Des cuistots en herbe

La semaine de relâche achève et on vous entend soupirer « enfin! ». Toutefois, il est bien possible que cette semaine en compagnie de vos trésors vous ait fait réaliser qu’en cuisine, ils peuvent vous être d’une aide bien précieuse.  | Par Mathilde Condrain-Morel

Vos enfants auront peut-être appris une chose à leurs dépens cette semaine : ils devront dorénavant contribuer à la préparation des repas! Toutefois, il n’en tient qu’à vous de leur faire voir les bons côtés de cette tâche et de les éduquer vers l’apprentissage et l’appréciation de la cuisine. Pour ce faire, assurez-vous de leur proposer des tâches qu’ils seront en mesure d’exécuter et qui correspondent à leurs capacités motrices. Pour vous aider, nous vous offrons un petit résumé de ce qui peut être délégué à vos enfants en fonction de leur âge.

 Cuisiner en famille

Deux ans et plus : je ne suis plus un bébé!

Vous serez peut-être surpris d’apprendre qu’à deux ans, votre enfant peut en prendre plus que vous ne le pensez! Son sentiment d’accomplissement sera d’autant plus fort si vous lui faites réaliser comment ses compétences vous sont utiles. Voici ce que vous pouvez lui demander :

  • Laver les fruits et légumes que vous aurez besoin de couper plus tard
  • Faire des boules de pâtes, que ce soit pour des biscuits ou des gnocchis, par exemple
  • Mélanger des ingrédients secs ou des liquides froids, que vous aurez préalablement mesurés

Lorsque la préparation du repas est terminée, sachez que votre mini cuistot peut aussi vous aider à mettre la table. Il aimera particulièrement choisir sa vaisselle et s’assurer que son verre est bien de la couleur souhaitée!

Dès la maternelle, je suis l’aide-cuisinier de papa et maman

À partir de cinq ans, votre marmot prend définitivement plus de place en cuisine. Il connaît davantage les aliments et vos directives deviendront plus claires pour lui. Il prend inévitablement de l’indépendance alors n’hésitez pas à lui confier plus de tâches, telles que :

  • Mesurer les ingrédients
  • Casser les œufs et les fouetter (gardez tout de même l’œil ouvert pour les coquilles)
  • Composer une pizza : étendre la sauce, ajouter des légumes, ajouter du fromage

À cet âge, votre enfant peut aisément vous aider avec son lunch également. Sous votre supervision, il pourrait se faire un sandwich ou composer une salade simple. Il peut aussi facilement emballer ses collations et insérer le tout dans sa boîte à lunch.

Pour une recette de pizza simple, on vous conseille celle-ci.

Un sous-chef de talent

Dès l’âge de 8 ans, vos enfants sont pratiquement autonomes en cuisine. Ils seront disposés à lire les recettes et à vous préciser les prochaines étapes à suivre et comprendront bien la mécanique et l’ordre des choses qui s’impose en cuisine. Voici une petite liste de ce qu’ils peuvent réaliser :

  • Couper les légumes, sous supervision de votre part
  • Faire quelques cuissons simples, sous supervision également
  • Faire une recette simple au complet, comme une sauce, par exemple
  • Brasser des ingrédients chauds (attention aux brûlures!)

C’est également à cet âge qu’ils peuvent vous aider en amont et donc trouver pour vous certains ingrédients à l’épicerie, tenir la liste à jour et faire la mise en place en cuisine. Pour leur montrer leur importance dans la préparation des repas, pensez à leur fournir des ustensiles et outils adaptés. On fait ici référence à des couteaux de bois ou de plastique et à des mitaines, des spatules et autres rouleaux à pâte en formats réduits pour leurs petites mains.

Préparer un repas de A à Z

Dès 13 ans, votre jeune ado comprend bien ce que signifie la préparation d’un repas. D’ailleurs, faites-lui plaisir en lui permettant de choisir le souper du soir ou en lui demandant de penser à un menu pour la semaine. Au moment de l’exécution, il sait comment s’y prendre et peut passer de la préparation à la cuisson sans que vous n’ayez à lever le petit doigt. Vous pourrez à ce moment approfondir avec lui ses connaissances et techniques afin d’élargir son éventail de compétences.

Tout au long de l’apprentissage de vos enfants, gardez en tête qu’il n’y a pas de police de la cuisine et qu’il faut y aller selon le rythme de chacun. Ce sera alors plus plaisant pour tout le monde et vous deviendrez rapidement fasciné par tout ce que vos petits peuvent accomplir lorsqu’on les laisse expérimenter!

Une semaine de relâche sens dessus dessous!

Ce n’est une surprise pour personne : la semaine de relâche débute officiellement aujourd’hui! Niveau alimentation, ça veut dire que vous aurez plus de repas à préparer, mais pas nécessairement beaucoup plus de temps ou d’inspiration. Pourquoi ne pas faire une journée inversée? | Par Mathilde Condrain-Morel

Cette idée, qui consiste à servir des repas salés au déjeuner et des alternatives sucrées au souper, à réinterpréter des classiques dans une version différente ou à changer l’ordre dans lequel vous dégustez vos aliments, peut se faire à tout moment de la semaine et risque d’enchanter vos enfants! Évidemment, on vous invite à les inclure dans la préparation de ces repas qui deviendront des activités en soi.

Manger salé au déjeuner

Bon, ce n’est pas un concept nouveau, mais pour vos enfants c’est peut-être inusité d’incorporer des légumes au déjeuner. Une suggestion serait de leur faire des galettes de courgettes. Pourquoi?

  1. C’est facile et rapide à réaliser
  2. Les galettes sont à base de légumes et d’œufs, une belle combinaison nutritive
  3. Il s’agit d’une façon différente d’apprêter les courgettes

Pour cette recette, les enfants de trois ans et plus peuvent aisément vous aider à râper les courgettes (sous supervision) et à fouetter les œufs. Vous pouvez également assaisonner les galettes selon les goûts de la maisonnée en y ajoutant des herbes et épices au choix. Pour la base, voici ce dont vous aurez besoin pour quatre personnes :

  • 2 courgettes, râpées
  • 2 œufs
  • 2 cuillères à soupe de lait

Vous n’avez qu’à mélanger le tout et à faire cuire les galettes en aplatissant l’équivalent d’une louche de mélange. Amusez-vous à y intégrer du fromage (le feta s’y prête bien) ou même du poulet ou de la dinde cuite. C’est plus coloré que du pain doré et ça éloigne d’une certaine tartinade à la noisette 😉

Légumes au déjeuner

Prendriez-vous du poivre sur votre gruau?

Sur l’heure du dîner, on amène les éléments du souper à ceux du déjeuner. Le gruau, qu’on a l’habitude de consommer au déjeuner, est parfait pour un dîner facile à mettre en place et qui permet, là encore, de jouer de différentes combinaisons selon ses goûts. Tout d’abord, sachez que les flocons d’avoine peuvent cuire de bien des manières. Il vous suffit des les faire chauffer dans l’une ou l’autre ce ces préparations :

  • Eau
  • Lait ou boisson végétale
  • Bouillon de légumes, de poulet ou de bœuf
  • Sauce tomate

Une fois votre gruau prêt, faites preuve d’imagination pour concocter toutes sortes de versions qui incluront des protéines et des légumes : fromages, noix, lentilles, jambon, poulet, tofu mariné, etc. Ajoutez ensuite des champignons, des carottes, des aubergines, des brocolis, des tomates, des patates douces, bref, n’importe quel légume que vous aurez sous la main et que vous aurez préalablement cuit selon vos préférences. Pourquoi ne pas vous faire une version mexicaine avec des haricots noirs, de la salsa, du fromage Monterey Jack et des avocats? Les enfants raffoleront! Inspirez-vous de ce que vous avez au frigo et vous vous retrouverez à déguster un gruau comme vous ne l’auriez jamais imaginé.

Déjà le souper!

En période de relâche, les soupers arrivent bien vite sans que vous n’ayez eu beaucoup de temps pour y réfléchir. Pour un repas sans chichi, pourquoi ne pas se tourner vers les bonnes vieilles crêpes? Oui, c’est un classique, mais ici aussi, il y a moyen d’être original tout en offrant un repas sain à votre marmaille. Tout d’abord, laissez tomber la farine de blé blanchie et faites découvrir aux plus petits les différentes farines qui peuvent servir à la pâte à crêpes :

  • Avoine
  • Amande
  • Coco
  • Épeautre
  • Sarrasin
  • Pois chiche

Vous obtiendrez une pâte plus riche en fibres et en protéines de qualité. Ça peut également être l’occasion de vous faire des crêpes à base de chou-fleur ou de purée de courge. Ensuite, vous n’avez qu’à garnir avec des légumes, du jambon, du poulet, une purée d’haricots, ou n’importe quoi qui vous fait saliver au moment du souper.

Pour vous faciliter encore plus la tâche, voici deux suggestions de recettes de crêpes à essayer :

D’autres idées à exploiter

Pour faire une journée inversée, les possibilités sont encore multiples. Pour réinterpréter le quinoa, vous pourriez en faire une version sucrée, en le faisant cuire dans du lait et en y ajoutant des dattes ou des pêches et des pistaches ou des noix de cajou. On peut aussi inverser l’ordre dans lequel on mange ses aliments ou plutôt manger cru ce qu’on a l’habitude de manger cuit et faire des découvertes de saveurs intéressantes. L’avantage de la semaine de relâche, c’est qu’on peut modifier la routine et faire des essais!

À l’école des légumes

On veut bien réduire notre consommation de viande animale, mais c’est parfois difficile de savoir par où commencer ou même tout simplement d’être inspiré! La solution est peut-être de retourner sur les bancs d’école. | Par Mathilde Condrain-Morel

La cuisine végétale en attire plus d’un, mais les techniques pour l’adopter chez soi diffèrent parfois de nos habitudes et de ce que nos mères nous ont montré en grandissant. Plutôt que d’improviser et d’obtenir parfois des résultats plus ou moins heureux, l’occasion serait parfaite de réellement apprendre comment faire pour bien réussir un plat végétalien et, pour ce faire, quoi de mieux qu’une académie?

C’est cette idée d’un endroit spécialisé en la matière qui a poussé Laura Belfadla à fonder l’Académie végétale. Forte d’une équipe passionnée, anciennement à l’école de Crudessence, la directrice a pris soin de mettre sur pied une institution où la culpabilité n’a pas sa place. À l’Académie végétale, pas question de supprimer des éléments de votre assiette, mais plutôt d’y incorporer davantage de légumes et d’aliments frais. La philosophie de l’école est d’ailleurs basée sur le concept des trois « V »: le vert, pour ajouter toujours plus de légumes à tous les repas et sous différentes formes, le vivant, pour retrouver une proximité avec les producteurs et les lieux de récolte, et finalement, la variété, pour réussir à s’éloigner des dogmes et des modes alimentaires.

Des techniques à parfaire

À l’Académie végétale, vous apprendrez, par exemple, à faire votre propre kombucha, grâce à une panoplie de cours pratiques et théoriques. On y enseigne aussi des notions visant la réduction des déchets et l’adoption d’une alimentation locale, responsable, équitable et biologique. Vous pouvez suivre des cours en classe, mais également en ligne, ce qui vous permet de vous instruire à l’endroit que vous préférez et au moment qui vous convient le mieux. Vous aurez également à votre disposition des capsules vidéos thématiques et des recettes téléchargeables, afin de pouvoir mettre en pratique vos apprentissages.

Une approche conviviale

Une inscription à l’Académie végétale procure bien plus que des cours de cuisine. On vise à vous offrir des outils pour améliorer votre mode de vie en mettant de l’avant les bienfaits d’une alimentation variée où le végétal reprend de l’importance. Comme l’école vise une population large, l’intérêt de ces cours et de cette académie est vraiment de vous familiariser avec la cuisine végétale et de vous faire plaisir à découvrir de nouvelles saveurs. En plus, il s’agit d’une belle expérience à vivre en famille, entre amis ou même entre collègues!

Pour vous inscrire, c’est par ici!

L’économie circulaire : un pied de nez au gaspillage alimentaire

Notre alimentation est au coeur de différents enjeux environnementaux. La population mondiale ne cesse de s’accroître et l’alimentation durable s’impose comme un défi collectif à relever. Entre autres solutions se retrouve l’économie circulaire. | Par Annie Turcotte

L’économie circulaire est un système de production, d’échange et de consommation qui vise à optimiser l’utilisation des ressources à toutes les étapes du cycle de vie d’un bien ou d’un service. Dans cette logique circulaire, on cherche à réduire l’empreinte environnementale tout en contribuant au bien-être des gens. Et dans le secteur de l’alimentation, cette forme d’économie verte permet notamment d’enrayer le gaspillage de nourriture.

La situation est plus critique que jamais puisque les statistiques révèlent que notre alimentation génèrerait 30 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales et que le tiers de la production alimentaire serait gaspillée. Mais heureusement, dans la vie comme en affaires, il existe des pionniers, des gens inspirants qui ont la terre à coeur et qui un jour se sont retroussés les manches pour changer les choses. Voici quelques exemples de systèmes alimentaires durables bien de chez nous.

Les jus LOOP : le succès des imparfaits

Récemment, en faisant l’épicerie, je suis tombée sur une dégustation de jus LOOP. Non seulement j’ai aimé le produit, mais je me suis intéressée à l’histoire que le sympathique représentant m’a racontée. En résumé, l’entreprise récupère les fruits et légumes mis de côté par l’industrie alimentaire pour les transformer en délicieux jus pressés à froid. L’idée derrière LOOP est de sauver les fruits et légumes rejetés entre le champ et le supermarché, donc à l’étape de la distribution. Il s’agit en réalité de végétaux parfaitement… imparfaits. Les produits de cette entreprise sont maintenant plus accessibles que jamais puisque IGA vient tout juste de s’y associer pour offrir les surplus de ses fruits et légumes et ainsi permettre la création de trois smoothies protéinés. En plus, pour chaque smoothie vendu, le marchand remettra 0,25 $ à la Fondation David Suzuki.

Pour bien boucler la boucle, après avoir pressé à froid ses jus, LOOP donne la pulpe encore très nutritive à une entreprise qui, à son tour, la transforme en gâteries pour chiens.

[mks_pullquote align= »left » width= »620″ size= »15″ bg_color= »#ffffff » txt_color= »#395e6e »]En réalité, ces fruits et légumes sont seulement parfaitement mûrs.[/mks_pullquote]

Blanc de gris : rien ne se perd, tout se transforme

L’entreprise Blanc de gris se spécialise quant à elle dans la production et la vente de pleurotes frais destinés aux restaurateurs, aux marchés de fruits et légumes et aux traiteurs montréalais.

Les deux femmes à la tête de cette entreprise, Dominique Lynch-Gauthier et Lysiane Roy-Maheu, sont des passionnées de champignons qui ont découvert que le café, riche en nutriments, était fort utile à la croissance de leurs pleurotes. Comme substrat de culture, cette champignonnière urbaine utilise donc des résidus organiques générés par différents commerces locaux. On parle notamment du marc de café de leurs restaurateurs clients et de drêches de brasseries. « Le camion qui livre nos champignons frais aux clients ramasse le marc de café au retour », explique Lysiane.

Blanc de gris

La Transformerie : un projet vert en démarrage

Pour sa part, l’organisme à but non lucratif La Transformerie est une initiative d’économie circulaire collectant les invendus alimentaires des commerces de détail. En gros, les fruits et légumes habituellement jetés par les épiciers seront transformés en délicieuses conserves. Par la suite, la revente de ces tartinades sucrées et salées sera faite par les commerçants participants. Les autres invendus des épiceries et fruiteries partenaires seront quant à eux redistribués à des organismes de sécurité alimentaire afin de soulager la pauvreté.

Les instigateurs de ce beau projet sont Guillaume Cantin et Thibault Renouf. Ceux-ci se sont rencontrés lorsque l’un était chef au restaurant les 400 coups et que l’autre proposait des produits locaux aux chefs de la métropole. C’est à l’automne 2016, autour d’un café, que Thibault a lancé le défi à Guillaume de cuisiner un souper gastronomique à partir de produits récupérés dans les poubelles d’épiceries. Surpris par la quantité, mais surtout par la qualité des aliments trouvés, ils n’ont pu rester insensibles face à cette problématique. De là est née La Transformerie.

Le chef Cantin, qui jusqu’ici concocte ses prototypes dans sa propre cuisine, espère que l’organisme saura trouver les moyens financiers pour s’installer dans un local de Rosemont-La Petite-Patrie dès janvier 2019 et ainsi commencer la commercialisation de ses produits. « Même si lors des tests de goûts certains avaient des réticences face à nos recettes qui proviennent d’aliments destinés aux poubelles, on a pu lire sur leur visage qu’ils aimaient ce qu’ils goûtaient. En réalité, ces fruits et légumes sont seulement parfaitement mûrs. Et à toutes les étapes de préparation, on respecte les règlements du MAPAQ », révèle le chef qui cuisine entre autres de l’humus de brocoli sans pois chiches et du caramel de bananes sans lait. « Pour nous, il s’agit-là d’une réelle solution au gaspillage alimentaire. »

Le nouveau Guide alimentaire canadien

Nous l’attendions depuis longtemps!  Le nouveau Guide alimentaire canadien est enfin sorti ! C’est lors d’un événement organisé au Marché Jean Talon que la Ministre de la santé du Canada, l’honorable Ginette Petitpas Taylor,  a dévoilé les lignes directrices du guide. Voyons voir de plus près de quoi il en retourne. | Par Mathilde Condrain-Morel

Basé sur des données probantes

Le nouveau Guide alimentaire tient compte de données probantes disponibles en considérant uniquement des rapports scientifiques de haute qualité sur l‘alimentation et la santé provenant d’autorités respectées. Ces données peuvent être consultées en ligne ici : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/nouvelles/2019/01/document-dinformation-les-fondements-scientifiques-du-nouveau-guide-alimentaire.html

Vous pouvez également consulter l’examen de ces données probantes, qui sont à la base des recommandations alimentaires de 2015 :

https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/publications/aliments-et-nutrition/examen-donnees-probantes-base-recommandations-alimentaires-resume-resultats-impact-guide-alimentaire-canadien.html

Aperçu du Guide alimentaire canadien

Le nouveau Guide alimentaire canadien est une série de ressources en ligne qui répond mieux aux besoins des différents utilisateurs, y compris le grand public, les responsables des politiques et les professionnels de la santé. Il contient notamment :

  • Des conseils pratiques sur les choix sains et les habitudes alimentaires saines
  • Des recommandations actualisées sur les gras saturés, le sodium et les sucres, y compris les confiseries et les boissons sucrées comme les boissons gazeuses, les laits sucrés et les jus
  • Un contenu Web adapté aux appareils mobiles, afin que es Canadiens puissent apprendre à manger sainement n’importe où et quand ils le veulent.

Ligne directrice no 1 : Fondements de la saine alimentation

Le Guide alimentaire canadien mentionne qu’« il faudrait consommer régulièrement des légumes, des fruits, des grains entiers et des aliments protéinés. Parmi les aliments protéinés, ceux d’origine végétale devraient être consommés plus souvent. »

Pourquoi ? Les habitudes alimentaires qui mettent l’accent sur les aliments d’origine végétale entraînent généralement des apports plus élevés en légumes, fruits, noix, protéines de soya et fibres alimentaires, et des apports plus faibles en viandes transformées et en aliments qui contiennent surtout des lipides saturés.

Par ailleurs, parmi les aliments protéinés, on compte les légumineuses, les noix, les graines, le tofu, les boissons de soya enrichies, le poisson, les crustacés, les œufs, la volaille, les viandes rouges maigres (incluant le gibier), le lait faible en matières grasses, les yogourts plus faibles en matières grasses ainsi que les fromages plus faibles en matières grasses et en sodium.

Ligne directrice no 2 – Aliments et boissons qui nuisent à la saine alimentation

« Les aliments et boissons transformés ou préparés qui contribuent à une consommation excessive de sodium, de sucres libres ou de lipides saturés nuisent à la saine alimentation. Ils ne devraient donc pas être consommés sur une base régulière. »

Pourquoi ? Les Canadiens achètent de plus en plus d’aliments hautement transformés. Lorsqu’ils sont consommés fréquemment, ils peuvent contribuer à l’excès de sodium, de sucres ou de lipides saturés. Ces nutriments sont liés au risque de maladies chroniques lorsqu’ils sont consommés en excès. Voilà donc une raison de plus d’y porter une attention particulière.

Ligne directrice no 3 – Importance des compétences alimentaires

« Il faudrait promouvoir la cuisson et la préparation des repas à partir d’aliments de haute valeur nutritive en tant que moyen pratique favorisant la saine alimentation. »

Pourquoi ? On observe une réduction de la consommation de repas préparés à partir d’ingrédients de base, ceux-ci étant remplacés par des aliments hautement transformés dont la préparation nécessite moins de compétences ou des compétences différentes.

On ajoute également dans le Guide alimentaire canadien qu’« il faudrait faire la promotion des étiquettes des aliments en tant qu’outils qui aident les Canadiens à faire des choix éclairés »

Pourquoi ? Encourager l’utilisation des étiquettes des aliments peut être une stratégie efficace pour promouvoir la sélection d’aliments de haute valeur nutritive et favoriser la préparation de repas et de collations saines.

Le nouveau Guide alimentaire en bref !

  1. Mangez des légumes et des fruits en abondance, des aliments faits de grains entiers et des aliments protéinés. Optez plus souvent pour des aliments protéinés d’origine végétale.
  2. Faites de l’eau votre boisson de choix.
  3. Limitez les aliments hautement transformés. Si vous les choisissez, mangez-en moins souvent et en petite quantité.
  4. Utilisez les étiquettes des aliments pour faire des choix éclairés.
  5. Restez vigilant face au marketing alimentaire.
  6. Prenez conscience de vos habitudes alimentaires.
  7. Cuisinez plus souvent.
  8. Savourez vos aliments.
  9. Prenez vos repas en bonne compagnie.

Il va sans dire que beaucoup de choses seront dites au sujet du Guide alimentaire canadien! De votre côté, comment le trouvez-vous?

Quelle part pour les agriculteurs ?

La USDA estime qu’entre 20 % et 25 % du prix de chaque produit alimentaire vendu au détail revient à l’agriculteur. Par contre, en restauration, la portion qui revient aux agriculteurs diminue pour atteindre un maigre 4 %. Alors, en sortant au restaurant, pénalisons-nous nos agriculteurs ? | Par Sylvain Charlebois, directeur scientifique, Institut des Sciences analytiques en Agroalimentaire

Cornichons et 3 cents?

Vous souvenez-vous du fameux pot de cornichons et des 3 cents de profit? Pendant des mois, l’Union des producteurs agricoles (UPA) brandissait un pot de cornichons afin de souligner que, malgré une hausse du prix vendant, les producteurs recevaient peu en retour pour les produits alimentaires que l’on achète. Dans le cas du pot de cornichons, l’UPA prétendait que 3 cents supplémentaires par pot auraient permis aux producteurs de couvrir leurs frais. C’est peu bien sûr, mais est-ce vraiment le cas ?

La United States Department of Agriculture (USDA) s’est récemment penchée sur la question pour mesurer la portion due aux agriculteurs américains. Selon le rapport de l’agence fédérale américaine, entre 20 % et 25 % du prix de chaque produit alimentaire revient à l’agriculteur. Évidemment, plus il y a de transformation sur un produit, moins le retour aux agriculteurs est important. Conséquemment, en restauration la portion qui revient aux agriculteurs diminue pour atteindre un maigre 4 %, toujours selon le même rapport. Les Américains dépensent maintenant 55 % de leur budget alimentaire à la consommation hors ménage, alors quelle sera la juste part pour l’agriculteur ?

Juxtaposons ces chiffres au marché canadien. Cette statistique nous préoccupe puisque bien des Canadiens consacrent une large partie de leur budget alimentaire à la restauration rapide ou à des solutions alimentaires qui les éloignent de leur propre cuisine. Selon un sondage de l’Université Dalhousie en octobre 2018, près de 40 % des consommateurs de 38 ans ou moins sortent au restaurant au moins une ou deux fois par semaine (voir Figure 1). Cet effet de la combinaison entre la génération Z et celle des Millénaux suggère à l’industrie la manière de gérer et de redéfinir les habitudes de consommation alimentaire. Peu étonnant de constater que les jeunes sortent plus, mais ce pourcentage est l’un des plus élevés jamais enregistrés.

Sortez-vous souvent au restaurant?

Sortir est une chose, mais on assiste aussi au phénomène de manger des aliments provenant de l’extérieur en restant à la maison. Par le biais d’applications numériques bien connues, plusieurs restaurants livrent leurs plats à domicile et parallèlement des entreprises comme GoodFood et MissFresh offrent le service de livraison de leurs repas prêt-à-cuisiner. Au coût de 9 à 12 $ le repas, vous recevez un plat archi-emballé à double tour pour ensuite passer du temps à cuisiner chez vous pendant quelques minutes. Une solution facile, simple, pratique, et de plus en plus populaire, surtout chez les jeunes professionnels (voir Figure 2). Mais encore une fois, les agriculteurs reçoivent peu de ces 9 à 12 $ payés au détail. Le rapport de la USDA ne mentionne rien à propos des plats prêt-à-cuisiner, mais vu les frais d’exploitation et de main-d’œuvre associés au service, il y a fort à parier que la part versée à l’agriculteur n’atteint pas 20 %.

Je souscris à un service de plats prêts-à-cuisiner ou j'y songe

Du coût de nos aliments, la part négligeable dédiée aux producteurs agricoles ne surprend pas. Les forces de la distribution et les coûts transactionnels supplémentaires minimisent leurs gains au détail. Mais dans le secteur des services alimentaires, leur part est pratiquement 4 fois plus petite à cause des taxes, services supplémentaires, emballages, pourboires et autres éléments qui s’ajoutent au prix. Opter pour des solutions de repas prêt-à-manger coûte généralement plus cher, tandis que les agriculteurs reçoivent un plus petit pourcentage. Mais recevront-ils moins si un plus grand nombre de consommateurs sortent davantage? Possiblement.

D’ici 2030, le ménage moyen au Canada consacrera 50 % de son budget alimentaire à la consommation hors ménage. Selon certaines estimations, le ménage canadien dépense présentement près de 35 % de son budget alimentaire au restaurant. En 2018, la famille moyenne aura dépensé environ 210 $ de plus en alimentation, dont 100 $ iront à la restauration. Donc pour cette année, la quote-part des agriculteurs augmentera de 26 $ environ. Un petit 4 $ provenant de la restauration, et 22 $ provenant du détail. Avec un taux d’inflation alimentaire de 1,8 %, si l’on applique les ratios prescrits par la USDA, la conversation des achats au détail à la restauration fait en sorte que les agriculteurs perçoivent moins que les autres maillons de la chaîne alimentaire.

Mais il y a de l’espoir malgré tout. Certains producteurs se prennent en mains et développent de belles entreprises afin d’échanger avec le consommateur directement. Grâce aux nouvelles technologies qui facilitent une plus grande connectivité, il devient facile pour eux de se rapprocher du marché.

Notre quête pour des solutions alimentaires faciles et pratiques octroie un pouvoir énorme au secteur du service alimentaire, cela va de soi. Mais pour nos agriculteurs, y aura-t-il toujours une façon d’en tirer profit ?

Bannir les aliments transformés est-ce possible?

Tout le monde cherche à améliorer son alimentation, et c’est bien louable. Dans les dernières années, on a vu passer plusieurs courants alimentaires. Celui qui occupe actuellement la place publique en est un qui prône l’élimination des aliments transformés de nos paniers d’épicerie. En rencontre d’équipe, nous avons discuté de la classification NOVA , qui va dans cette direction et qui a fait couler beaucoup d’encre dernièrement. Nous avons alors décidé de relever un défi basé sur cette classification et de vivre à plein l’expérience ! | Par Caroline Trudeau

Le contexte

Le système de classification NOVA, reconnu entre autres par l’Organisation mondiale de la santé, classe les aliments en quatre catégories, selon le degré et la fonction de la transformation alimentaire. Voici un résumé de cette classification.

Groupe 1 : aliments frais ou minimalement transformés

Les aliments frais sont les parties comestibles des plantes (graines, fruits, feuilles, tiges) et des animaux (muscles, oeufs, lait). Les aliments minimalement transformés sont les aliments frais modifiés par certains procédés, afin d’en simplifier la préparation
culinaire. On n’y ajoute aucune substance. Il s’agit des fruits, légumes et légumineuses préparés, séchés ou congelés, du lait pasteurisé, du yogourt nature, des riz, farines et pâtes alimentaires, du café, des fines herbes, etc.

Groupe 2 : ingrédients culinaires transformés

Dans cette catégorie on trouve les substances extraites à partir des aliments du groupe 1 par différents procédés : pressage, raffinage, meulage, broyage, séchage. Elle comprend le sel, le sucre, le miel, les huiles végétales, le beurre, etc. Ce sont des ingrédients qu’on consomme rarement seuls et qui sont plutôt utilisés pour préparer les aliments du groupe 1.

Groupe 3 : aliments transformés

Ce sont les aliments obtenus par la préparation des aliments du groupe 1, avec l’ajout d’aliments du groupe 2, par diverses méthodes de transformation, incluant des méthodes de conservation et de cuisson. Ils sont constitués d’un ou deux ingrédients. On y trouve certains pains et certains fromages, les légumineuses, les fruits et légumes en conserve, la viande et le poisson fumés, les noix salées ou sucrées.

Le défi: zéro aliment transformé!

Dans le langage populaire, on entend souvent qu’il faut éliminer tous les aliments transformés sans exception, et donc sans grande distinction entre les niveaux (même si on trouve de très bons aliments transformés dans les groupes 1 et 2 de la classification NOVA). Nous avons donc décidé, pendant 5 jours consécutifs, de ne pas consommer d’aliments provenant du groupe 3 et du groupe 4.

À faire : garder un journal de tout ce qui est consommé durant la journée. Noter ses réflexions, commentaires, défis rencontrés. Mais également les bons coups, les découvertes, les prises de conscience, etc.

Les réactions
Lyne
: « Ça n’a pas été facile de tenir 5 jours. Je me suis faite prendre au jeu. Je croyais que ce serait plus facile ! »
Caroline : « Je ne consommais déjà pas beaucoup d’aliments transformés, mais j’ai réalisé que ceux que j’utilisais, j’y tenais ! »
Marie-Josée : « Somme toute, le défi en lui-même est simple, mais ça implique beaucoup de faire les choses soi-même. »

Manque de temps

C. : « Tout cuisiner maison demande beaucoup plus de temps et de préparation. Par exemple, j’avais l’habitude de faire un poisson pané au four, avec un peu de chapelure panko. Pour reproduire le tout, il aurait fallu que je fasse mon propre pain, puis que je le transforme ensuite en chapelure. Pour un souper de semaine, c’est impensable. »
M.-J. : « Tout faire soi-même, c’est long, alors j’ai souvent mangé la même chose parce que je n’avais pas le temps de passer des heures derrière le fourneau. »
L. : « Les aliments transformés sont pour moi des facilitateurs au quotidien. Pour un lunch facile, je prends habituellement de la salade, quelques légumes, une conserve de thon, et hop, c’est réglé. Mais le thon en conserve, bien que très bon pour ma santé, est un aliment transformé. Une chance que j’adore les oeufs, car c’est la protéine qui a composé la majorité de mes dîners… J’oubliais de mettre dans mon lunch les restants de viande cuisinée la veille. »

Besoin de préparation

L. : « J’adore recevoir à l’improviste, mais durant le défi, ça me causait un stress énorme. Par quoi est-ce que je devais remplacer mes pains hamburger ?! J’ai flanché. »
M.-J. : « Le secret, c’est vraiment la planification. Si on se fait un menu, que l’on sait ce que l’on va manger et qu’on se procure les ingrédients pour le faire, c’est plus facile de réussir ce défi. »
C. : « Les aliments transformés que j’utilise régulièrement sont ceux qui me permettent de sauver du temps. J’ai l’habitude de manger un gruau d’avoine découpée instantané qui se prépare en 1 min 30. La version originale est beaucoup moins pratique : 25 minutes de cuisson ! Bien sûr, le secret est d’en faire cuire une bonne quantité, pour en avoir pour les matins suivants. »
L. : « J’aime aussi tout ce qui me sauve du temps. Pour ma vinaigrette, j’utilise une sauce césar du commerce à laquelle j’ajoute du vinaigre balsamique. Voilà une nouvelle vinaigrette, en moins de deux. Je prends une pizza congelée, à laquelle j’ajoute les légumes que j’aime. »

Les indispensables

C. : « Ce que j’ai trouvé très difficile également, c’est de devoir couper des aliments que je ne suis tout simplement pas capable de faire à la maison, comme la sauce soya ou la moutarde de Dijon. Il y a aussi le fromage !! Je m’en suis tellement ennuyée pendant le défi. »
M.-J. : « Les pâtes et le fromage m’ont manqués, jusqu’au moment où j’ai réalisé que les pâtes appartenaient en fait au groupe 1… J’en ai perdu mon latin. »

Toute une fierté

C. : « De mon côté, j’ai choisi de faire des raviolis maison, un dimanche après-midi. C’était une activité pour me relaxer. Mais je n’ai pas autant de temps à investir les soirs de semaine ! »
L. : « Mes filles ont fait leur propre croûte à pizza. Quelle fierté j’ai vue dans leurs yeux ! Ma plus jeune a trouvé ça difficile et elle s’est même découragée. Ce fut tout un apprentissage. »

Adieu fringales !

M.-J. : « Les éléments les plus difficiles à retirer de mon alimentation ont été ceux liés à la gourmandise ou à des grignotines, comme des croustilles, des barres tendres, etc. D’ailleurs, la collation d’après-midi est le moment le plus difficile à gérer avec ce genre d’alimentation, puisque c’est une fringale qui se comble facilement avec des produits du commerce. Je sais que si j’avais eu plus de temps, j’aurais pu cuisiner d’avance des options maison, mais j’ai choisi d’investir mon temps ailleurs. »
L. : « J’ai eu des rages de mes bonbons préférés, que je n’étais pas en mesure de reproduire… Lorsque je m’entraîne, je consomme de la réglisse. Par quoi aurais-je bien pu remplacer ma réglisse ?! »

On recommence ?

M.-J. : « Personnellement, je ne pourrais pas adopter ce mode de vie sur une base régulière. J’ai envied’expérimenter en cuisine avec des aliments que je considère tout aussi bons pour la santé, bien qu’ils aient subi quelques transformations. Je recherche un équilibre. C’est également difficile au restaurant et dans les sorties, puisqu’on n’a pas le contrôle sur les aliments transformés contenus dans les recettes. D’ailleurs, ce n’est pas une information qui est transmise spontanément. »
C. : « Je ne couperai pas les aliments transformés complètement de mon alimentation. Par contre, le défi m’a amenée à être beaucoup plus critique par rapport aux aliments transformés que je choisis. J’ai le choix à l’épicerie d’acheter des produits transformés qui sont faits d’ingrédients naturels, l’équivalent de ce que je ferais à la maison. Pourquoi je m’en passerais ? Tous les aliments transformés ne sont pas mauvais, il suffit de faire les bons choix. »
L. : « Selon moi, ce qui est plus important que le débat sur la transformation alimentaire, c’est d’amener les gens à mieux comprendre l’importance de l’ingrédience. Que ce soit fait à la maison ou acheté en épicerie, la quantité de sucre, de sel, de gras est aussi importante… Je souhaite, et c’est d’ailleurs pourquoi DUX est si important pour moi, que dans notre offre alimentaire, il y ait de plus en plus de produits nutritifs, salubres et qui tendent vers le clean label. Des produits qui sont bons pour nous et qui nous facilitent la vie au quotidien. J’aime la cuisine rassembleuse et qui prend en compte tous les aspects de ma vie, que ce soit la famille, les activités sportives, les sorties culturelles et le partage ! »

À l’assaut du gaspillage alimentaire!

Chaque année, quatre millions de personnes connaissent la faim au Canada et pourtant, chaque minute, nous gaspillons suffisamment de nourriture pour nourrir un stade. Réflexion sur le gaspillage alimentaire. | Par Mathilde Condrain-Morel

Les statistiques sont effarantes: chaque année, les Canadiens et les Canadiennes gaspillent plus de 395 kilos de nourriture par personne. Pensez-y, c’est une quantité astronomique de nourriture! Ça représente environ 31 milliards de dollars d’aliments inutilement gaspillés et ça veut aussi dire qu’il faut rapidement prendre action contre le gaspillage alimentaire. On entend de plus en plus parler d’économie circulaire, et nous y reviendrons dans le prochain numéro du magazine LE must, mais il est évident que la situation est critique. Afin de ne pas sombrer dans le défaitisme, nous tournons votre attention vers une initiative qui rejoint nos convictions.

Unir ses forces pour faire une différence

La Tablée des Chefs, reconnue pour sa mission de nourrir les personnes dans le besoin et pour son travail envers l’éducation culinaire des jeunes fait également beaucoup pour contrer le gaspillage alimentaire. En effet, son service de récupération alimentaire sert d’agent de liaison entre les producteurs de surplus alimentaires et les organismes qui les redistribuent aux personnes dans le besoin. Jean-François Archambault, directeur général de l’organisme à but non lucratif, s’est récemment associé à Hellman’s pour son programme « Le sauvetage Mangez vrai Hellman’s » visant à encourager les consommateurs à adopter certains changements à la maison afin de réduire le gaspillage alimentaire, où 47% de celui-ci se produit.

Quelques trucs qui fonctionnent

Selon Jean-François Archambault, la meilleure approche est celle des trois « P »: prévoir, préparer, préserver. En effet, on ne pense pas que le gaspillage survient plus souvent qu’autrement parce qu’on a oublié tel légume ou tel plat de plastique dans le fond du réfrigérateur. Cette situation peut facilement être évitée avec un minimum de préparation et de planication. La méthode des trois « P » vous invite donc à :

  • Prévoir votre visite à l’épicerie afin d’acheter seulement les aliments dont vous avez besoin.
  • Préparer vos repas et cuisiner en début de semaine afin d’utiliser tout ce que vous avez acheté.
  • Préserver en prenant le temps d’entreposer correctement vos aliments afin qu’ils se conservent plus longtemps.

Pour vous aider à réduire le gaspillage, pourquoi ne pas congeler vos herbes fraîches dans des bacs à glaçons ou utiliser vos pelures et vos restes pour créer un bouillon savoureux? Vous retrouverez d’ailleurs d’autres astuces de ce genre sur notre site web, qui vous permettent de mieux manger et mieux vivre. De votre côté, que faites-vous pour réduire le gaspillage alimentaire dans votre foyer?

Le miel se la coule douce

Le miel est une richesse dont les propriétés ne cessent de nous épater. Il respire la nature ! Au Québec, le miel d’ici est une fierté au même titre que les huiles d’olive en Italie et les vins en France. Et ce n’est pas les apiculteurs qui diront le contraire. En effet, on dénombre 8 500 apiculteurs qui s’occupent de 720 000 colonies d’abeilles dans l’ensemble du Canada, dont Bernard Guzzi, à Laval. On accorde au miel de nombreux bienfaits sur la santé et nous lisons beaucoup de choses à son sujet, mais qu’en est-il réellement ? | Par Hubert Cormier, nutritionniste

La production du fameux nectar provient de la culture des arbres fruitiers, des petits fruits ou encore des nombreuses fleurs sauvages de nos belles régions. Le miel est un produit naturel et polyvalent. Celui-ci est issu du nectar ou des sécrétions sucrées de certaines plantes, transformés et emmagasinés dans les alvéoles des ruches.

Énergie dorée

Le miel est composé à 80 % de glucides et possède un pouvoir sucrant deux fois plus élevé que le sucre blanc, c’est-à-dire que son goût sucré est plus prononcé. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on doit en mettre moins lorsqu’on l’utilise. En effet, 180 ml (3/4 de tasse) de miel peuvent très bien remplacer jusqu’à 250 ml (1 tasse) de sucre dans une recette, mais n’oubliez pas de retirer l’équivalent de 3 cuillères à soupe de liquide pour préserver la consistance de votre plat. De plus, contrairement au sucre raffiné, le miel a un indice glycémique moins élevé, ce qui signifie qu’il sera digéré et transformé en glucose dans votre sang plus lentement, limitant alors l’effet sur votre glycémie. Les aliments avec un indice glycémique faible peuvent aider à contrôler votre taux de cholestérol et votre appétit, et à réduire le risque de maladies du coeur et de diabète de type 2. Avec modération Toutefois, le miel demeure un sucre et il doit être consommé avec modération. En effet, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) suggère désormais de consommer moins de 10 % de notre apport quotidien en sucre sous forme de sucres ajoutés, ce qui équivaut à 50 grammes par jour. Actuellement, la consommation de sucre représenterait 21 % de l’apport calorique des Canadiens ! Bref, nul besoin de tout calculer, mais surveillez plutôt la liste des ingrédients des produits que vous achetez, et évitez ceux dans lesquels on a ajouté du sucre. Vous verrez déjà de belles améliorations.


Les 4 bienfaits du miel

01 Antibactérien

Le miel a de nombreuses vertus nutritives. Tout d’abord, c’est un antibactérien naturel. Selon une récente étude menée par des chercheurs suédois, le miel contiendrait plusieurs bactéries lactiques permettant de lutter contre différents agents pathogènes. Ces bactéries sont en fait issues de l’estomac des abeilles. Additionné à une tasse d’eau chaude, du citron et du gingembre, le miel peut par exemple apaiser des maux de gorge. Cependant, la plupart des bactéries lactiques ne survivent pas au processus de pasteurisation du miel. Au Canada, la pasteurisation est un choix commercial si bien qu’on trouve en magasin facilement du miel pasteurisé et non pasteurisé. Cependant, les compagnies sont obligées de le mentionner sur l’étiquette puisqu’elles sont soumises au Règlement sur le miel. Or, attention, dans tous les cas, on ne doit pas donner de miel aux enfants de moins d’un an ni aux femmes enceintes en raison du risque de botulisme infantile, puisque la pasteurisation apicole ne permet pas la destruction des spores de la bactérie clostridium botulinum.

02 Anti-inflammatoire

D’autre part, les propriétés anti-inflammatoires reconnues du miel ne sont pas écartées, notamment dans les pathologies gastro-intestinales telles que l’inflammation ou l’ulcère de l’estomac. Cependant, le potentiel thérapeutique antibactérien du miel reste à prouver.

03 Antioxydant

Qui plus est, une autre étude, de l’Université de l’Illinois aux États-Unis, tend à montrer que le miel est également une source d’antioxydants, en partie grâce à sa teneur en flavonoïdes. Les antioxydants protègent le corps et permettent de prévenir l’apparition de certaines pathologies cardiovasculaires, certains cancers ou certaines maladies neurologiques. Cependant, des études complémentaires à ces premiers résultats seront nécessaires pour déterminer la corrélation entre la consommation de miel et les bienfaits pour la santé reliée aux antioxydants.

04 Prébiotique

Enfin, selon certaines études exploratoires, le miel semble agir tel un prébiotique, servant à alimenter les bonnes bactéries ou probiotiques présents dans l’intestin. Autrement dit, les glucides du miel, et plus précisément les oligosaccharides, favoriseraient l’activité et la croissance des bactéries de la flore intestinale, bénéfiques pour la santé de notre microbiote intestinal.

Boeuf Québec…où te caches-tu?

On aimerait tous pouvoir manger des aliments provenant de notre coin de pays, mais ce n’est pas toujours une mince tâche ! Pour preuve, quelle est la dernière fois que vous avez consommé du boeuf élevé au Québec ? Il est fort probable que non seulement vous soyez incapable de répondre à cette question, mais qu’en plus, vous ne sachiez même pas qu’il existe chez nous un boeuf de qualité irréprochable, soigné et élevé près de chez vous. Heureusement, le programme Partenaires Boeuf Québec va nous faciliter les choses. | Par Thérèse Garceau

Contrairement à d’autres productions animales et malgré les 40 ans bien sonnés de sa filière, le boeuf québécois n’avait jusqu’à l’an dernier pas encore d’identification propre pour lui permettre d’être reconnu des consommateurs. Actuellement, le logo Partenaires Boeuf Québec est présent dans certaines boucheries et chez quelques restaurateurs, notamment à La Cage Brasserie sportive qui, depuis avril, est la première chaîne de restauration à n’offrir que du boeuf certifié Québec sur le menu de tous ses restaurants.

Enfin en épicerie !

Heureusement, l’étiquette Boeuf Québec fait enfin son entrée officielle sur les tablettes des épiciers. Depuis le début de juin, les amateurs de barbecue des 293 magasins IGA du Québec et du Nouveau-Brunswick peuvent découvrir les deux premiers produits Boeuf Québec offerts, soit le bifteck et le boeuf haché. Enfin, à nous le hamburger québécois à 100 % !

Plus cher, le boeuf québécois ?

Peut-être un peu plus que le boeuf américain, mais pas beaucoup, explique Jean-Sébastien Gascon, coordonnateur du programme Partenaires Boeuf Québec et directeur général de la Société des Parcs d’Engraissement du Québec (SPEQ). « Nous essayons de nous maintenir autour de 5 % du prix des matières premières, le meilleur prix sur le marché. Ce n’est pas beaucoup plus cher, mais c’est pour le consommateur la garantie d’avoir un produit de très haute qualité, élevé localement dans le respect de la santé animale. »

C’est pour le consommateur la garantie d’avoir un produit de très haute qualité, élevé localement dans le respect de la santé de l’animal.

Encourager l’économie locale

De plus, en encourageant la production locale et les éleveurs d’ici, nous contribuons à rebâtir et à sécuriser l’approvisionnement en boeuf local au Québec. En ce moment, la presque totalité de la production est dirigée vers les marchés de l’Ontario ou du nord-est des États-Unis. « Le boeuf produit au Québec représente 5 % de la production canadienne. Le marché est soumis à un libre-échange complet. Cinq entreprises en Amérique du Nord contrôlent plus de 80 % du marché », note André Roy, directeur général de la Fédération des Producteurs de bovins du Québec.

5 raisons de choisir le boeuf du Québec

Pourquoi le boeuf québécois est-il gage de qualité ? Entre autres parce que les producteurs de bovins du Québec ont choisi des pratiques de production durable :

01 Alimentation locale

Le boeuf québécois est nourri de maïs cultivé ici. C’est aussi ce qui donne à la viande un goût riche et un persillage élevé.

02 Réutilisation

Le fumier est conservé et utilisé comme fertilisant naturel pour les cultures.

03 Valorisation des terres

Les producteurs utilisent, pour le pâturage, des terres qui ne sont pas adaptées pour l’agriculture, ce qui permet de valoriser ces zones.

04 Protection de l’eau

Les agriculteurs du Québec protègent les ressources locales en eau, la réglementation québécoise sur l’eau étant parmi la plus avancée au monde.

05 Antibiotiques

L’usage d’antibiotiques au Québec est réglementé ; l’administration doit absolument être prescrite par un vétérinaire.