Les deux côtés de la médaille de : l’achat local

L’achat local est sur toutes les lèvres. Il s’agirait d’une solution pour diminuer notre impact environnemental. Mais l’est-ce réellement? Pour vous faire une opinion éclairée sur le sujet, voyez les deux côtés de la médaille. | Par Mathilde Condrain-Morel

 D’abord, il faut savoir que la notion d’achat « local » peut prendre plusieurs formes et n’est pas la même pour tout le monde. Acheter local, est-ce acheter un produit dont la distance nous en séparant est moindre? Est-ce se fier à l’origine d’une entreprise ou plutôt à l’emplacement de son siège social? Finalement, acheter un produit de l’Ouest canadien, est-ce mieux que d’en choisir un produit au Sud de notre frontière et qui a parcouru moins de kilomètres?

Malheureusement, il n’y a pas de réponse définitive à ces questions et votre manière d’acheter local dépendra également de vos préoccupations premières, qui peuvent être d’ordre environnemental ou économique, entre autres. Voici tout de même quelques points généraux sur l’achat local qui vous offrent les deux côtés de la médaille de cette tendance grandissante.

Avantages

  • Meilleur pour l’environnement

Les produits dits locaux ont généralement parcouru moins de kilomètres pour se rendre jusqu’à nous. Ceci permet donc de réduire les émissions de gaz à effet de serre liées au transport et à la réfrigération des camions. Considérant que la distance moyenne parcourue par les produits alimentaires en Amérique du Nord est de 2 600 km, réduire au maximum cette distance peut limiter considérablement les émissions de GES.

  • Favorise l’économie

En encourageant nos producteurs et nos transformateurs, on contribue à la santé économique de la province ou du pays. On aide à créer de l’emploi, à dynamiser les régions et à occuper le territoire en le rendant attrayant. Pascale Tremblay, agronome et présidente-directrice générale de CARTV, reconnaît le savoir-faire agricole et agro-alimentaire du Québec et estime qu’il a une valeur à l’étranger. Son plaidoyer est clair : « Favorisons une agriculture et reconnaissons son apport pour ce qu’elle apporte en environnement, en innovation. Démarquons-nous avec des produits d’exception. »

  • Contrôle de la qualité

Selon Marie Beaudry, directrice générale d’Aliments du Québec, les normes canadiennes et québécoises sont parmi les plus sévères au monde. Lorsqu’on fait le choix d’un produit local, on est donc assuré que de hautes exigences ont été rencontrées et qu’on se procure alors un produit de meilleure qualité.

Deux côtés de la médaille: Achat local

Inconvénients

  • Pire pour l’environnement, en basse saison

Produire des aliments en hiver au Québec nécessite beaucoup plus d’énergie que de le faire dans des régions où le climat est propice à cette production. Une majorité des émissions de CO2 proviendrait d’ailleurs de la production et non du transport. La solution pourrait se trouver dans la production à grande échelle et dans l’exportation. C’est le point de vue de Pierre Desrochers, professeur à l’Université de Toronto Missisauga, dont le discours est simple : « Spécialisons-nous dans ce qu’on fait de mieux, et exportons. » Son ouvrage, The Locavore’s Dilemma : In Praise of the 10,000-mile Diet, prône d’ailleurs l’achat d’aliments locaux en saison seulement.

  • Le manque de variété

Malheureusement, encore une fois à cause de notre climat, l’achat local réduit la variété des produits offerts, surtout hors-saison. S’approvisionner de façon locale nécessite des sacrifices et la diversité fait souvent partie du lot. Or, une variété des produits aide à faire diminuer le coût du panier d’épicerie.

Au final, acheter local est devenu un enjeu social qui se traduit par un engagement plus ou moins grand selon nos valeurs, mais également nos besoins. Les mots d’Isabelle Marquis, consultante en communication et marketing alimentaire, résument bien ce que manger local peur représenter : « La valeur de manger local revient à l’ensemble de l’œuvre. On doit continuer à mettre en valeur l’expertise, la spécificité et ce que notre sol, notre environnement et notre savoir-faire ajoutent à un aliment produit ici. Il faut s’ouvrir à tous ces éléments pour voir la qualité du produit et identifier les volets humains et de plaisir qui s’y rattachent. Il y a clairement une dimension culturelle à l’achat local. »

Et vous? Quel choix faites-vous ?

L’économie de l’érable

Le Québec est reconnu pour sa production acéricole de qualité et, dès que le printemps se pointe le bout du nez, l’or blond est sur toutes les lèvres; au sens propre comme au figuré! | Par Mathilde Condrain-Morel

L’industrie de l’érable fait couler bien plus que de la sève au Québec. En effet, elle constitue un moteur économique important, et ce, à travers toute la province. En l’espace d’une génération, les producteurs acéricoles ont apporté de grands changements à leur système de production et les résultats sont au rendez-vous!

Des réalisations d’envergure

Pour mieux comprendre ce qui a été accompli par l’industrie acéricole, l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC) a résumé ces réalisations dans une étude récente :

  • Passer d’une activité économique d’appoint à un secteur économique à part entière
  • Professionnaliser le métier d’acériculteur
  • Augmenter de manière raisonnée la production
  • Améliorer la qualité du produit, innovation et développement des marchés
  • Régulariser le prix du produit

Les faits montrent que l’arrangement institutionnel actuel a permis de réunir les conditions pour que l’économie de l’érable du Québec relève le nouveau défi de la demande agroalimentaire mondiale

– François L’Italien, chercheur à l’IREC et auteur de l’étude

Un quasi monopole planétaire

Si vous doutiez de l’importance du sirop d’érable et de son poids dans l’économie québécoise, voici quelques données qui devraient vous démontrer l’ampleur de cette production :

  • Le Québec produit 72 % du sirop d’érable de la planète
  • Le sirop d’érable d’ici est exporté dans une soixantaine de pays
  • D’ici cinq ans, les Producteurs et productrices acéricoles du Québec prévoient vendre 185 millions de livres de sirop d’érable
  • Pour la saison 2019, environ 48 millions d’entailles permettront de produire 140 millions de livres de sirop d’érable

Le sirop dans vos cuisines

En plus d’être bon pour l’économie québécoise, le sirop d’érable se taille une place de choix dans la préparation de vos recettes. Comme tout autre sucre, il est préférable de le consommer avec modération, mais il n’en demeure pas moins que le sirop d’érable contient plusieurs vitamines et minéraux. D’ailleurs, une portion de 60 ml de sirop d’érable comble 72 % des besoins nutritionnels quotidiens en manganèse, 27 % en riboflavine, 17 % en cuivre et 6 % en calcium.

Bon à savoir : Le sirop d’érable pur à 100 % contient 67 polyphénols différents, dont 9 qui lui sont propres.  D’ailleurs, une entreprise d’ici a mis au point un procédé permettant d’extraire l’eau et le sucre du sirop d’érable afin d’en conserver un produit plus riche en antioxydants, en phénols et en minéraux. C’est comme obtenir un concentré du meilleur du sirop d’érable!

Boissons végétales : Comment faire un choix éclairé?

Par Mathilde Condrain-Morel

Les boissons végétales ont drastiquement envahi le marché ces dernières années, offrant une multitude de choix aux consommateurs. Peu importe la raison qui vous pousse vers ce type de boisson, voici certains points qu’il est bon de se rappeler.

Il est possible que vous vous tourniez vers les boissons végétales à cause d’une intolérance au lactose ou pour limiter les produits d’origine animale dans votre alimentation. Sachez toutefois que la valeur nutritive des boissons végétales varie grandement et que peu d’entre elles peuvent se comparer au lait.

Type de boisson (240ml)CaloriesLipidesProtéinesGlucidesCalcium
Lait de vache1589,05g8,11g11,5g294,2mg
Lait de soya954,5g8g4g330mg
Boisson de riz1302,5g1g26g315mg
Boisson de coco454,25g0g1g220mg
Boisson d’amande352,5g1g1g330mg

Ces données provenant d’une étude menée par des chercheurs de l’Université McGill démontrent clairement que c’est le lait de soya qui arrive le mieux à se comparer au lait. Assurez-vous toutefois de choisir une boisson enrichie, qui contiendra alors des vitamines A, D, B12, de la thiamine, du zinc et du calcium. Ces nutriments, mis à part la vitamine D, sont toutefois présents naturellement dans le lait de vache.

Attention au sucre

Ce que l’on constate malheureusement souvent avec les boissons végétales, c’est leur taux de sucre ajouté élevé. Sur les tablettes, on est moins attiré par la version non sucrée ou l’on se tourne vers des versions aromatisées. Or, selon la nutritionniste Isabelle Huot, une tasse de boisson de soya aromatisée contient 3 cuillères à thé de sucre de plus que la version originale. À consommer avec modération!

Et l’environnement dans tout ça?

Bien que la production de lait de vache génère plus de gaz à effet de serre que celle des boissons végétales (Université d’Oxford), il ne s’agit pas du seul facteur à prendre en considération. Il demeure important de pousser la réflexion avant d’en faire l’achat, pour tenter de limiter notre impact sur l’environnement. Selon un article publié par Ici Explora, voici quelques pistes de réflexions :

Pour la boisson de soya :

  • Déforestation de la forêt amazonienne
  • Provenance, afin de limiter la distance parcourue
  • Est-ce du soya responsable au niveau des impacts de sa production?


Pour la boisson d’amande :

  • Perturbations des sources d’eau en Californie, qui produit 80 % des amandes du monde
  • La production d’un seul verre de lait d’amande (200 ml) nécessiterait 74 L d’eau
  • Impact ravageur sur les abeilles
  • L’une des boissons végétales les plus nocives sur le plan environnemental


Pour le lait de riz :

  • Engendre plus de gaz à effet de serre que toutes les autres productions
  • Nécessite une quantité d’eau douce similaire à celle de la production du lait d’amande

Pour vous approvisionner de façon locale, sachez que certaines entreprises québécoises tirent leur épingle du jeu. Il y a notamment Natura, qui produit du lait de soya depuis plus de 25 ans, avec des fèves de soya cultivées au Québec. Tout récemment, l’entreprise DOSE a également lancé sa gamme de lait de noix, Nuthing else, qui ne contient rien d’autre que des noix entières et des ingrédients naturels. Prenez toutefois note que pour ces produits, l’approvisionnement en noix ne provient pas du Québec. Voilà de belles options à essayer!

Le riz de légumes : une tendance qui ne s’essouffle pas

Quand un légume est traité comme du riz, on crie au génie ou on reste sceptique? | Par Mathilde Condrain-Morel

En début d’année arrivait aux États-Unis un nouveau produit : Riced, un « riz » à base d’edamames produit par Seapoint Farms. Une première sur le marché, cette alternative au riz conventionnel ne contient aucun grain et représente une source de protéine végétale, en plus d’être sans gluten et végétalienne.

Évidemment, c’est un produit en plein dans l’ère du temps, qui vient se coller aux plus grandes tendances alimentaires du moment et au nouveau Guide alimentaire canadien.  Les consommateurs sont avides de réduire leur apport en glucides et recherchent des aliments à valeur ajoutée. Dans ce cas-ci, on veut donc plus qu’un riz qui servira seulement de base à nos plats et on vise plutôt un aliment qui nous permettra de continuer à les manger, mais en ayant accès à plus de nutriments, notamment des protéines et des fibres. Une deuxième variété du produit contient quant à elle du chou-fleur et des patates douces, en plus des edamames.

Une tendance forte

Bien qu’ici on commence à peine à voir des options commerciales de riz de chou-fleur, celui d’Arctic Gardens était d’ailleurs finaliste aux Grands Prix DUX, les variétés sont multiples aux États-Unis. On y trouve entre autres du riz de brocoli, de betteraves, de patates douces ou de carottes. D’ailleurs, Food Network parlait déjà d’une tendance à la hausse en 2017. Ultimement, on réalise que le riz peut être remplacé par bien des légumes, en autant que ceux-ci soient coupés en de très fins morceaux, pour imiter la forme et la texture d’un grain de riz. Là où il faut toutefois être prudent, c’est au niveau de la valeur nutritive. En effet, ces légumes ne se comparent pas toujours avantageusement au riz, notamment au niveau des protéines et des fibres. C’est là où les fèves d’edamames tirent potentiellement leur épingle du jeu.

Valeur nutritive (1 t.) Edamame Chou-fleur Riz blanc
Calories 200 25 204
Protéines 22 g 1,98 g 4,2 g
Fibres 8 g 2,5 g 0,6 g
Glucides 15 g 5,3 g 44 g

Utilisations possibles

On a l’habitude de retrouver les edamames dans les poke ou les salades asiatiques, ainsi que sous forme d’hummus. Par contre, ce produit vient changer la donne et nous permet d’autres utilisations. Un riz frit devient soudainement un peu plus sain et les rouleaux de sushis prennent une belle teinte verte. Laissez-nous toutefois vous mettre en garde, bien que ces produits soient commercialisés comme des « riz », il ne faut surtout par s’attendre à une même tenue et il faut se préparer à un résultat beaucoup plus humide, vu l’eau contenue dans les légumes généralement utilisés. Au bout du compte, ces alternatives peuvent être intéressantes du point de vue nutritionnel si l’on adapte nos attentes face au résultat souhaité. Finalement, il ne faudrait pas crier au génie si rapidement puisqu’à bien y penser, il ne s’agit que d’une nouvelle façon d’apprêter nos légumes. Si vous étiez toutefois sceptiques, voilà peut-être une belle manière de manger des légumes différemment.

Nutrition : ce que le nouveau Guide alimentaire canadien a négligé

La nutritionniste Louise Lambert-Lagacé nous donne son avis sur le nouveau Guide alimentaire canadien et sur les difficultés qu’on impose à l’alimentation d’aujourd’hui.  | Par Mathilde Condrain-Morel

Si vous avez des enfants ou êtes âgé de plus de 65 ans, le guide alimentaire canadien ne vous aidera pas à combler vos besoins. Les outils et conseils dédiés à ces groupes précis y sont cruellement manquants. C’est l’un des premiers constats que fait Louise Lambert-Lagacé, nutritionniste chevronnée qui cumule plus de 50 ans d’expérience, avec qui nous avons discuté récemment. Elle est d’ailleurs catégorique : « pour de jeunes enfants, ça n’irait pas. Il y a des choses à adapter ». Selon elle, c’est au niveau du groupe des protéines que le Guide alimentaire canadien fait fausse route. En mettant tous les types de protéines dans le même panier (d’épicerie sûrement!), on prive la population d’explications importantes.  Sa première recommandation :

  • Ramener le groupe dédié aux produits laitiers.

 Ils ne peuvent pas être comparés aux légumineuses, puisqu’ils ont des caractéristiques tellement spécifiques et importantes. Ils sont complètement sous-estimé.

Trop loin de la réalité

Voilà un guide pour la survie de la planète, mais qui n’est pas adapté à la majorité des gens. Pourquoi? Ils ne possèdent pas les connaissances pour bien le comprendre. Il est donc très éloigné de la réalité du citoyen moyen. C’est une chose de vouloir inspirer les Canadiens à modifier leurs habitudes alimentaires, mais encore faut-il les aider dans cette direction. Si ceux-ci se basent sur le guide, ils risquent d’être bien perdus. On y propose de beaux principes, mais comment les appliquer dans le quotidien? Lorsqu’une personne âgée vivant seule se fait dire qu’il faut manger en groupe, on la laisse plus démunie encore qu’elle ne l’était. Pour Louise Lambert-Lagacé, le Guide alimentaire canadien propose trop d’idéaux et pas assez d’outils concrets.

La nutrition au second plan

La nutrition semble de plus en plus perdre du terrain au profit de préoccupations environnementales. Pour Louise Lambert-Lagacé, c’est préoccupant : « on choisit nos aliments en fonction des émissions de gaz à effets de serre qu’ils génèrent, mais qu’en est-il de leur impact sur notre santé? ». Ce sont des préoccupations que nous n’avions pas avant et qui, bien qu’elles ne puissent plus être évitées, nous détourne de la fonction première de la nutrition : contribuer à notre santé.

Carences en vue

En priorisant la planète, il est possible de se tromper du point de vue de la nutrition. On priorise les protéines végétales, mais on ne donne pas de conseils sur la manière de les intégrer à son alimentation. Ça devient problématique pour les personnes plus vulnérables, telles que :

  • Personnes âgées
  • Enfants
  • Personnes moins éduquées

Les connaissances existent, mais on ne fournit pas le soutien nécessaire pour leur application. Ce faisant, on risque de voir apparaître certaines carences chez ces gens qui voudront suivre les recommandations du Guide alimentaire canadien. Louise Lambert-Lagacé attend encore les outils qui permettront à ces personnes vulnérables de procéder à des changements dans leurs habitudes alimentaires, sans nuire à leur santé.

Foncer droit vers la complication

Ces nouvelles complications et contraintes viennent inévitablement complexifier l’assiette. Elle ne doit plus simplement nous nourrir, elle doit aussi être :

  1. Responsable envers l’environnement
  2. Politiquement correcte
  3. Nutritive

Quand la valeur nutritive de nos aliments se retrouve en troisième position dans les priorités associées à l’alimentation, il faut se poser des questions.

Là encore cette nouvelle approche agace Louise Lambert-Lagacé : « avant que la contrainte se transforme en plaisir, ça peut être long! ». Or, le plaisir de manger est une part importante de la nutrition, qui fait d’ailleurs partie des recommandations du Guide alimentaire canadien. Contradictoire, n’est-ce pas?

Les extrêmes : un danger certain

Diètes, tendances, courants alimentaires, si ce qu’on propose est trop radical, des impacts sur votre santé se feront sentir. Les carences nous attendent aussi dans le détour et la faim se fera vite ressentir. Que se passe-t-il ensuite? Dans le meilleur des cas on se tourne vers les suppléments, mais souvent ce sont les alternatives beaucoup moins santé qui nous attirent. Mais pourquoi éliminer un aliment s’il nous apporte ce dont notre corps à besoin?

S’il y a une seule recommandation de Mme Lambert-Lagacé à retenir, c’est probablement celle-ci : « il faut donner la priorité aux vrais aliments et éviter le déséquilibre ».

Des cuistots en herbe

La semaine de relâche achève et on vous entend soupirer « enfin! ». Toutefois, il est bien possible que cette semaine en compagnie de vos trésors vous ait fait réaliser qu’en cuisine, ils peuvent vous être d’une aide bien précieuse.  | Par Mathilde Condrain-Morel

Vos enfants auront peut-être appris une chose à leurs dépens cette semaine : ils devront dorénavant contribuer à la préparation des repas! Toutefois, il n’en tient qu’à vous de leur faire voir les bons côtés de cette tâche et de les éduquer vers l’apprentissage et l’appréciation de la cuisine. Pour ce faire, assurez-vous de leur proposer des tâches qu’ils seront en mesure d’exécuter et qui correspondent à leurs capacités motrices. Pour vous aider, nous vous offrons un petit résumé de ce qui peut être délégué à vos enfants en fonction de leur âge.

 Cuisiner en famille

Deux ans et plus : je ne suis plus un bébé!

Vous serez peut-être surpris d’apprendre qu’à deux ans, votre enfant peut en prendre plus que vous ne le pensez! Son sentiment d’accomplissement sera d’autant plus fort si vous lui faites réaliser comment ses compétences vous sont utiles. Voici ce que vous pouvez lui demander :

  • Laver les fruits et légumes que vous aurez besoin de couper plus tard
  • Faire des boules de pâtes, que ce soit pour des biscuits ou des gnocchis, par exemple
  • Mélanger des ingrédients secs ou des liquides froids, que vous aurez préalablement mesurés

Lorsque la préparation du repas est terminée, sachez que votre mini cuistot peut aussi vous aider à mettre la table. Il aimera particulièrement choisir sa vaisselle et s’assurer que son verre est bien de la couleur souhaitée!

Dès la maternelle, je suis l’aide-cuisinier de papa et maman

À partir de cinq ans, votre marmot prend définitivement plus de place en cuisine. Il connaît davantage les aliments et vos directives deviendront plus claires pour lui. Il prend inévitablement de l’indépendance alors n’hésitez pas à lui confier plus de tâches, telles que :

  • Mesurer les ingrédients
  • Casser les œufs et les fouetter (gardez tout de même l’œil ouvert pour les coquilles)
  • Composer une pizza : étendre la sauce, ajouter des légumes, ajouter du fromage

À cet âge, votre enfant peut aisément vous aider avec son lunch également. Sous votre supervision, il pourrait se faire un sandwich ou composer une salade simple. Il peut aussi facilement emballer ses collations et insérer le tout dans sa boîte à lunch.

Pour une recette de pizza simple, on vous conseille celle-ci.

Un sous-chef de talent

Dès l’âge de 8 ans, vos enfants sont pratiquement autonomes en cuisine. Ils seront disposés à lire les recettes et à vous préciser les prochaines étapes à suivre et comprendront bien la mécanique et l’ordre des choses qui s’impose en cuisine. Voici une petite liste de ce qu’ils peuvent réaliser :

  • Couper les légumes, sous supervision de votre part
  • Faire quelques cuissons simples, sous supervision également
  • Faire une recette simple au complet, comme une sauce, par exemple
  • Brasser des ingrédients chauds (attention aux brûlures!)

C’est également à cet âge qu’ils peuvent vous aider en amont et donc trouver pour vous certains ingrédients à l’épicerie, tenir la liste à jour et faire la mise en place en cuisine. Pour leur montrer leur importance dans la préparation des repas, pensez à leur fournir des ustensiles et outils adaptés. On fait ici référence à des couteaux de bois ou de plastique et à des mitaines, des spatules et autres rouleaux à pâte en formats réduits pour leurs petites mains.

Préparer un repas de A à Z

Dès 13 ans, votre jeune ado comprend bien ce que signifie la préparation d’un repas. D’ailleurs, faites-lui plaisir en lui permettant de choisir le souper du soir ou en lui demandant de penser à un menu pour la semaine. Au moment de l’exécution, il sait comment s’y prendre et peut passer de la préparation à la cuisson sans que vous n’ayez à lever le petit doigt. Vous pourrez à ce moment approfondir avec lui ses connaissances et techniques afin d’élargir son éventail de compétences.

Tout au long de l’apprentissage de vos enfants, gardez en tête qu’il n’y a pas de police de la cuisine et qu’il faut y aller selon le rythme de chacun. Ce sera alors plus plaisant pour tout le monde et vous deviendrez rapidement fasciné par tout ce que vos petits peuvent accomplir lorsqu’on les laisse expérimenter!

Une semaine de relâche sens dessus dessous!

Ce n’est une surprise pour personne : la semaine de relâche débute officiellement aujourd’hui! Niveau alimentation, ça veut dire que vous aurez plus de repas à préparer, mais pas nécessairement beaucoup plus de temps ou d’inspiration. Pourquoi ne pas faire une journée inversée? | Par Mathilde Condrain-Morel

Cette idée, qui consiste à servir des repas salés au déjeuner et des alternatives sucrées au souper, à réinterpréter des classiques dans une version différente ou à changer l’ordre dans lequel vous dégustez vos aliments, peut se faire à tout moment de la semaine et risque d’enchanter vos enfants! Évidemment, on vous invite à les inclure dans la préparation de ces repas qui deviendront des activités en soi.

Manger salé au déjeuner

Bon, ce n’est pas un concept nouveau, mais pour vos enfants c’est peut-être inusité d’incorporer des légumes au déjeuner. Une suggestion serait de leur faire des galettes de courgettes. Pourquoi?

  1. C’est facile et rapide à réaliser
  2. Les galettes sont à base de légumes et d’œufs, une belle combinaison nutritive
  3. Il s’agit d’une façon différente d’apprêter les courgettes

Pour cette recette, les enfants de trois ans et plus peuvent aisément vous aider à râper les courgettes (sous supervision) et à fouetter les œufs. Vous pouvez également assaisonner les galettes selon les goûts de la maisonnée en y ajoutant des herbes et épices au choix. Pour la base, voici ce dont vous aurez besoin pour quatre personnes :

  • 2 courgettes, râpées
  • 2 œufs
  • 2 cuillères à soupe de lait

Vous n’avez qu’à mélanger le tout et à faire cuire les galettes en aplatissant l’équivalent d’une louche de mélange. Amusez-vous à y intégrer du fromage (le feta s’y prête bien) ou même du poulet ou de la dinde cuite. C’est plus coloré que du pain doré et ça éloigne d’une certaine tartinade à la noisette 😉

Légumes au déjeuner

Prendriez-vous du poivre sur votre gruau?

Sur l’heure du dîner, on amène les éléments du souper à ceux du déjeuner. Le gruau, qu’on a l’habitude de consommer au déjeuner, est parfait pour un dîner facile à mettre en place et qui permet, là encore, de jouer de différentes combinaisons selon ses goûts. Tout d’abord, sachez que les flocons d’avoine peuvent cuire de bien des manières. Il vous suffit des les faire chauffer dans l’une ou l’autre ce ces préparations :

  • Eau
  • Lait ou boisson végétale
  • Bouillon de légumes, de poulet ou de bœuf
  • Sauce tomate

Une fois votre gruau prêt, faites preuve d’imagination pour concocter toutes sortes de versions qui incluront des protéines et des légumes : fromages, noix, lentilles, jambon, poulet, tofu mariné, etc. Ajoutez ensuite des champignons, des carottes, des aubergines, des brocolis, des tomates, des patates douces, bref, n’importe quel légume que vous aurez sous la main et que vous aurez préalablement cuit selon vos préférences. Pourquoi ne pas vous faire une version mexicaine avec des haricots noirs, de la salsa, du fromage Monterey Jack et des avocats? Les enfants raffoleront! Inspirez-vous de ce que vous avez au frigo et vous vous retrouverez à déguster un gruau comme vous ne l’auriez jamais imaginé.

Déjà le souper!

En période de relâche, les soupers arrivent bien vite sans que vous n’ayez eu beaucoup de temps pour y réfléchir. Pour un repas sans chichi, pourquoi ne pas se tourner vers les bonnes vieilles crêpes? Oui, c’est un classique, mais ici aussi, il y a moyen d’être original tout en offrant un repas sain à votre marmaille. Tout d’abord, laissez tomber la farine de blé blanchie et faites découvrir aux plus petits les différentes farines qui peuvent servir à la pâte à crêpes :

  • Avoine
  • Amande
  • Coco
  • Épeautre
  • Sarrasin
  • Pois chiche

Vous obtiendrez une pâte plus riche en fibres et en protéines de qualité. Ça peut également être l’occasion de vous faire des crêpes à base de chou-fleur ou de purée de courge. Ensuite, vous n’avez qu’à garnir avec des légumes, du jambon, du poulet, une purée d’haricots, ou n’importe quoi qui vous fait saliver au moment du souper.

Pour vous faciliter encore plus la tâche, voici deux suggestions de recettes de crêpes à essayer :

D’autres idées à exploiter

Pour faire une journée inversée, les possibilités sont encore multiples. Pour réinterpréter le quinoa, vous pourriez en faire une version sucrée, en le faisant cuire dans du lait et en y ajoutant des dattes ou des pêches et des pistaches ou des noix de cajou. On peut aussi inverser l’ordre dans lequel on mange ses aliments ou plutôt manger cru ce qu’on a l’habitude de manger cuit et faire des découvertes de saveurs intéressantes. L’avantage de la semaine de relâche, c’est qu’on peut modifier la routine et faire des essais!

À l’école des légumes

On veut bien réduire notre consommation de viande animale, mais c’est parfois difficile de savoir par où commencer ou même tout simplement d’être inspiré! La solution est peut-être de retourner sur les bancs d’école. | Par Mathilde Condrain-Morel

La cuisine végétale en attire plus d’un, mais les techniques pour l’adopter chez soi diffèrent parfois de nos habitudes et de ce que nos mères nous ont montré en grandissant. Plutôt que d’improviser et d’obtenir parfois des résultats plus ou moins heureux, l’occasion serait parfaite de réellement apprendre comment faire pour bien réussir un plat végétalien et, pour ce faire, quoi de mieux qu’une académie?

C’est cette idée d’un endroit spécialisé en la matière qui a poussé Laura Belfadla à fonder l’Académie végétale. Forte d’une équipe passionnée, anciennement à l’école de Crudessence, la directrice a pris soin de mettre sur pied une institution où la culpabilité n’a pas sa place. À l’Académie végétale, pas question de supprimer des éléments de votre assiette, mais plutôt d’y incorporer davantage de légumes et d’aliments frais. La philosophie de l’école est d’ailleurs basée sur le concept des trois « V »: le vert, pour ajouter toujours plus de légumes à tous les repas et sous différentes formes, le vivant, pour retrouver une proximité avec les producteurs et les lieux de récolte, et finalement, la variété, pour réussir à s’éloigner des dogmes et des modes alimentaires.

Des techniques à parfaire

À l’Académie végétale, vous apprendrez, par exemple, à faire votre propre kombucha, grâce à une panoplie de cours pratiques et théoriques. On y enseigne aussi des notions visant la réduction des déchets et l’adoption d’une alimentation locale, responsable, équitable et biologique. Vous pouvez suivre des cours en classe, mais également en ligne, ce qui vous permet de vous instruire à l’endroit que vous préférez et au moment qui vous convient le mieux. Vous aurez également à votre disposition des capsules vidéos thématiques et des recettes téléchargeables, afin de pouvoir mettre en pratique vos apprentissages.

Une approche conviviale

Une inscription à l’Académie végétale procure bien plus que des cours de cuisine. On vise à vous offrir des outils pour améliorer votre mode de vie en mettant de l’avant les bienfaits d’une alimentation variée où le végétal reprend de l’importance. Comme l’école vise une population large, l’intérêt de ces cours et de cette académie est vraiment de vous familiariser avec la cuisine végétale et de vous faire plaisir à découvrir de nouvelles saveurs. En plus, il s’agit d’une belle expérience à vivre en famille, entre amis ou même entre collègues!

Pour vous inscrire, c’est par ici!

L’économie circulaire : un pied de nez au gaspillage alimentaire

Notre alimentation est au coeur de différents enjeux environnementaux. La population mondiale ne cesse de s’accroître et l’alimentation durable s’impose comme un défi collectif à relever. Entre autres solutions se retrouve l’économie circulaire. | Par Annie Turcotte

L’économie circulaire est un système de production, d’échange et de consommation qui vise à optimiser l’utilisation des ressources à toutes les étapes du cycle de vie d’un bien ou d’un service. Dans cette logique circulaire, on cherche à réduire l’empreinte environnementale tout en contribuant au bien-être des gens. Et dans le secteur de l’alimentation, cette forme d’économie verte permet notamment d’enrayer le gaspillage de nourriture.

La situation est plus critique que jamais puisque les statistiques révèlent que notre alimentation génèrerait 30 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales et que le tiers de la production alimentaire serait gaspillée. Mais heureusement, dans la vie comme en affaires, il existe des pionniers, des gens inspirants qui ont la terre à coeur et qui un jour se sont retroussés les manches pour changer les choses. Voici quelques exemples de systèmes alimentaires durables bien de chez nous.

Les jus LOOP : le succès des imparfaits

Récemment, en faisant l’épicerie, je suis tombée sur une dégustation de jus LOOP. Non seulement j’ai aimé le produit, mais je me suis intéressée à l’histoire que le sympathique représentant m’a racontée. En résumé, l’entreprise récupère les fruits et légumes mis de côté par l’industrie alimentaire pour les transformer en délicieux jus pressés à froid. L’idée derrière LOOP est de sauver les fruits et légumes rejetés entre le champ et le supermarché, donc à l’étape de la distribution. Il s’agit en réalité de végétaux parfaitement… imparfaits. Les produits de cette entreprise sont maintenant plus accessibles que jamais puisque IGA vient tout juste de s’y associer pour offrir les surplus de ses fruits et légumes et ainsi permettre la création de trois smoothies protéinés. En plus, pour chaque smoothie vendu, le marchand remettra 0,25 $ à la Fondation David Suzuki.

Pour bien boucler la boucle, après avoir pressé à froid ses jus, LOOP donne la pulpe encore très nutritive à une entreprise qui, à son tour, la transforme en gâteries pour chiens.

[mks_pullquote align= »left » width= »620″ size= »15″ bg_color= »#ffffff » txt_color= »#395e6e »]En réalité, ces fruits et légumes sont seulement parfaitement mûrs.[/mks_pullquote]

Blanc de gris : rien ne se perd, tout se transforme

L’entreprise Blanc de gris se spécialise quant à elle dans la production et la vente de pleurotes frais destinés aux restaurateurs, aux marchés de fruits et légumes et aux traiteurs montréalais.

Les deux femmes à la tête de cette entreprise, Dominique Lynch-Gauthier et Lysiane Roy-Maheu, sont des passionnées de champignons qui ont découvert que le café, riche en nutriments, était fort utile à la croissance de leurs pleurotes. Comme substrat de culture, cette champignonnière urbaine utilise donc des résidus organiques générés par différents commerces locaux. On parle notamment du marc de café de leurs restaurateurs clients et de drêches de brasseries. « Le camion qui livre nos champignons frais aux clients ramasse le marc de café au retour », explique Lysiane.

Blanc de gris

La Transformerie : un projet vert en démarrage

Pour sa part, l’organisme à but non lucratif La Transformerie est une initiative d’économie circulaire collectant les invendus alimentaires des commerces de détail. En gros, les fruits et légumes habituellement jetés par les épiciers seront transformés en délicieuses conserves. Par la suite, la revente de ces tartinades sucrées et salées sera faite par les commerçants participants. Les autres invendus des épiceries et fruiteries partenaires seront quant à eux redistribués à des organismes de sécurité alimentaire afin de soulager la pauvreté.

Les instigateurs de ce beau projet sont Guillaume Cantin et Thibault Renouf. Ceux-ci se sont rencontrés lorsque l’un était chef au restaurant les 400 coups et que l’autre proposait des produits locaux aux chefs de la métropole. C’est à l’automne 2016, autour d’un café, que Thibault a lancé le défi à Guillaume de cuisiner un souper gastronomique à partir de produits récupérés dans les poubelles d’épiceries. Surpris par la quantité, mais surtout par la qualité des aliments trouvés, ils n’ont pu rester insensibles face à cette problématique. De là est née La Transformerie.

Le chef Cantin, qui jusqu’ici concocte ses prototypes dans sa propre cuisine, espère que l’organisme saura trouver les moyens financiers pour s’installer dans un local de Rosemont-La Petite-Patrie dès janvier 2019 et ainsi commencer la commercialisation de ses produits. « Même si lors des tests de goûts certains avaient des réticences face à nos recettes qui proviennent d’aliments destinés aux poubelles, on a pu lire sur leur visage qu’ils aimaient ce qu’ils goûtaient. En réalité, ces fruits et légumes sont seulement parfaitement mûrs. Et à toutes les étapes de préparation, on respecte les règlements du MAPAQ », révèle le chef qui cuisine entre autres de l’humus de brocoli sans pois chiches et du caramel de bananes sans lait. « Pour nous, il s’agit-là d’une réelle solution au gaspillage alimentaire. »

Le nouveau Guide alimentaire canadien

Nous l’attendions depuis longtemps!  Le nouveau Guide alimentaire canadien est enfin sorti ! C’est lors d’un événement organisé au Marché Jean Talon que la Ministre de la santé du Canada, l’honorable Ginette Petitpas Taylor,  a dévoilé les lignes directrices du guide. Voyons voir de plus près de quoi il en retourne. | Par Mathilde Condrain-Morel

Basé sur des données probantes

Le nouveau Guide alimentaire tient compte de données probantes disponibles en considérant uniquement des rapports scientifiques de haute qualité sur l‘alimentation et la santé provenant d’autorités respectées. Ces données peuvent être consultées en ligne ici : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/nouvelles/2019/01/document-dinformation-les-fondements-scientifiques-du-nouveau-guide-alimentaire.html

Vous pouvez également consulter l’examen de ces données probantes, qui sont à la base des recommandations alimentaires de 2015 :

https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/publications/aliments-et-nutrition/examen-donnees-probantes-base-recommandations-alimentaires-resume-resultats-impact-guide-alimentaire-canadien.html

Aperçu du Guide alimentaire canadien

Le nouveau Guide alimentaire canadien est une série de ressources en ligne qui répond mieux aux besoins des différents utilisateurs, y compris le grand public, les responsables des politiques et les professionnels de la santé. Il contient notamment :

  • Des conseils pratiques sur les choix sains et les habitudes alimentaires saines
  • Des recommandations actualisées sur les gras saturés, le sodium et les sucres, y compris les confiseries et les boissons sucrées comme les boissons gazeuses, les laits sucrés et les jus
  • Un contenu Web adapté aux appareils mobiles, afin que es Canadiens puissent apprendre à manger sainement n’importe où et quand ils le veulent.

Ligne directrice no 1 : Fondements de la saine alimentation

Le Guide alimentaire canadien mentionne qu’« il faudrait consommer régulièrement des légumes, des fruits, des grains entiers et des aliments protéinés. Parmi les aliments protéinés, ceux d’origine végétale devraient être consommés plus souvent. »

Pourquoi ? Les habitudes alimentaires qui mettent l’accent sur les aliments d’origine végétale entraînent généralement des apports plus élevés en légumes, fruits, noix, protéines de soya et fibres alimentaires, et des apports plus faibles en viandes transformées et en aliments qui contiennent surtout des lipides saturés.

Par ailleurs, parmi les aliments protéinés, on compte les légumineuses, les noix, les graines, le tofu, les boissons de soya enrichies, le poisson, les crustacés, les œufs, la volaille, les viandes rouges maigres (incluant le gibier), le lait faible en matières grasses, les yogourts plus faibles en matières grasses ainsi que les fromages plus faibles en matières grasses et en sodium.

Ligne directrice no 2 – Aliments et boissons qui nuisent à la saine alimentation

« Les aliments et boissons transformés ou préparés qui contribuent à une consommation excessive de sodium, de sucres libres ou de lipides saturés nuisent à la saine alimentation. Ils ne devraient donc pas être consommés sur une base régulière. »

Pourquoi ? Les Canadiens achètent de plus en plus d’aliments hautement transformés. Lorsqu’ils sont consommés fréquemment, ils peuvent contribuer à l’excès de sodium, de sucres ou de lipides saturés. Ces nutriments sont liés au risque de maladies chroniques lorsqu’ils sont consommés en excès. Voilà donc une raison de plus d’y porter une attention particulière.

Ligne directrice no 3 – Importance des compétences alimentaires

« Il faudrait promouvoir la cuisson et la préparation des repas à partir d’aliments de haute valeur nutritive en tant que moyen pratique favorisant la saine alimentation. »

Pourquoi ? On observe une réduction de la consommation de repas préparés à partir d’ingrédients de base, ceux-ci étant remplacés par des aliments hautement transformés dont la préparation nécessite moins de compétences ou des compétences différentes.

On ajoute également dans le Guide alimentaire canadien qu’« il faudrait faire la promotion des étiquettes des aliments en tant qu’outils qui aident les Canadiens à faire des choix éclairés »

Pourquoi ? Encourager l’utilisation des étiquettes des aliments peut être une stratégie efficace pour promouvoir la sélection d’aliments de haute valeur nutritive et favoriser la préparation de repas et de collations saines.

Le nouveau Guide alimentaire en bref !

  1. Mangez des légumes et des fruits en abondance, des aliments faits de grains entiers et des aliments protéinés. Optez plus souvent pour des aliments protéinés d’origine végétale.
  2. Faites de l’eau votre boisson de choix.
  3. Limitez les aliments hautement transformés. Si vous les choisissez, mangez-en moins souvent et en petite quantité.
  4. Utilisez les étiquettes des aliments pour faire des choix éclairés.
  5. Restez vigilant face au marketing alimentaire.
  6. Prenez conscience de vos habitudes alimentaires.
  7. Cuisinez plus souvent.
  8. Savourez vos aliments.
  9. Prenez vos repas en bonne compagnie.

Il va sans dire que beaucoup de choses seront dites au sujet du Guide alimentaire canadien! De votre côté, comment le trouvez-vous?