sur la santé? Les aliments fermentés ont non seulement la cote parce qu’ils pourraient optimiser le système immunitaire et digestif, mais ils réguleraient aussi l’humeur. Tour d’horizon de ces aliments qui gagnent en popularité. | Par Charline-Ève Pilon

Technique ancestrale

La fermentation des aliments est une technique de conservation traditionnelle qui remonte à la préhistoire. Le pain et la bière, dont l’origine se situe à 8 000 ans avant notre ère, en sont des exemples.

Ce processus naturel se produit lorsque les microorganismes naturellement présents dans les aliments transforment le sucre des aliments en acide lactique, en acide acétique ou en alcool.

De nos jours, la technique de la fermentation est utilisée par l’industrie alimentaire pour produire plus de 3 500 produits tels que lait fermenté, kombucha, kéfir, miso, tempeh, sauce soya, vinaigre de cidre de pomme, pâte de miso, condiments et olives, pour ne nommer que ceux-là.

L’élixir des sportifs

Quelques semaines précédant une compétition importante, l’entraînement des athlètes se situe souvent à son intensité maximum. Cela peut engendrer l’affaiblissement du système immunitaire.

C’est là que les aliments fermentés arrivent à la rescousse. Ils permettent d’optimiser le système immunitaire en assurant la diversité et l’équilibre de la flore intestinale. En d’autres mots, ceux-ci apportent une diversité de bonnes bactéries à notre corps qui sera ensuite mieux équipé pour s’attaquer aux agents pathogènes responsables des virus. C’est un des trucs que conseille Kathryn Adel, M.Sc., Dt.P. et coureuse.

Des athlètes d’élite boivent même régulièrement du jus de cornichons pour aider à favoriser le développement des muscles et à prévenir les crampes. On dit qu’il serait plus efficace que les boissons sportives!

Joyeux aliments

En plus d’être sains pour la flore intestinale, les aliments fermentés sont riches en psychobiotiques, des probiotiques qui auraient des effets positifs sur la santé mentale. Ils auraient en effet un impact très positif sur notre bonheur et notre bien-être.

Une étude réalisée par l’Université de Paris a conclu que consommer des aliments fermentés, à raison de trois fois par semaine, aide l’intestin à produire plus de sérotonine, également connue sous le nom d’« hormone du bonheur ».

Lorsqu’elle est absorbée, la sérotonine stimule le cerveau et agit comme un antidépresseur naturel. D’autres bienfaits pour la santé ont également été observés chez les personnes souffrant de stress chronique, de baisse d’humeur ou de symptômes d’anxiété.

Cela ne s’arrête pas là : intégrer les aliments fermentés à son alimentation peut aider à prévenir l’hypertension artérielle, favoriser une meilleure digestion et aider la croissance osseuse. Les aliments fermentés sont décidément à ajouter à son menu varié!