Petits fruits à la rescousse de notre mémoire

Les Québécois consomment en moyenne 3 kg de bleuets par personne chaque année et la même quantité de fraises ! En plus d’être savoureux, nos petits fruits nordiques regorgent de propriétés pour notre santé. | Par Laurence Daoust, B.Sc., Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels

Le Québec est un territoire débordant de richesses naturelles. Les petits fruits nordiques, dont certains sont bien connus comme le bleuet sauvage et la canneberge, sont largement cultivés dans nos régions. Il est d’ailleurs impressionnant de constater que dans certaines sphères, le Québec se classe parmi l’élite des producteurs mondiaux. La production de canneberges biologiques dans la Belle Province est en effet au premier rang mondial, représentant environ 90 % de la production totale. Quant à la région du Saguenay–Lac-St-Jean, elle est bien connue pour ses millions de kilogrammes de bleuets sauvages récoltés chaque année. À cela s’ajoutent d’autres petits fruits dont la culture est en forte émergence. Pensons notamment à la camerise, à la chicoutai, à l’amélanche, à l’argouse, au cerisier nain et au sureau. Certains sont déjà bien connus comme la camerise et il y a fort à parier que dans quelques années, les autres gagneront en popularité également.

Riches en polyphénols


Tous s’entendent pour dire que le Québec n’est certainement pas la destination tropicale de prédilection. En effet, dans plusieurs de nos régions, les hivers sont très rigoureux et nous semblent parfois interminables. À première vue, nous pourrions être portés à croire que nos conditions climatiques ne sont pas idéales pour la survie des divers plants qui produisent ces petits fruits. C’est pourtant le contraire, preuve que mère Nature fait bien les choses ! Les petites baies nordiques qui poussent au Québec sont adaptées aux conditions hostiles et à des sols qui sont parfois peu fertiles. Elles possèdent leur propre mécanisme de défense. Ce qui peut être vu comme un désavantage est finalement une bénédiction ! En effet, dans ces conditions de stress, les plantes produisent davantage de petites molécules protectrices, dont les polyphénols, auxquels on attribue plusieurs bénéfices santé. Les bleuets sauvages, tout comme les canneberges, sont d’ailleurs d’excellentes sources de polyphénols, et c’est pourquoi ces trésors québécois font l’objet de nombreuses études scientifiques.

Les bienfaits sur la mémoire

Les pouvoirs antioxydants et anti-inflammatoires des petits fruits sont fort intéressants lorsque vient le temps d’aborder les sujets reliés à la prévention et au traitement de l’obésité, aux maladies cardiovasculaires, aux maladies inflammatoires de l’intestin ou encore au vieillissement, et ce, à divers niveaux. Des chercheurs de l’Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels (INAF) de l’Université Laval se sont penchés sur la question du vieillissement, autant chez des personnes en santé que chez des gens atteints de maladies dégénératives comme la maladie de l’Alzheimer. Or, cette maladie connaît une forte croissance partout à travers le monde. Au Canada, 747 000 Canadiens vivent avec ce trouble cognitif qu’est la maladie d’Alzheimer. En 2031, 1,4 million de personnes en seront atteintes. Heureusement, les chercheurs font des avancées dans le traitement de cette maladie. Des travaux menés sur des animaux vieillissants ont démontré que l’administration d’un extrait riche en polyphénols de bleuets et de raisins améliorait leurs performances cognitives. L’effet était encore plus important lorsque cet extrait était administré à des souris atteintes de dégénérescence cognitive. Les chercheurs ont aussi observé une amélioration de la mémoire chez certaines personnes âgées ayant consommé un supplément alimentaire d’extraits de bleuets et de raisins. Dans d’autres centres de recherche, des scientifiques ont évalué l’effet protecteur d’une variété de petits fruits (bleuets, cassis, baies de sureau, airelles, fraises) sous la forme d’un breuvage chez des individus âgés d’environ 60 ans. Ce breuvage s’est avéré bénéfique pour les fonctions cognitives.

Des recherches prometteuses

De toute évidence, les bleuets font bonne figure. Or, qu’en est-il des autres petits fruits que nous connaissons moins ? Les études sont beaucoup moins nombreuses, mais très prometteuses. Par exemple, les baies de l’argousier (qui sont d’un orange vif) et la chicoutai (aussi appelée plaquebière) ont démontré un potentiel antioxydant intéressant. En effet, les baies d’argousier fournissent entre autres 400 mg de vitamine C par portion, alors que le besoin quotidien est entre 75 à 90 mg par jour. Les myrtilles et les mûres ont pour leur part été associées à la prévention du déficit d’apprentissage et de la perte de mémoire liée au vieillissement. Quant au cassis, des études rapportent de possibles effets neuroprotecteurs dans la maladie d’Alzheimer. Ne vous privez donc jamais de consommer ces merveilleux petits fruits ! En plus d’avoir un potentiel pour améliorer notre mémoire, ils contiennent des vitamines, des minéraux et des fibres, mais surtout, ils sont délicieux ! Avez-vous besoin d’une raison de plus ?

L’autocueillette à hauteur d’enfants

Les enfants s’ennuient sur la banquette arrière et ont besoin de dépenser leur énergie ? Initiez-les à une activité agrotouristique où ils auront les mains dans la terre : l’autocueillette de fruits et de légumes. Une sortie familiale ludique qui permet d’en apprendre plus sur la provenance des aliments tout en faisant provision de savoureux produits à déguster toute l’année !

Souvenirs de cueillette

Dans notre famille, il y a une tradition qui se perpétue de génération en génération. Toute petite, j’allais passer quelques heures à Deschaillons chez ma grand-mère du côté paternel qui avait un immense jardin. L’été, j’avais la chance d’aller cueillir des fèves, carottes, pommes de terre et autres les légumes traditionnels du temps.

À ce moment, je n’avais pas pleinement conscience de la richesse de ce geste et de tout ce que représentait cet immense jardin. Je me souviens même d’être allée y cueillir ma citrouille. Pouvoir dire que la grosse courge orange venait du jardin familial était une fierté. Mes filles n’ont peut-être pas eu la chance de vivre cette expérience, mais elles partagent le rituel de la cueillette d’une autre façon. – Lyne Gosselin, éditrice du magazine LE must

Tombées dans le bleuet !

Nous sommes trois soeurs de 9, 13 et 14 ans. Nous adorons aider notre grand-père paternel pour le rituel annuel de la cueillette des bleuets. Lorsque nous allons à son camping durant l’été, nous avons hâte de vivre cette fabuleuse expérience de cueillette. Nous prenons la route, qui dure une quinzaine de minutes, et une fois arrivés, les employés nous accueillent et nous donnent des paniers selon la quantité voulue de bleuets. Puis, ils nous disent où nous diriger pour éviter de se rendre à un endroit où les fruits ont déjà été récoltés. À la suite de notre récolte et de nos nombreuses dégustations (car il faut bien goûter pour voir si les bleuets sont bons !), nous repartons avec deux grosses chaudières remplies à ras bord.

Grâce à cette fabuleuse expérience, nous avons pris conscience à quel point la récolte de bleuets prend beaucoup de travail et de temps.

Nous avons énormément de plaisir à nous cacher et à rire, mais surtout à être avec notre grand-père. C’est très agréable. Nous organisons un concours entre nous, mais…c’est pratiquement toujours Marie-Jade qui remplit son panier en premier, car Angélique mange un bleuet sur deux et Félicia regarde partout, parle constamment et oublie… de cueillir des bleuets ! Grâce à cette fabuleuse expérience, nous avons pris conscience à quel point la récolte de bleuets prend beaucoup de travail et de temps. Maintenant, chaque fois que nous mangeons des bleuets que nous achetons à l’épicerie, nous repensons à tout l’amour qui est derrière ces fruits. – Félicia, Marie-Jade et Angélique

Préservez vos récoltes

La congélation

Voilà une des meilleures façons de conserver vos aliments, à commencer par les petits fruits. On dépose bleuets, fraises et framboises sur une plaque à pâtisserie. Une fois gelés, on les dépose dans des sacs en plastique refermables. À utiliser dans vos frappés aux fruits, coulis, compotes, muffins et même comme glaçons dans vos cocktails !

Pour ce qui est des légumes, certains doivent être blanchis avant d’être congelés : chou-fleur, carottes, brocoli et haricots. On les met dans l’eau bouillante pendant deux minutes, puis on les plonge dans l’eau froide. On les fait ensuite sécher puis on les congèle sur une plaque à pâtisserie. Il ne reste qu’à les mettre dans des sacs en plastique hermétiques. Maïs : les mois d’août et de septembre représentent le moment parfait pour faire une réserve d’épis ! Il suffit de les égrener à l’aide d’une fourchette et de les congeler dans des sacs. Lors de leur utilisation, vous n’avez qu’à les faire cuire de 1 à 2 minutes. Ces légumes qu’on ne pense pas congeler : les oignons et l’ail déjà haché ont leur place au congélateur, ainsi que le chou frisé émincé. On peut même congeler des tomates entières ; bien qu’elles ne puissent pas être utilisées telles quelles lorsqu’elles seront dégelées, elles auront leur place dans les sauces, les soupes, le couscous et le chili.

La déshydratation

Saviez-vous que cette ancienne méthode de conservation des aliments permet de garder des aliments frais pendant très longtemps ? On n’épluche que les fruits et légumes à peau épaisse, on dénoyaute les fruits, on coupe en rondelles ou on émince. Les légumes doivent être blanchis trois minutes à l’eau bouillante. Ensuite, on place les aliments sur une plaque en évitant de les empiler, puis on fait cuire au four environ
trois heures à basse température (50 °C/120 °F), en gardant la porte ouverte.

Autrement, de plus en plus de déshydrateurs font leur place sur le marché. Ces appareils permettent de sécher et de déshydrater de nombreux aliments répartis sur plusieurs étages en diffusant une chaleur douce. Après avoir été déshydratés, les aliments doivent être placés dans des bocaux en verre qui se ferment hermétiquement, à l’abri de la lumière et de l’humidité. À utiliser dans les salades, mijotés, muffins, sandwiches et tout simplement pour grignoter en collation !

Les conserves

Cette méthode ancienne revient au goût du jour, notamment pour ce qui a trait aux tomates. Les conserves demeurent une bonne méthode de conservation pour plusieurs fruits et légumes sans qu’on ait à se lancer dans une corvée interminable. On y met tomates, betteraves, chou-fleur, brocoli. Il existe également un autre moyen de faire des conserves : la lactofermentation. Cette méthode millénaire permet de conserver les aliments tout en développant les bonnes bactéries, notamment les probiotiques, et en éliminant les micro-organismes responsables de la moisissure.

Pour cette technique, on utilise de l’eau et du sel en laissant fermenter les pots à température ambiante. Les aliments se conserveront ainsi longtemps, à la condition que vous laissiez vos pots au réfrigérateur par la suite. Les légumes qui sont propices à ce procédé sont les betteraves, les concombres, le chou et les carottes râpées.

Carburer au grillon

Les gens sont de plus en plus sensibilisés à l’impact environnemental de leurs habitudes de consommation. Les sportifs ne font pas exception. C’est d’ailleurs ce qui a poussé les compagnies québécoises NAAK et uKa Protéine à lancer des barres énergétiques à base de poudre de grillons. Cette dernière possède des attributs nutritionnels musclés, tout en étant l’une des sources de protéines complètes les plus écoresponsables. | Par Julie Desgroseilliers, nutritionniste

Que vaut la poudre de grillon ?
Comparée au poulet, la poudre de grillons contient, à poids égal, près de six fois plus de fer (transporte l’oxygène dans le sang), trois fois plus de potassium (facilite la contraction des muscles) et 34 fois plus de calcium (normalise les battements cardiaques et maintient des os solides). Elle contient aussi des fibres (prolongent le sentiment de satiété), des acides gras oméga-3 (favorisent une bonne santé cardiaque et cérébrale), ainsi qu’une quantité impressionnante de vitamine B12 (intervient dans la synthèse des protéines et des globules rouges). En effet, une portion de 15 ml (1 c. à s.) de poudre de grillons comble 90 % des besoins quotidiens de cette vitamine. Comme cette dernière est uniquement présente naturellement dans les aliments d’origine animale, la poudre de grillons représente une belle alternative pour les athlètes désirant réduire leur consommation de viande.

La part belle aux protéines
C’est toutefois la teneur élevée en protéines qui fait la renommée des grillons. Une portion de 60 ml (1/4 t.) de poudre de grillon fournit 16 g de protéines, soit l’équivalent offert par deux verres de lait ou 170 g (3/8 lb) de tofu ferme. Et tout comme les autres protéines animales, le grillon est une protéine complète, renfermant les neuf acides aminés essentiels que le corps ne peut synthétiser. Consommées après l’exercice, les protéines favorisent la régénération des fibres musculaires endommagées pendant l’effort physique, tout en optimisant le stockage du glycogène (musculaire et hépatique) lorsqu’elles sont combinées aux glucides. Autre charme pour les athlètes : les protéines sont une source d’énergie durable, soutenant bien lors des efforts de longue durée (ex. cyclisme, triathlon). Ainsi, que vous soyez un athlète ou même un sportif de salon, la poudre de grillons constitue une façon originale et écologique d’inclure des protéines de qualité et divers nutriments gagnants à votre menu.

VALEURS NUTRITIVES

  Poudre de grillons*

(100 g/250 ml)

Poitrine de poulet grillé** (100 g/3,5 oz)
Protéines 64 g 31 g
Fibres 8 g 0 g
Potassium 33 %*** 11 %
Fer 17 % 3 %
Calcium 0,5 % 17 %
Vitamine B12 1 580 % 10 %

*Informations nutritionnelles provenant de la poudre de grillons uKa protéine.

** Informations nutritionnelles tirées du Fichier Canadien sur les éléments nutritifs – Santé Canada

*** % de la valeur quotidienne

Cuisiner le grillon
Malgré la réticence de plusieurs à consommer des insectes, la poudre de grillon s’apprivoise facilement. Sa saveur rappelle la noisette grillée, alors que sa couleur ajoute une teinte chocolatée aux recettes. Et non, elle ne pue pas ! Pour bonifier la valeur nutritive de vos recettes (ex. muffins, crêpes, pain aux bananes, galettes), remplacez 10 % de la farine tout usage par de la poudre de grillons. Elle s’ajoute aussi facilement dans les smoothies, gruaux du lendemain, boules d’énergie, potages, etc. Comme son prix est élevé pour le moment (environ 63 $/lb), vous pouvez la découvrir via des aliments préparés. Mises à part les barres énergétiques, les boutiques et le commerce en ligne nous offrent, entres autres, des pâtes alimentaires à base de grillons de la compagnie Mélio, qui avait d’ailleur été sélectionnée lors des Grands prix DUX de l’an dernier, des craquelins et un mélange à smoothie de la compagnie Crickstart, mais aussi des grillons grillés. Et si le coeur vous en dit, vos animaux de compagnie peuvent également carburer au grillon grâce à la nourriture de l’entreprise montréalaise Wilder & Harrier. Qui sait, votre chien pourrait peut-être lui aussi améliorer ses performances de façon responsable ?!

Pour essayer le grillon chez vous, on vous suggère cette recette de pâtes de grillon style miso et rondelles de dindon.

Mise en garde : Si vous êtes allergiques aux crustacés, vous pourriez l’être aussi aux grillons.

Au coeur des vertus de la pomme

L’autocueillette de la pomme est l’une de ces activités incontournables au Québec. Année après année, on se plaît à répéter l’expérience en famille et à cuisiner compote, croustades et tartes, mais la pomme semble parfois n’avoir la cote que pour sa saveur. En effet, dans un monde qui glorifie les aliments « vertueux », elle ne reçoit pas tout le mérite qui lui est dû. Pourtant, on dit bien qu’« une pomme par jour éloigne le médecin pour toujours ». Qu’en est-il vraiment ? | Par Daniel J. Crisafi, ND.A, PH.D., Directeur clinique PH santé beauté

Super pomme

Qui n’a pas entendu parler des superaliments, ces aliments miracles qui semblent prévenir, voire traiter, une pléthore de maladies ? Malheureusement, la mode des superaliments est passée de la spiruline au chou frisé, aux baies de goji et au jus de grenade sans donner la moindre attention à notre bonne vieille pomme. Pourquoi payer une prime pour consommer des aliments exotiques alors que nous en avons ici à bas prix ? D’ailleurs, il est important de rappeler que les superaliments n’ont rien de magique, et sont simplement des aliments hautement nutritifs, contenant une grande quantité de vitamines, de fibres, d’antioxydants, etc.

Antioxydants puissants

Comme plusieurs autres fruits, la pomme est une source importante d’antioxydants, ces substances réduisant le risque de maladies dégénératives et de vieillissement prématuré. En 2006, des chercheurs de l’Université du Québec à Trois-Rivières avaient démontré que deux antioxydants présents dans la pomme pouvaient réduire la mort des cellules du cerveau associées à la maladie de Parkinson. En 2009, Thomas C. Shea (un éminent chercheur américain) et son équipe ont démontré que la consommation de pommes avait un effet protecteur sur le système nerveux, allant jusqu’à suggérer un niveau important de protection contre la maladie d’Alzheimer. Non, la pomme ne guérit pas, mais les substances antiinflammatoires présentes dans le fruit sont des alliés importants dans la prévention nutritionnelle de ces maladies de dégénérescence cognitive.

Un acide qui énergise

L’acide malique est un des éléments entrant dans le mécanisme permettant d’extraire l’énergie des aliments, c’est-à-dire qu’il augmente notre énergie. En plus, l’acide malique a démontré la capacité de réduire la douleur chez les personnes souffrant de fibromyalgie. Cet acide aiderait également à réduire la quantité de bactéries nocives dans la bouche. Quel est le lien avec les pommes ? Le mot « malique » nous vient du mot latin malum qui signifie pomme, car cet acide a été découvert dans ce fruit rond et rouge en 1785 par Carl Wilhelm Scheele, un scientifique suédois.

Loin de tourner au vinaigre !

La pomme fait effectivement partie des sources alimentaires où l’on retrouve la plus grande concentration de cet acide, la première étant… le vinaigre de cidre de pommes ! Sa consommation peut avoir d’importants bienfaits pour réduire la douleur et augmenter l’énergie. Il peut également aider à mieux digérer, lorsque pris avec les repas, alors que son acidité accrue améliore l’absorption du calcium, du magnésium et du fer. Pas si mal pour une pomme !

Faire sa fraîche

La pomme a aussi une caractéristique qui lui est unique parmi les fruits : elle se conserve très bien à son état naturel. En effet, la majorité des fruits frais que nous connaissons ne se conservent que très peu de temps. Quelques jours après la cueillette, ils doivent être congelés, déshydratés ou transformés en confiture.

Malheureusement, tous ces procédés causent une certaine perte d’antioxydants initialement présents dans ces fruits. La pomme peut être conservée plusieurs mois sans lui « imposer » de transformation. C’est ce qui nous permet d’en avoir à longueur d’année ! Après être cueillie, elle est stockée dans une chambre froide, en atmosphère contrôlée. Selon les variétés, les pommes sont conservées à une température de 1 à 3 °C.

Cet entreposage permet de préserver toutes les qualités organoleptiques de la pomme, et n’a pratiquement aucun effet sur les antioxydants contenus dans celle-ci. Cette possibilité de consommer une pomme fraîche après des mois de conservation en fait un fruit vraiment unique !

À consommer toute crue !

Pour profiter de tous ses bienfaits, il faut manger la pelure, car c’est dans celle-ci que se trouve la plus grande concentration de composés à l’effet antioxydant. En effet, on y trouve de 2 à 6 fois plus d’acide phénolique et de 2 à 3 fois plus de flavonoïdes que dans la chair. Notre bonne vieille pomme est un superaliment de premier choix.

Champignons sauvages : entre plaisir et poison

C’est la nouvelle frontière en matière de gastronomie : les consommateurs sont de plus en plus nombreux à délaisser les étals de champignons de Paris et autres cremini, afin de varier leurs menus. Continue reading

Les algues : apprivoiser un goût bien de chez nous

Traditionnellement consommées en Asie, les algues gagnent enfin l’intérêt des consommateurs occidentaux. Si vous pensiez que les algues se limitaient à ces salades vertes qu’on trouve habituellement dans les restaurants japonais, détrompez-vous. Il s’agit d’un aliment très québécois et hautement nutritif ! Sortons enfin l’algue des sushis et donnons-lui la place qu’elle mérite dans notre assiette. Un monde de saveurs vous attend ! | Par Lucie Baribeau, Ph. D., Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels

Au Québec, la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine est très riche en algues de toutes sortes, dont le wakamé atlantique, le kombu royal, la main-de-mer palmée et le nori atlantique. On retrouve douze espèces d’algues parmi les espèces certifiées « Fourchette bleue » 2018, une certification québécoise visant à faire découvrir de nouveaux produits marins à la population. Plusieurs entreprises gaspésiennes se spécialisent dans la cueillette et la transformation de ce légume de mer dont Un Océan de saveurs et Varech Phare Est. C’est un joyau de cette région !

Superaliment
On qualifie souvent les algues de superaliments, car elles sont très riches en fibres, en protéines, en vitamines et en minéraux. La valeur nutritive des algues varie selon la variété (le kombu, par exemple, est plus riche en fibres que le wakamé), mais de manière générale, elles sont toutes de très bonnes sources de vitamine A, de vitamines B2, B9, C, ainsi que de cuivre, de fer et de magnésium. Saviez-vous qu’elles ont aussi un potentiel intéressant pour la santé ? Elles agiraient non seulement sur la réduction de la pression artérielle, mais auraient aussi des propriétés antimicrobiennes, en plus d’avoir des effets bénéfiques sur le cerveau, sur le microbiote intestinal et même sur la prévention des maladies cardiométaboliques (diabète, obésité, infarctus, etc.).

Un goût qui s’apprivoise
On est habitué aujourd’hui à consommer des algues de façon régulière dans des sushis, mais en dehors de ce plat, peu de gens pensent à intégrer les algues à leur menu. Pourtant, lorsqu’on connaît tout leur potentiel nutritif, on comprend l’engouement des Asiatiques pour ces ingrédients ! Qui plus est, les algues sont également très intéressantes pour leurs saveurs et leurs textures, et chacune possède sa particularité. Le wakamé, par exemple, s’utilise comme un légume feuille, en salade ou en soupe. Vendu généralement séché, il devient souple une fois réhydraté et son goût est doux. Le kombu, qui possède un parfum marin et une saveur umami (mot japonais signifiant « goût savoureux »), est quant à lui excellent grillé et émietté. On l’utilise alors comme un condiment, en remplacement du sel.

Elle prend sa place
Depuis quelques années, les chefs québécois ont commencé eux aussi à apprivoiser les algues du Québec. De plus en plus de restaurants dont Toqué ! (Montréal), Chez Boulay (Québec), Chez St-Pierre (Bic) et La Galouïne (Tadoussac) les offrent à leurs clients. Ils rivalisent d’imagination pour faire découvrir ces légumes de mer dans des soupes, des salades et des plats de fruits de mer, bien sûr, mais également dans des produits plus originaux comme le chocolat ou la crème fouettée ! Des entreprises gaspésiennes commencent également à créer de nouveaux produits comme des croustilles, une relish, un pesto, un mélange à tartare, des épices et même un gin ! Malheureusement, il est encore un peu difficile pour l’instant de se procurer des algues gaspésiennes, car elles sont commercialisées par quelques entreprises québécoises seulement. Du reste, on peut en trouver dans certaines épiceries fines, magasins d’aliments naturels et sur Internet.

L’importance de la recherche
Actuellement, des chercheurs travaillent avec des chefs cuisiniers pour développer des produits savoureux et distinctifs qui exploitent le plein potentiel des algues. À l’Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels de l’Université Laval, des chercheurs ont évalué l’effet de l’ajout d’algues dans un fromage de type camembert. L’idée était de valider s’il était possible de prolonger la durée de conservation du fromage grâce aux propriétés antifongiques de l’algue, mais aussi d’y ajouter le caractère distinctif procuré par ses arômes. La qualité nutritive, la polyvalence et l’abondance de cette ressource naturelle du golfe du Saint-Laurent font des algues un véritable atout du Québec qui saura peut-être composer nos repas du quotidien dans un avenir rapproché !

Comment l’alimentation et l’exercice peuvent sauver vos muscles

La sarcopénie, ça vous dit quelque chose? Cette condition qui vient généralement avec l’âge peut heureusement être ralentie. Voici quelques pistes d’explications, mais surtout, de solutions! | Par Margaret Hudson, présidente des Fermes Burnbrae, 4e génération d’agriculteurs

Comment l’alimentation et l’exercice peuvent sauver vos muscles


Avez-vous déjà entendu parler de « sarcopénie » ? Il s’agit de la perte progressive des tissus musculaires qui survient avec l’âge et s’accompagne d’une diminution de la force des gens. La sarcopénie peut avoir un impact sur nos capacités à exécuter des activités de tous les jours, comme marcher, monter des escaliers et soulever des objets. Il est un peu effrayant de penser que notre vigueur et notre force peuvent baisser, alors même que nous nous sentons si vivants ! Mais il y a de bonnes nouvelles, car bien que la sarcopénie soit un phénomène naturel, certaines mesures peuvent être prises pour ralentir sa progression et protéger nos muscles et notre force.

Changements dus au vieillissement


Dès la quarantaine, notre masse musculaire et notre force commencent à diminuer et cela se produit de façon linéaire, c’est-à-dire qu’à l’âge de 80 ans, nous aurons perdu 50 % de notre masse. La sarcopénie est également associée à un risque accru de développer certaines maladies, la fatigue, les chutes et le décès, nous devons donc ralentir sa progression. Mais comment ?
D’abord, nous devons comprendre ce qui cause la perte musculaire. C’est un ensemble de faits qui comprend :
  • Une faible nutrition
  • Un manque de protéines
  • Le manque d’exercice
  • Les changements hormonaux
  • L’inflammation
  • Les changements cellulaires liés à l’âge
Nous ne pouvons pas grand-chose aux changements hormonaux et cellulaires, mais nous pouvons certainement contrôler notre alimentation et notre activité physique.

Construire nos muscles


Les résultats d’études interventionnelles cliniques — chez les résidents de maisons de soins infirmiers les plus âgés et les plus frêles — ont démontré une amélioration importante de la force et des fonctions musculaires lorsque les gens bougent davantage et bonifient leur alimentation.[1] Et il n’est jamais trop tôt (ou trop tard !) pour commencer.

Exercice

L’idéal est de combiner des exercices aérobiques et un entraînement de résistance. Ce duo peut prévenir, voire renverser la perte musculaire. Vous devriez viser un minimum de 150 minutes par semaine .

  • Les exercices aérobiques accélèrent votre rythme cardiaque et incluent la marche rapide, le vélo, la natation et la danse.
  • Les exercices d’entraînement en résistance comprennent l’haltérophilie, la traction avec bandes élastiques ou l’utilisation de machines de musculation dans un gymnase.

Nutrition


Si votre alimentation est faible en calories et en protéines ou si elle affiche des carences de certains minéraux et vitamines, vous pourriez perdre votre masse musculaire plus rapidement. Un thé et une rôtie au déjeuner ? C’est loin d’être suffisant!
  • Protéines : pour conserver des muscles forts, vous devez consommer entre 20 et 30 grammes de protéines à chaque repas, y compris au déjeuner. Les protéines construisent les muscles, littéralement, et le fait de consommer des aliments riches en protéines envoie le signal aux tissus musculaires qu’ils doivent se développer et se renforcer. Les protéines sont constituées d’acides aminés et l’un d’eux est particulièrement important au développement régulier des muscles. On l’appelle leucine et on le retrouve dans les œufs, la viande, le poisson, ainsi que dans les protéines de blé.[2]
  • Vitamine D : si la dose adéquate n’est pas encore fixée, les chercheurs ont constaté un taux plus élevé de sarcopénie lorsque le taux de vitamine D est faible.[3] Tous les Canadiens de plus de 50 ans devraient prendre un supplément de vitamine D (400 UI) par jour ou manger des aliments riches en vitamine D, tels que les œufs, le lait et le poisson.
  • Acides gras oméga-3 : ces gras, que l’on retrouve dans nos œufs enrichis d’oméga-3 , et dans certains poissons (le saumon et la truite, par exemple), peuvent contribuer à la croissance musculaire. Les acides gras oméga-3 sont également reconnus pour leur propriété anti-inflammatoire, ce qui est important puisque l’inflammation mène à la sarcopénie.
En incluant des œufs enrichis d’oméga-3 dans votre alimentation, vous vous donnez un excellent moyen de lutter contre l’atrophie musculaire, car ils contiennent des protéines, de la vitamine D et des acides gras oméga-3. Vous gagnez sur toute la ligne, car ce sont les nutriments clés dont votre corps a besoin pour construire des muscles. En plus des œufs, qui sont une excellente source de protéines, voici d’autres aliments riches en protéines. N’oubliez pas de viser entre 20 et 30 grammes de protéines à chaque repas :
Aliments Grammes de protéines
2 gros œufs 12
2 oz de viande rouge cuite 20
2 oz de saumon cuit 16
2 oz de poulet cuit 16
125 ml (1/2 t.) d’edamames (fèves de soya vertes) 12
125 ml (1/2 t.) de lentilles cuites 8
30 ml (2 c. à s.) de beurre d’arachides 8
250 ml (1 t.) de lait 8

En fait, c’est l’équilibre entre bouger et bien manger qui aide le plus, alors essayez ce tandem pour obtenir les meilleurs résultats possibles !

Pour en apprendre davantage sur l’importance des protéines dans votre alimentation, n’hésitez pas à télécharger notre brochure gratuite .
Pour consulter le blogue des Fermes Burnbrae, suivez ce lien: www.burnbraefarms.com/fr/blog/

Vitamine D : La vitamine du soleil

Les journées sont ensoleillées et semblent s’étirer pour notre bon plaisir. Or, les rayons du soleil ne jouent pas uniquement sur notre humeur. Ils exercent aussi des effets sur notre organisme en synthétisant la vitamine D, dite la vitamine soleil. | Par Hubert Cormier, nutritionniste

On la nomme ainsi puisque ce sont les rayons ultraviolets (UV) qui permettent à notre corps d’en faire des réserves. On la retrouve également dans notre alimentation quotidienne, mais est-elle présente en assez grande quantité dans notre nourriture pour couvrir nos besoins ? Est-ce qu’un petit bain de soleil s’impose ?

Une « vraie » vitamine ?

La vitamine D est injustement nommée « vitamine ». Elle tient davantage le rôle d’une hormone. D’ailleurs, en forme active, on la nomme « calcitriol » et c’est sous cette forme que la majorité des effets qu’on lui attribue sont régis. Cette vitamine est depuis longtemps associée à la santé des os puisqu’elle permet l’absorption du phosphore et du calcium dans l’organisme. Elle est impliquée dans le métabolisme osseux et préviendrait les risques de souffrir d’ostéomalacie, une condition qui précède le développement de l’ostéoporose.

Cependant, cette association avec les maladies squelettiques et les risques de chutes (et conséquemment, les risques de fractures) soulèvent de houleux débats auprès de la communauté scientifique depuis quelques années. Les suppléments de vitamine D n’auraient peut-être pas les effets escomptés sur la santé osseuse. Heureusement, de nouvelles recherches lui ont attribué plusieurs rôles importants, notamment dans la prévention des maladies cardiovasculaires et de certains cancers, dont le cancer colorectal.

Le 42e parallèle

Au Canada, nous sommes défavorisés en raison de notre situation géographique puisque la majorité des villes sont situées au-delà du 42e parallèle. Cela se répercute par un manque d’ensoleillement durant les mois d’octobre à avril. Par conséquent, il est beaucoup plus probable d’être atteint d’une déficience en vitamine D lors des mois d’hiver, mais d’autres facteurs interviennent également. On parle entre autres de la pigmentation de la peau, de l’heure de la journée, de l’utilisation d’écrans solaires et du pourcentage d’exposition corporelle au soleil.

De la vitamine D au menu

Il existe très peu de sources alimentaires de vitamine D. C’est pour cette raison qu’on ne doit pas se fier uniquement à l’alimentation pour combler ses besoins, surtout lorsqu’on considère que les rayons ultraviolets sont responsables de 80 à 90 % de la quantité de vitamine D présente dans l’organisme.

On la retrouve dans les poissons gras tels le saumon, la morue et le maquereau. Il est toujours possible de se procurer de l’huile de foie de poisson, ce qui constitue l’une des meilleures sources alimentaires. Également, au Canada, le lait biologique et régulier, la margarine et les boissons de soya enrichies fournissent des quantités considérables de vitamine D. Elle est aussi présente dans certains légumes verts, dans les champignons et dans les jaunes d’œufs, alors que les yogourts et les fromages faits à partir de lait enrichi peuvent en renfermer de petites quantités.

Bref, il faut vraiment aimer l’hiver pour vivre au Canada ! Ce dernier étant un pays nordique où la latitude fait en sorte que nous pouvons souffrir d’une carence en vitamine D durant les mois d’octobre à mars, un supplément s’avère quasi nécessaire durant cette période. De plus, la vitamine D est un super antioxydant ! Il est rare de prôner l’atteinte des recommandations quotidiennes par la prise de suppléments, et comme ces dernières sont excessivement élevées et que certains experts croient qu’il faudrait qu’elles le soient encore plus, l’alimentation à elle seule ne suffit pas. Un supplément d’au moins 10 microgrammes (400 UI) s’avèrerait utile à l’année et surtout durant la saison froide et ce, jumelé à une alimentation saine et diversifiée qui inclut des sources alimentaires de vitamine D.

Quels sont mes besoins en vitamine D ?

Les recommandations ont récemment changé et ont pratiquement triplé. De ce fait, les adultes devraient prendre 15 microgrammes (600 UI) de vitamine D quotidiennement. À titre indicatif, un verre de lait de 250 millilitres (1 tasse) fournit à lui seul 3 microgrammes (120 UI) de cette vitamine. Pour les personnes âgées de 50 ans et plus, les médecins recommandent la prise d’un supplément de 10 microgrammes (400 UI) toute l’année pour permettre d’atteindre les recommandations. Enfin, pour les personnes âgées de plus de 70 ans, les recommandations sont un peu plus élevées et se chiffrent à 20 microgrammes (800 UI). Comme la synthèse de la vitamine D s’effectue moins efficacement en vieillissant, les apports à atteindre sont donc plus élevés chez cette population.

La première foulée

Vous voyez vos amies attraper la fièvre de la course les unes après les autres et d’autres en parler sans jamais s’y mettre et vous n’arrivez pas à vous décider ayant trop de choses à l’agenda? Bien que la course à pied ait plusieurs avantages, il faut connaître les bases pour commencer du bon pied. | Par Marjolaine Jetté

Pourquoi s’y mettre?


On s’en doute, la course à pied, c’est bon pour la santé! Ça aide à contrôler son poids, à prévenir les maladies chroniques ainsi que certains cancers, et donc à ajouter de la vie aux années.

De plus, selon Sophie Allard, auteure du livre La course à pied au féminin, la course à pied a plusieurs autres avantages. En effet, elle aide à réduire le stress, l’anxiété et la dépression, en plus d’aider à dormir et même de mieux vivre le syndrome prémenstruel! Que de bonnes raisons d’enfiler ses espadrilles plus souvent!

Quelles sont les étapes à suivre?


Il n’est jamais trop tard pour commencer à s’adonner à la course à pied. Cependant, la course à pied est un sport très exigeant pour un débutant. Selon Jean-Yves Cloutier, entraîneur-conseil pour le Marathon Oasis de Montréal, les erreurs du débutant les plus courantes sont de courir trop longtemps, de courir trop souvent et de courir trop vite. Il importe de commencer avec un programme d’entraînement sélectionné en fonction de son niveau de forme physique actuel. Ce programme permet d’avoir les balises nécessaires pour éviter d’en faire trop durant les premières semaines.

Les erreurs du débutant les plus courantes sont de courir trop longtemps, de courir trop souvent et de courir trop vite.

Quel est votre niveau de forme physique?


Selon monsieur Cloutier, coauteur du livre Courir au bon rythme aux Éditions La Presse, vendu à plus de 20 000 exemplaires depuis sa sortie en 2011, il importe de choisir un programme à sa mesure. Avant de commencer, si vous êtes en mesure de marcher rapidement de 30 à 45 minutes par semaine depuis déjà quelques semaines, voici les trois étapes proposées.

ÉTAPE A* : Passez de la marche à la course. L’objectif est de parvenir à courir jusqu’à 10 minutes sans arrêt après huit semaines d’entraînement où vous alternerez les minutes de marche et de course.

ÉTAPE B* : Courez un total de 20 minutes en continu. Toujours en alternant des séances de marche et de course, augmentez la durée de votre course jusqu’à ce que vous soyez en mesure de courir 20 minutes sans marcher.

 ÉTAPE C* : Visez votre première course de 5 km. Sur une période d’environ huit semaines, courez trois fois par semaine jusqu’à parvenir à courir sur une distance de 5 km. Inspirez-vous d’un programme d’entraînement de mise en forme.

*Ressources utiles pour vous aider

  • Rejoignez un groupe de coureurs associés à une boutique spécialisée ou à un club de course à pied de votre région;
  • Consultez les sites Web spécialisés en course à pied comme courir.org ou www.iskio.ca. Retrouvez aussi le programme d’entraînement du Marathon de Montréal au https://mtlmarathon.com/se-preparer/entrainement-et-nutrition/, sous l’onglet Actualités.
  • Référez-vous à l’un des récents livres sur le sujet :
    • Courir au bon rythme, Éditions La Presse
      • ÉTAPE A (Programme Débutant 2, 75)
      • ÉTAPE B (Programme Débutant 3, p. 77)
      • ÉTAPE C (Programme Mise en forme, p. 82)
    • PAS, chroniques et récits d’un coureur, Éditions La Presse
    • Courir mieux, Éditions de l’Homme
    • Course à pied – Le guide d’entraînement et de nutrition, Éditions Kmag
    • La course à pied au féminin, Éditions La Presse

 

L’alimentation du coureur


Notre alimentation et notre niveau d’hydratation joueront assurément sur notre niveau d’énergie et notre bien-être physique pendant une course. Natalie Lacombe, coauteure du livre Course à pied – Le guide d’entraînement et de nutrition et du livre à succès Nutrition, sport et performance, vous livre ici ces quelques conseils.

L’hydratation


La règle d’or : pour 75 minutes ou moins d’entraînement, l’eau suffit. Cependant, s’il fait très chaud et que vous transpirez abondamment, prévoyez des quantités plus élevées et mettez des électrolytes dans votre eau. Il est suggéré de boire des petites gorgées (150-350 ml) toutes les 15 à 20 minutes pendant l’entraînement.

Grignoter


Certaines personnes préfèrent ne pas manger juste avant d’aller courir. Des liquides et des sucres rapides peuvent toutefois donner un petit boost d’énergie. Si vous avez le temps de le planifier, consommez une collation faible en gras (surtout composée de glucides) au moins une heure avant l’entraînement.

Courses à venir

Il y a plus de 300 compétitions de course à pied à travers le Québec. En voici quelques-unes à mettre à votre agenda. Pour découvrir plus de courses, consultez le www.courir.org.

  • Le Tour du Lac Brome – les 15 et 17 juin
  • La course de la Traversée – le 22 juillet
  • Le Cross-Country Zen nature – le 5 août
  • Le Demi0-Marathon du Mont-Tremblant– le 12 août
  • Course MEC en sentier à Rawdon- 26 août
  • Le Marathon Oasis de Montréal – le 22 et 23 septembre

Suivre ses performances grâce aux applications

Il existe plusieurs applications pour téléphones intelligents permettant de suivre sa vitesse, sa distance, son parcours en direct et de comparer ses différentes courses. En voici quelques-unes à essayer. Vous pouvez aussi vous procurer une montre qui permet de calculer votre rythme de course et qui vous aide à suivre un plan d’entraînement.

  • Runkeeper
  • Trackometer
  • MapMyRun

Courir le marathon… à reculons !

La course à reculons gagne du terrain depuis quelques années. D’ailleurs, le 11 août prochain aura lieu la 4e course à reculons du Royaume-Uni. Pourquoi? Il semblerait qu’il existe plusieurs raisons de s’y mettre, comme brûler 30 % plus de calories tout en fournissant moins d’efforts. En effet, il semblerait que, pour une même vitesse, les battements de cœur accélèrent de 15 % puisque plus de groupes musculaires sont sollicités. De plus, plusieurs études ont démontré que la course à reculons nécessite beaucoup moins de pas pour franchir une même distance.

Si vous êtes un coureur débutant, des douleurs aux articulations peuvent se faire sentir. Tout en respectant votre corps, sachez que certains produits naturels peuvent vous aider à poursuivre votre entraînement sans être limité par la douleur. Adrien Gagnon en offre d’ailleurs une grande variété, passant de la crème aux capsules ou même à la formule liquide. https://www.adriengagnon.com/categorie-produit/articulations/

5 façons branchées pour bouger chez soi

Vous trouvez que le gym coûte trop cher ou vous avez de la difficulté à inclure une heure d’entraînement à votre horaire déjà chargé? La course et le vélo, ce n’est pas votre truc? Sachez qu’il est possible de s’activer et d’obtenir les résultats souhaités sans avoir à quitter la maison. Voici cinq propositions pour adapter votre activité physique à vos goûts et vos besoins pour se tenir en forme dans le confort de son foyer. | Par Marjolaine Jetté

Le gym virtuel
Vous manquez de discipline pour aller dans une salle d’entraînement après le travail? Mon gym virtuel est le premier webgym québécois. On se connecte dès qu’on a un peu de temps et on choisit parmi une grande diversité de cours en ligne : parcours par intervalle, aérobie et mise en forme, yoga et relaxation, maternité en forme, entraînement en duo, Le Set-Minutes, Le PODIUM, préparation sportive (golf, course, randonnée, surf…) et post-maternité. On s’abonne pour une fraction du prix des gyms habituels et on profite de toute la flexibilité que nous offre cette plateforme en ligne : diversité, entraîneurs reconnus et certifiés, conseils en entraînement et nutrition. Allez à votre rythme en débutant avec l’essai gratuit de sept jours. https://mongymenligne.com/

Être zen en un clic!
Que vous soyez novice ou expérimenté, Mon Yoga Virtuel s’adresse à tous. Avec 125 vidéos en banque et des nouveautés hebdomadaires que vous pouvez sélectionner en fonction du type de yoga (plus de 15 styles offerts), du professeur (des yogis d’ici et d’ailleurs), de la durée souhaitée et du niveau de difficulté, il n’y a plus d’excuse pour ne pas avoir votre moment zen quotidien! Découvrez leurs nouveautés : le yoga sur chaise (à faire au bureau), le yoga fitness (pour se dépasser) et le Qi Gong (plus lent avec exercices respiratoires). Abonnez-vous ou téléchargez les vidéos choisies pour les regarder où vous voulez. Profitez de leur offre de sept jours d’essai gratuit sur https://monyogavirtuel.com/.

Jouer ou s’entraîner?
Les consoles de jeux vidéo peuvent vous aider à bouger, seul ou en famille. Si vous avez une Wii, une Xbox ou une PlayStation qui ramassent la poussière, il est temps de les ressortir et de vous procurer un des jeux actifs disponibles par dizaines sur le marché. Zumba, danse, yoga, boxe, baseball, golf ou arts martiaux, vous passerez des heures à bouger sans même vous en rendre compte! Un avantage non négligeable est que cette méthode d’entraînement peut être adaptée à tous les groupes d’âge. Même les personnes âgées peuvent s’y adonner et maintenir leurs aptitudes physiques.

Entraîneur privé à domicile
Les bons vieux DVD d’exercices conviennent encore à plusieurs. On choisit le style d’entraînement qui nous convient ou un professeur connu et on suit les vidéos au rythme suggéré. Vendus dans plusieurs succursales à des prix intéressants, ces DVD vous donnent accès à un grand éventail de choix. Essayez Absolument yoga avec Sylvie Tremblay ou encore Kilo Cardio avec Josée Lavigueur. Vous retrouverez aussi des DVD pour vous étirer, vous raffermir, travailler votre cardio, danser sur des rythmes country, etc. Le marché international (souvent en anglais seulement) regorge aussi de programmes d’exercices d’intensité variable disponibles en ligne, dont ceux de Jillian Michaels et d’autres programmes plus exigeants comme le T25 workout et le P90x.

Internet, une mer de découvertes!
La section Vidéos de Google et les sites de visionnement tels que YouTube regorgent de capsules gratuites, de qualité variable, mais aussi de durée variable, ce qui est génial quand on veut un exercice adapté à notre horaire : du stretching matinal à l’entraînement plus intensif de type HIIT (High intensity interval training). Vous trouverez ce que vous cherchez en quelques clics! Faites aussi de la danse et de la Zumba, ou encore, faites essayer des vidéos créées pour faire bouger les enfants. On y retrouve aussi de courtes capsules montrant comment bien effectuer une multitude de mouvements. Découvrez, entre autres, Tone It Up qui propose un programme quotidien gratuit sur la plage avec des exercices très accrocheurs.

Ces cinq moyens de bouger sont parfaits tant pour la maman en congé de maternité que pour la femme d’affaires à l’horaire chargé ou celle qui amorce sa retraite. On peut bouger avec les enfants et même faire des exercices en couple. L’achat de quelques équipements d’entraînement peut s’avérer nécessaire, mais souvent on peut se débrouiller avec une chaise, des boîtes de conserve ou des litres de lait en plastique remplis d’eau.

Cet été, vous pouvez ranger votre vélo stationnaire et commencer à vous amuser!