5 vertus de la caméline

Dans le cadre de La Petite Conversation diffusée en direct sur le site le DUX mieux manger, mieux vivre le 1er septembre dernier, l’animatrice et ambassadrice du mouvement DUX, Lyne Gosselin, recevait la présidente directrice générale d’Oliméga, Chantal Van Winden. Issue du milieu agricole et ayant évolué comme professionnelle de la santé, Chantal prend les rênes d’Oliméga de cette entreprise qui se veut innovatrice en amenant une nouvelle production agricole pour les producteurs d’ici, ainsi qu’une nouvelle catégorie d’aliment, à base de caméline, une plante ancestrale mystérieusement peu connue dont elle nous explique aujourd’hui les principaux mérites.


1. La caméline : une plante ancestrale et issue de notre terroir québécois

La caméline, qu’est-ce au juste? Grâce à ses vertus exceptionnelles, la caméline a attiré l’intérêt des scientifiques ces dernières années. En effet, la caméline est une plante ancestrale qui a mystérieusement passé à travers l’histoire sans attirer l’attention. La plante produit de petites fleurs jaunes dont nous récoltons les graines. C’est en les pressant à froid que l’on obtient l’huile de caméline.

La caméline est produite au Québec en agriculture durable et sans OGM.

Ce produit local remplace à merveille l’huile d’olive dans les recettes.

2. L’huile de caméline signé caméline : un véritable super aliment

L’huile de caméline contient 35% d’oméga-3, soit 1,1 g d’oméga-3 par cuillère à thé.

Les oméga-3 sont reconnus pour leurs nombreux effets bénéfiques pour la santé : effet anti-inflammatoire, santé du cœur, amélioration de la concentration et de la bonne humeur.

Il est prouvé que nous sommes en carence en oméga-3 dans notre alimentation et en déséquilibre par rapport à trop d’oméga-6 dans notre alimentation.

Avec sa grande abondance d’oméga-3, l’huile de caméline se révèle donc être un super aliment

3. Un point de fumée très élevé

Avec son point de fumée parmi les plus hauts des huiles sur le marché (475 Fahrenheit), l’huile de caméline se révèle être des plus versatile.

En effet, on peut autant l’utiliser à froid sur les salades et en vinaigrettes qu’à la cuisson pour faire griller les légumes, les poissons et les grillades.

4. Produit et saveur unique

Douce et délicate, l’huile de caméline a des arômes d’asperges et des notes de sésame et de noisette.

Son goût unique, mais tout en subtilité lui permet d’accompagner la majorité des plats, sans toutefois prendre toute la place gustative de ceux-ci.

5. Les graines de caméline : des protéines végétales

Une alternative locale au chia, les graines de caméline sont une excellente source de protéines.

Ainsi, qu’on les consomme crues ou torréfiées, elles s’ajoutent aux salades, aux bols poké, aux smoothies, dans les puddings, les muffins, les pâtes à pizza ou encore le pain.

Essayez notre recette de Overnight Caméline parfait pour un déjeuner préparé la veille, cliquez ici

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5 trucs pour organiser une rentrée écolo

Dans le cadre de La Petite Conversation diffusée en direct sur le site le DUX mieux manger, mieux vivre le 25 août dernier, l’animatrice et ambassadrice du mouvement DUX, Lyne Gosselin, recevait la colorée Florence-Léa Siry, l’auteure et conférencière bien connue pour militer en faveur de l’environnement via son populaire site chicfrigosansfric.com. Fidèle à son habitude et à ses convictions, Florence-Léa Siry a proposé aux internautes des moyens simples de préparer une rentrée sans gaspillage. | Par Florence-Léa Siry de chicfrigosansfric.com


Alors que l’été tire tranquillement à sa fin revient l’inévitable rentrée scolaire. Ce moment de l’année est toujours rempli de défis pour plusieurs, surtout pour les écolos parmi nous. Que faire pour s’offrir une rentrée écologique et zéro déchet ? Est-il possible de trouver des alternatives pour aider la planète ?

Je vous propose ici quelques trucs pour vous aider à garder de bonnes habitudes, autant à l’école, qu’au travail ou à la maison.

1. Magasiner dans son garde-manger

Avez-vous pensé de regarder ce que vous avez à la maison avant de faire vos emplettes? C’est un des principes fondamentaux du zéro déchet, ce que l’on nomme un des 5 R : Refuser, Réduire, Réutiliser/Réparer, Recycler, Composter (Roten en anglais).

Dans ce cas-ci, « Réutiliser » est le mot à retenir. Avez-vous des cahiers, des crayons, qui peuvent être utilisés encore une autre année? Encore mieux, avez-vous des emballages à usage unique qui pourraient être réutilisés pour une autre utilité, par exemple, pour emballer son lunch?

Dans un mode de vie zéro déchet, il est toujours préférable de « Réutiliser » ce que vous avez avant de consommer davantage. Les sacs de congélation ou les sacs à lait, par exemple, sont faits de plastique robuste. Ils peuvent donc être réutilisés de nombreuses fois avant de finir leur vie à la poubelle ou au recyclage. Ils ne sont peut-être pas aussi sexy, mais ils sont pourtant tout aussi durables. Ces sacs présentent une alternative encore plus écologique, économique et simple pour vos lunchs quotidiens. À tester !

Cette idée est tirée du livre La consommation dont vous êtes le z’héros.

Si vous n’êtes toujours pas convaincus, les sacs à collation en tissu sont maintenant une alternative très populaire. Fait à la main, au Québec pour la plupart, ces belles créations colorées sont une excellente alternative aux emballages de plastique. En revanche, ils ne sont pas pour tout le monde. Ils peuvent être coûteux et ne conservent pas toujours adéquatement les aliments. À chacun son emballage !

2. Manger plus écologiquement, c’est possible !

Les gens demandent souvent quelle habitude ils peuvent adopter dans leur vie quotidienne pour réduire leur empreinte écologique. Une des solutions populaires est la réduction de sa consommation de viande. Alors, pourquoi ne pas se donner un défi cette année de manger le plus souvent possible de façon végétarienne et zéro déchet?

Ma recette préférée pour des lunchs végétariens et zéro gaspillage est le végé-pâté vide frigo. Ce repas passe-partout deviendra rapidement un incontournable de vos lunchs écolos. En effet, ce pâté est conçu de façon simple, santé, et rapide. Vous pouvez modifier la recette selon vos envies ou selon les légumes moches qui trainent dans votre frigo et, ainsi leur donner une deuxième vie.

Autre avantage de cette superbe recette polyvalente : elle se congèle très bien. Il est donc possible d’en préparer selon votre rythme et d’avoir une petite réserve au congélateur pour les semaines pressées.

Recette sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=31BamyDrZgo

3. Réinventer un incontournable : la boîte de jus

Même s’il est un favori parmi les enfants, les boîtes de jus sont un obstacle aux lunchs zéro déchet. Quand on l’examine de plus près, celles-ci comportent non pas 1, mais 3 déchets : la boîte, la paille et l’emballage plastique.

Il est très facile de créer ses propres boissons qui deviendront alors une alternative plus santé et écologique. Il est ainsi possible de créer une infusion avec des pelures de fruits, telles que des queues de fraises ou la peau de pommes. Ma préférée est l’infusion maison aux peaux d’ananas. Pour un breuvage plus sucré, on peut également créer un sirop à partir d’une infusion de fruits et de sucre.

Fini les boîtes de jus polluantes, longue vie à la bouteille réutilisable !

Cette recette provient du livre 1,2,3 vies 0 recettes gaspi.

Pour visionner la méthode d’infusion : https://youtu.be/5NVcL_dmzxQ

Pour visionner ma recette de sirop et de limonade zéro gaspi : https://youtu.be/5qPNNJ-Qozc

4. La nouvelle recette favorite des jeunes z’héros

Un second aliment courant dans les boîtes à lunch demeure la barre tendre. Polyvalente et nourrissante, elle est l’une de mes collations préférées. C’est pourquoi je vous partage une recette tirée de mon nouveau livre La planète dont tu es le super z’héros écolo (en librairie dès le 16 septembre 2020).

Je vous ai préparé une petite vidéo pour vous montrer comment le cuisiner avec vos fonds de sacs :  https://youtu.be/yFKFHDounM4

5. ÊTRE UN Z’HÉROS IMPARFAIT

Un des premiers objets que l’on adopte lorsqu’on souhaite réduire ses déchets est sans aucun doute la bouteille réutilisable. Elle nous sert quotidiennement, que ce soit pour rester bien hydratés ou pour éviter des tonnes de déchets. Malheureusement, il est parfois impossible de trouver un endroit où la remplir. Alors il peut arriver que l’on doive acheter une bouteille d’eau en plastique. L’important, c’est de savoir quoi en faire par la suite. La jeter? Bien sûr que non ! Il est important de penser aux utilités qu’un déchet peut avoir dans d’autres aspects de notre vie. Ma façon favorite de les réutiliser? La transformer en bouteille d’eau autohydratante pour les plantes.

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5 trucs pour bien manger avec des conserves

Dans le cadre de La Petite Conversation diffusée en direct sur le site le DUX mieux manger, mieux vivre le 18 août dernier, l’animatrice et ambassadrice du mouvement DUX, Lyne Gosselin, recevait Josée Mongeau, la fondatrice de Les Ri-Canneuses. Passionnée de cuisine et de conserves, elle rêvait d’avoir le temps de faire le plein de conserves tous les automnes lors des récoltes. Lorsque son rêve de faire des conserves pour les vendre est devenu réalité, elle a pris la chose très au sérieux et elle partage aujourd’hui ses trucs et sa passion pour les aliments en conserve.


1. L’importance de bien lire les étiquettes

Il y a beaucoup de préjugés sur les conserves, mais les choses ont bien changé. Il faut donc prendre le temps de bien regarder les ingrédients qui s’y trouvent.

Contrairement à la croyance populaire, il n’est pas nécessaire d’ajouter des additifs ou de mettre beaucoup de sel pour faire des conserves. On peut trouver des produits transformés sains.

On regarde ensuite les valeurs nutritives. Par exemple, pour un repas, il est tout à fait acceptable d’y retrouver 30% de la portion journalière de sodium. En contrepartie, pour une collation c’est trop. Il importe de rester en dessous de 15%.

La portion de référence est aussi à considérer. Pour les plats des Ri-Canneuses par exemple, un pot peut être considéré comme une portion, 2 ou même 4 portions selon les normes d’étiquetage. La plupart des consommateurs vont faire 2 portions avec un pot. Il faut dès lors doubler ou diviser les valeurs nutritives pour connaître celles qu’on va absorber.

2. Mettez-y toute la sauce !

Lors de la cuisson, les aliments perdent des nutriments qui sont hydrosolubles. Ils se retrouvent dans le liquide de cuisson.

Comme les aliments qui sont en conserve cuisent dans le pot, les nutriments sont dans la sauce, on peut donc se faire plaisir et manger toute la sauce.

3. Jamais assez de légumes

On ajoute des légumes pour mettre plus de couleurs dans l’assiette. Des haricots verts, une purée de carottes… ou même des herbes fraîches. Ça ajoute du frais et c’est plus appétissant en étant plus coloré.

4. De bonnes conserves pour des repas faciles et délicieux

Les conserves ont malheureusement encore souvent mauvaise presse. En 2020, on est pourtant bien loin de l’époque des légumes sans goût et du jambon en boite des années 1960 (bien qu’il en existe encore!).

Vous serez d’ailleurs étonnés d’apprendre que les conserves sont très à la mode chez les Japonais qui utilisent les conserves pour des soirées tapas ou mezzés.

En combinant plusieurs conserves de qualités, on peut préparer un délicieux repas entre amis sans trop de travail.

5. Toujours aussi pratiques, les conserves !

On le sait, les conserves sont super pratiques en camping.

La meilleure façon de réchauffer les conserves de verre est au bain-marie. On met le pot fermé dans l’eau chaude et on amène l’eau à frémissement, on laisse frémir doucement jusqu’à ce que ce soit assez chaud, environ 30 minutes.

Et on peut faire la même chose avec des accompagnements sous vide, riz, purées de légumes qu’on a préparés avant le départ… On les met à frémir dans la même casserole que la conserve et c’est génial, presque pas de vaisselle à faire !

Truc DUX :

Vous désirez vous procurer des produits en conserve, faciles à utiliser et bon pour la santé. Rendez-vous sur le Marché DUX en cliquant ICI.

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5 moyens de bien consommer de la viande

Dans le cadre de La Petite Conversation diffusée en direct sur le site le DUX mieux manger, mieux vivre le 11 août dernier, l’animatrice et ambassadrice du mouvement DUX, Lyne Gosselin, recevait la colorée Mélanie Beaulac, propriétaire de La Bouchère et de Tout est dans le sac. Petite fille de boucher, découvre rapidement sa passion pour la viande et la bonne nourriture. Après des formations en boucherie de détail et en entrepreneuriat, elle démarre son entreprise qui a pour objectif d’améliorer l’offre alimentaire, favoriser des partenariats locaux et mettre de l’avant la qualité du terroir québécois.


1. Favoriser les bonnes pratiques d’élevage

Il est important de prioriser les élevages écologiques, élevés sans hormone et sans antibiotique. Lorsque c’est possible, c’est encore mieux d’acheter de la viande de pâturage.  En effet, la sélection de producteurs qui ont à cœur l’environnement, l’élevage responsable et le bien-être animal est essentielle à la qualité d’un produit. Non seulement l’achat local permet de favoriser l’économie du Québec, elle permet également d’assurer une relève aux producteurs et artisans d’ici, tout en nous permettant de nous nourrir de produits frais, naturels et de qualité supérieure.

2. Favoriser les circuits courts

Encourager un producteur régional ou local, c’est encourager un producteur qui œuvre dans un rayon de 300 km à la ronde. Certains d’entre eux sont les héritiers de fermes familiales qui ont à cœur le respect des valeurs ancestrales et le respect des normes établies. Le résultat se traduit par un produit de qualité, dont les saveurs sont toujours au rendez-vous.

Il faut savoir que dans un circuit court, il n’y a au maximum qu’un seul intermédiaire qui va intervenir entre l’entreprise de production ou de transformation et le consommateur, ce qui garantit la fraîcheur du produit. Il est à noter que les circuits courts regroupent deux grands types de commercialisation : la vente directe et la vente indirecte.

L’objectif est toujours le même : l’animal est envoyé dans un abattoir le plus proche pour réduire au maximum le transport, ce qui pourrait affecter sa qualité dû au stress.

3. La traçabilité à l’honneur

L’importance de la traçabilité des aliments de notre garde-manger est d’actualité. Cela s’applique tout aussi bien à notre consommation de viande, c’est-à-dire connaître son producteur, la génétique de l’animal et comment il a été nourri.

Tout comme cela se fait pour tout autre produit alimentaire, la traçabilité de la ferme jusqu’à l’assiette du consommateur dans le domaine de la viande s’effectue par une identification claire des produits et du suivi rigoureux des mouvements de ceux-ci entre les différents fournisseurs et le client.

4. Réduction du gaspillage alimentaire

La réduction du gaspillage alimentaire se fait désormais par la mise en valeur de pièces de viande moins connues et moins nobles, mais tout aussi délicieuses.

Le travail du boucher-artisan consiste désormais à valoriser les animaux du museau à la queue en minimisant le gaspillage et en valorisant l’appréciation des pièces moins nobles.

Ainsi, un de nos plus grands défis est de sensibiliser les consommateurs aux limites imposées par l’animal.

Pour comprendre, prenons l’exemple d’un bœuf. Cet animal ne nous permet d’extraire que deux bavettes, c’est tout. Il n’y en a pas d’autres jusqu’au prochain bœuf! Voilà ce que doit expliquer au consommateur.

Pour y arriver, il importe de faire de l’éducation sur le sujet, car les gens ne sont pas tous habitués à les consommer. Il faut donc en faire la promotion et expliquer la cuisson, la texture, mais aussi à apprendre à planifier leurs menus en fonction de la disponibilité des produits. La réalité d’aujourd’hui des bouchers artisans oblige qu’on ne commande plus en fonction des pièces les plus populaires sans s’intéresser au reste de la carcasse. Ne pas avoir tout ce qu’on veut, quand on veut, c’est une approche plus durable.

Mon rôle sera donc de lui faire comprendre qu’il existe autre chose que la bavette et le T-bone. À titre d’exemple, je nommerai la hampe (souvent nommé le steak du boucher). Il s’agit d’une pièce de viande qui ne coûte pas les yeux de la tête. Elle fait partie des morceaux à fibres longues, comme l’onglet ou la bavette.

Elle se présente sous la forme d’une longue bande de viande plate à larges fibres transversales, qu’il n’est pas besoin de dédoubler avant de griller. Lorsque la hampe est bien préparée, elle donne une viande tendre, il ne vous restera plus qu’à couper dans le sens contraire de la fibre et la servir.

5. Consommer moins de viande, mais de la viande de qualité

La priorisation d’un commerce artisanal a aussi le mandat d’être écoresponsable. Ainsi, les aliments offerts se démarquent en termes de saveurs, mais ils sont aussi propres puisque ceux-ci veillent à s’approvisionner localement auprès d’éleveurs qui travaillent dans le respect des comportements naturels des animaux qui vivent sur des fermes où ils ont leur place dans l’écosystème.

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5 questions sur le sucre

Dans le cadre de La Petite Conversation diffusée en direct sur le site le DUX mieux manger, mieux vivre le 3 août dernier, l’animatrice et ambassadrice du mouvement DUX, Lyne Gosselin, recevait la nutritionniste Catherine Lefebvre, la coanimatrice de On s’appelle et on déjeune, un balado de Radio-Canada OHdio à propos de l’alimentation. Cette passionnée de voyage et de culture culinaire s’intéresse surtout à l’histoire qui se cache derrière l’agriculture et les plats typiques de chaque pays. Cela est d’ailleurs au cœur de son ouvrage, Sucre, vérités et conséquences, lauréat du prix DUX 2017 dans la catégorie Communications et du prix Argent 2017 dans la catégorie Narrations culinaires de Taste Canada. C’est d’ailleurs de sucre dont elle s’est entretenue avec Lyne. | Par Catherine Lefebvre


L’omniprésence du sucre dans notre environnement alimentaire est encore un sujet qui fait beaucoup de bruit. Maintenant que l’on connait les impacts de sa surconsommation sur la santé et l’environnement, des questionnements quant à notre responsabilité individuelle et celle de l’industrie face à ce fardeau sont soulevés. Collectivement, comment pouvons-nous améliorer notre mode de vie un peu trop sucrée sans tout calculer ?

1. Devrait-on calculer les grammes de sucre que l’on consomme ?

Manger, de nos jours, est devenu une tâche assez complexe. En effet, on nous dit de manger moins de sucre, moins de gras ou moins de sel, tout est respectant la planète ! Quoi qu’il en soit, l’alimentation ne devrait pas être une affaire de chiffre. Il n’est absolument pas recommandé de compter combien de grammes de sucre exactement se trouvent dans notre repas. L’idée est plutôt de prendre conscience d’où il se cache en grande quantité et ainsi, faire des choix éclairés. De cette façon, c’est beaucoup plus réaliste que de tenter de déchiffrer notre consommation quotidienne en sucre et de tout le reste.

2. Comment réduire notre apport en sucre sans tomber dans la restriction ?

Malgré le fait que la surconsommation de sucre soit en partie responsable de plusieurs maladies chroniques non transmissibles, comme les maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2, le but n’est pas de l’éliminer de notre vie. Pour éviter de se casser la tête, il vaut mieux de jouer sur les plus importantes sources de sucres dans notre quotidien, c’est-à-dire, les boissons sucrées (boissons gazeuses, énergisantes, pour sportifs, thé et café aromatisés, jus, kombucha dans certains cas). Si on n’a pas l’habitude d’en boire tous les jours, c’est déjà un bon départ ! Encore là, l’idée n’est pas de ne jamais en boire, mais plutôt de ne pas s’hydrater avec des boissons sucrées tous les jours. Une autre belle façon d’améliorer la qualité de notre alimentation dans son ensemble est tout simplement de cuisiner plus souvent. C’est tellement satisfait et ça nous permet de se détourner des produits ultra-transformés. Enfin, le plus important, c’est d’avoir du plaisir en mangeant !

3. À son tour, si l’industrie souhaite réduire la teneur en sucre de ses produits, par quoi et comment devrait-elle s’y prendre ?

Si l’industrie souhaite réduire la teneur en sucre de ses produits dans le but de laisser plus de place aux autres ingrédients qui les parfument (fruits, épices, noix, graines), c’est tant mieux ! Mais si elle développe des produits « sans sucre, plus de nouveaux édulcorants », on fait fausse route. Et le risque de décevoir les consommateurs est désormais beaucoup trop grand. Puis, il ne faut pas oublier que pour certains produits, il est normal d’y ajouter du sucre : des biscuits, des gâteaux, de la crème glacée… De toute façon, ce ne sont pas des aliments à la base de notre alimentation et ils ne sont habituellement pas à l’origine de notre surconsommation de sucre. Qu’est-ce que ça peut bien faire si votre dessert est sucré ? C’est normal, après tout ! Ce qui n’est pas normal, ce que l’on nous vende du dessert faible en sucre, avec édulcorant et donc, sans culpabilité ! Comme je le disais, l’idée n’est pas d’éliminer le sucre de notre vie. L’idée est de se rapprocher des aliments moins transformés, et la plupart du temps moins sucrés et salés, pour composer la majorité de notre assiette, la plupart du temps. Or, si l’industrie veut faire partie de notre assiette de tous les jours, elle doit être ouverte à l’idée de revenir en arrière, vers des recettes de base, moins transformée. Que l’industrie cuisine pour nous, je n’y vois pas de mal. Il y a d’ailleurs plusieurs entreprises qui le font très bien, en privilégiant les ingrédients de base, de qualité, une recette qui ressemble drôlement à une recette maison.

4. Quoi penser des nouveaux édulcorants comme le stévia et les sucres alcools comme l’érythritol?

L’utilisation d’édulcorants tels que le stévia ou l’érythritol peut être une solution attrayante pour l’industrie dans le but de diminuer la teneur en sucre de leurs produits. Les édulcorants comme l’aspartame, le sucralose ou l’acésulfame-K ont peut-être trop mauvaise réputation. Mais, l’utilisation de ces nouveaux substituts de sucre entretient aussi notre goût pour le sucre. Et on finit par faire du surplace. Mon plus grand souhait de (re)découvrir le vrai goût des aliments. Pour y parvenir, la cuisine est sans doute le meilleur terrain de jeu. Encore une fois, en choisissant des ingrédients de qualité, en saison, ils seront déjà plus goûteux. De quoi créer de nouvelles références pour nos papilles et notre fin palais.

5. Devrait-on arrêter de s’acharner sur un nutriment ou un ingrédient en particulier en alimentation ?

OUI ! Trop longtemps, le gras était l’ennemi à abattre. De nos jours, on blâme le sucre sur toutes les tribunes. Sans cesse, des nutriments différents se font pointer du doigt lorsqu’on évoque les problèmes de santé liés à l’alimentation. En vérité, ce que l’on mange, ce sont des aliments complets et non une poignée de nutriments. C’est donc sur la qualité nutritionnelle des aliments dans leur portrait global que l’on devrait s’attarder. Ce n’est pas un secret pour personne, les aliments ultra-transformés, souvent plus riches en gras, en sucre et en sel, peuvent contribuer au développement de nombreux problèmes de santé. En ce sens, c’est correct de mieux comprendre comment certains nutriments et ingrédients agissent dans notre corps et poser des gestes concrets de façon collective et individuelle pour encourager la santé de tous. Cependant, lorsqu’on focalise sur un seul nutriment ou ingrédient, on perd souvent la notion de globalité. Et l’alimentation est un acte social, culturel et émotif. Il ne faut jamais oublier ça !

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5 moyens d’utiliser et de cuisiner la purée pour la rendre sexy

Dans le cadre de La Petite Conversation diffusée en direct sur le site le DUX mieux manger, mieux vivre le 19 mai dernier, l’animatrice et ambassadrice du mouvement DUX, Lyne Gosselin, recevait le sympathique entrepreneur Marco Gagnon. Fils d’un restaurateur, il se découvre à la fois l’âme d’un chef et la fibre d’entrepreneur qui le mènera à créer Épurée, qui lui vaudra les louanges de l’industrie et des consommateurs.


1. Démontrer tout le potentiel de la purée comme accompagnement

La purée peut accompagner une multitude de plats : poisson, canard, steak ou encore une protéine végétale. Chaque purée peut être modifiée selon la saveur que l’on veut offrir à son repas.

Des exemples : On ajoute du cari et du miel dans la purée de carotte pour une touche moyen-orientale, on utilise une purée pomme de terre à laquelle on ajoute de l’aneth pour accompagner un poisson. Pour un steak, on ajoute de l’ail confit et du parmesan à de la purée de brocoli et le tour est joué. En fait les possibilités sont illimitées. Les épices et les herbes pourront, à votre guise, changer l’arôme de votre purée.

Il ne faut jamais oublier qu’une belle assiette consiste à offrir un ensemble de textures et de goûts. La purée demeure encore méconnue et souvent sous-évaluée. Pourtant, elle a son importance dans un plat.

2. L’utilisation de la purée pour les potages ou les crèmes

Il peut être fort simple d’utiliser une purée pour en faire un excellent potage.

Il suffit d’ajouter 350 ml de bouillon (poulet, bœuf, légumes ou même d’eau avec un brin de sel) et d’y ajouter un jaune d’œuf avant de servir. Vous aurez un velouté exceptionnel.

Pour une crème au goût délicieux et facile à concocter, je vous propose d’utiliser une purée de champignon avec un fond volaille, sel, crème, huile de truffe croûton et parmesan.  Sans une tonne de vaisselle, vous aurez un plat prêt en 15 minutes.

La plupart des soupes contiennent en général des pommes de terre du riz ou un autre féculent afin d’épaissir la consistance de celles-ci.  En faisant usage de purée, le goût du légume choisi sera plus prononcé et cela donnera ainsi un meilleur goût à vos potages.

Un exemple : une purée de brocoli avec fond de volaille, sel , crème et, en garniture, poireau, bacon, croûtons et fromage.

3. Pour une diversification des repas

L’utilisation de la purée permet de briser la monotonie. Son usage lors d’un repas quotidien peut le rendre délicieux en un rien de temps.

Finis les mornes jeudis spaghetti ! La purée vous permet de trouver des alternatives simples, goûteuses et diversifiées. Ainsi un repas de saumon et légumes sera transformé et élevé avec l’ajout d’une purée de betteraves, par exemple.

Je suggère toujours d’en conserver dans le frigo ou dans le congélateur en tout temps. Vous découvrirez vite que la purée deviendra un de vos dépanneurs préférés un soir où vous manquerez d’inspiration ou si des invités se pointaient à l’improviste.

Et puisque l’élément « plus-value » d’un repas est souvent la protéine, il vaut tout aussi bien l’accompagner d’un produit de qualité comme Épurée. Vous aurez immédiatement un élément « wow » dans votre assiette.

Il ne faut pas oublier que la purée peut pratiquement être utilisée à toutes les sauces : comme vinaigrette dans une salade, dans un risotto, dans un sandwich…

Vous voulez des exemples?

Une purée d’oignons caramélisés dans des gaufres, sur une pizza, dans un sandwich ou un hamburger, dans une crêpe, ou servie avec une assiette de charcuterie ou de fromages… Ou encore une purée de betteraves dans un tartare, un gâteau red velvet, un muffin, une boule d’énergie, sur des toasts avec des tomates, des œufs pochés, fromage feta, concombre et roquette ou pain bagel, saumon fumé et avocats. Bref, « sky’s the limit ! »

4. Manger de la purée pour… manger plus de légumes !

On ne consommera jamais assez de légumes. L’utilisation d’une purée de légumes avec une protéine est une solution simple et il s’agit d’une façon délicieuse de faire manger des légumes aux enfants.

En effet, si le brocoli n’est pas toujours simple à proposer aux enfants, il sera sans doute plus simple de le proposer en purée avec du beurre. Je peux vous assurer que ça aurait fonctionné avec moi !

Je remarque aussi qu’il y a une forte pour les produits transformés de qualité. Une purée peut contenir entre deux et six ingrédients naturels.

5. La purée valorise la créativité et a un impact positif, tout court

Le plaisir de bien manger en s’amusant, c’est aussi de garder ça simple. Et ensuite, ne mange-t-on pas avec nos yeux? Une assiette avec une purée, c’est comme une œuvre d’art avec un beau coup de pinceau.

La purée permet de créer au-delà de la cuisson. Que ça soit pour notre propre plaisir ou pour impressionner une conquête ou nos invités, les purées sont autant de palettes de couleur et de goûts avec lesquelles on peut jouer.

Que vous soyez fans ou non d’Instagram, vous aurez vite envie de partager vos petites œuvres d’art culinaire qui auront l’air de sortir des cuisines des plus grands restaurants pour une fraction du coût, mais pour le meilleur des goûts !

Épurée, bien plus qu’un délicieux produit.

Épurée est une entreprise aux valeurs humaines. Ces emballages sont montés par des personnes handicapées. Ces retailles de légumes sont vendues à un fermier qui se sert de celle-ci pour nourrir ses animaux. « Je vise le zéro déchet à court terme. Ma boîte et mon sac sous vide sont recyclables. Je suis en discussion avec un distributeur de fruits et légumes pour utiliser leurs légumes invendus et je désire m’impliquer dans une économie circulaire. Faire plus avec moins. L’importance d’avoir un impact positif autant dans la communauté que pour l’environnement. »

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5 trucs pour passer des vacances gourmandes au Québec

Dans le cadre de La Petite Conversation diffusée en direct sur le site le DUX mieux manger, mieux vivre le 14 juillet dernier, l’animatrice et ambassadrice du mouvement DUX, Lyne Gosselin, recevait Philippe J. Hétu. Toujours fier de faire la promotion des produits québécois, le jeune chef a voulu profiter de son passage pendant la saison chaude pour offrir quelques astuces pour profiter d’un été sous le signe de la gourmandise.


1. Supporter son entreprise locale

C’est l’été ! On peut bien prendre congé du fourneau et de la planche à découper… surtout qu’au cours des derniers mois (durant ce long confinement), on a fait l’effort de beaucoup cuisiner à la maison. Puisqu’il ne sera pas toujours possible pour tous de voyager (ou du moins de pouvoir passer la nuit à l’extérieur) durant ses vacances cet été, pourquoi ne pas encourager les petites entreprises locales du coin en se gâtant ou encore en partant en « road trip » gastronomique et d’aller découvrir ce que le Québec a à nous faire découvrir. Et si vous n’avez pas envie des endroits « masqués », pourquoi ne pas privilégier les repas à emporter et les déguster dans un parc ou dans un sentier. Quel merveilleux moyen de partir à l’aventure autrement !

2. Le BBQ en folie

Bien entendu, l’été est la saison du BBQ ! Et c’est l’occasion idéale de recevoir la famille et les amis dans un contexte sécuritaire. Profitez-en pour goûter vos légumes autrement. Entiers ou coupés en en deux pour leur offrir une belle caramélisation, on leur offre une température de 400-425 degrés en prenant bien soie de bien assaisonner nos légumes avant qu’ils se retrouvent sur le grill. Pour leur ajouter un peu de oumph après la cuisson, on ajoute un zeste de lime, ou on les badigeonne avec ma vinaigrette Été-Hiver Nordiq (voir ma recette plus bas).

Si vous décidez de cuire une viande ou un poisson, pensez d’ajouter des fines herbes (de votre jardin, si vous en avez). N’hésitez pas à bien décorer votre viande ou votre poisson de thym, d’origan, de persil ou autres. Les fines herbes verront à rehausser le goût de votre met.

3. Des légumes du québec toute l’année

Jamais n’a-t-on eu autant envie d’encourager nos producteurs locaux. C’est tant mieux pour l’économie… et pour le goût, c’est difficile à battre.

Si vous avez envie de manger des légumes d’ici 365 jours par année pour faire de la variété dans votre alimentation et surprendre Roger quand il viendra à votre prochain BBQ, pensez à lacto fermenter vos légumes.

Comment fait-il faire ? Ça se fait en 4 étapes bien simples :

  • Lavez vos légumes.
  • Préparer la saumure (30g de sel pour 1 litre d’eau). Note : La saumure doit toujours être froide.
  • Assurez-vous de bien tasser les légumes dans le récipient que vous aurez choisi. Ensuite, couvrez avec la saumure.
  • Mettez votre récipient pendant 5 à 7 jours à une température proche de 20°C. Au bout de ce temps, fermez bien votre récipient. Vous pourrez ensuite le mettre dans un endroit frais et sec pour une conservation d’environ 1 année.

4. Le taco vide-frigo

On a beau être en vacances, il ne faut pas laisser aller les bonnes habitudes qu’on a prises en lien avec le gaspillage alimentaire. Et si vous avez le goût d’un bon petit repas facile et délicieux à préparer pendant la saison chaude, je vous propose mon taco vide-frigo.

Pourquoi? Parce que c’est un vrai vide-frigo et que chacun pourra choisir les aliments qui lui plaisent le plus pour confectionner son repas. Simple ! On met tous les restes de viandes (poulet, porc, bœuf, poisson et riz ainsi que les restes de laitue, tomates, pesto, fromage… bref, la créativité est à l’honneur afin que chacun personnalise son taco selon ses goûts et son envie du moment.

On pourrait faire de même pour faire confectionner une mini pizza ou un grilled cheese !

5. La fête à la fraise

Que serait un été au Québec sans ses fraises? Toutes les raisons sont bonnes pour en mettre partout… ou presque ! Elles sont tellement volubiles qu’elles adoreront autant se retrouver dans un smoothie, dans une sangria, dans une salade avec du fromage de chèvre et des noix de Grenoble ou dans un incontournable Shortcake dont je vous partage ma recette estivale.


Shortcake aux fraises

600g farine
50g poudre à pâte
200g beurre
800ml crème 35%
1 pincée de sel
2 casseaux de fraises bien mûres du Québec

Mélanger « festivement » la farine, la poudre à pâte ainsi que le sel au batteur mélangeur. Ajouter doucement le beurre en cubes, en trois temps, puis la crème d’un seul coup, sans trop mélanger.

Déposer l’appareil sur un papier-parchemin sur environ 2-3cm d’épaisseur, puis au four 425F une trentaine.

Sortir le tout et laisser tempérer et déguster avec quelques fraises et un peu… ou beaucoup de crème fouettée !

Recette de salade & vinaigrette été-hiver nordique

1 betterave moyenne
1 petit casseau de framboises d’ici
100 ml de vinaigre de framboise
500 ml d’eau
1 cuillère à soupe de moutarde de Dijon
2 cuillères à soupe de sirop d’érable
1 pincée de sel
300ml huile d’olive

Dans un mélangeur ou un excellent robot culinaire, mélanger TOUS les ingrédients, sauf l’huile d’olive. Lorsqu’en marche, verser en petit filet l’huile d’olive, pour une superbe texture. Déguster avec une bonne salade à base de salade romaine ou avec une salade composée avec de généreuses légumineuses.

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La Petite Conversation est diffusée en direct tous les mardis à 11h sur la page Facebook de DUX mieux manger, mieux vivre. C’est un rendez-vous que vous que vous ne voudrez pas manquer, car vous pourrez poser vos questions en direct à nos experts invités.

5 trucs pour manger des repas végétariens

Dans le cadre de La Petite Conversation diffusée en direct sur le site le DUX mieux manger, mieux vivre le 19 mai dernier, l’animatrice et ambassadrice du mouvement DUX, Lyne Gosselin, recevait la nutritionniste Linda Montpetit dont l’intérêt pour le végétarisme s’est accru lors de la naissance de son 4e et dernier enfant. À titre d’auteure, on la connait, entre autres pour 21 jours de menus, Végétalien et pour Végé gourmand aux Éditions Modus Vivendi. Son expertise lui vaut d’être sollicitée dans de nombreux médias, de devenir ambassadrice des marchés Metro du Québec depuis 2012 et d’être à la tête des cliniques de consultation privée NutriSimple de la région des Laurentides. | Par Linda Montpetit, Dt. P. Nutritionniste.


On compte de plus en plus d’adeptes au végétarisme. Certains adoptent ce régime pour des raisons environnementales, d’autres pour l’amour des animaux et d’autres pour leur santé physique ou même financière (les protéines végétales sont beaucoup plus économiques).

Tant en clinique que sur les médias sociaux, on me demande souvent comment gérer le menu lorsqu’on veut intégrer un peu de végétarisme ou accommoder des membres de la famille qui se sont tournés vers ce mode alimentaire.

Je me permettrai d’abord de faire une parenthèse et de m’adresser aux parents d’ados et de préados. Demandez à votre enfant pourquoi il veut changer son alimentation. Chez des jeunes, le désir de vouloir devenir végé ou végane peut parfois camoufler un trouble de comportement alimentaire.

Notez qu’une alimentation végétarienne, qui inclut des œufs et des produits laitiers ou pesco-végétarienne (poisson et fruits de mer) est plus facile à planifier qu’une alimentation végane (qui exclut tout produit animal, même le miel), surtout si on s’y connait peu en cuisine végé.

Rassurez-vous ! On peut se débrouiller assez bien pour faire des menus savoureux qui plairont tant aux végétariens qu’à ceux qui ne le sont pas dans votre famille, et ce, tout en comblant les besoins nutritionnels de tout le monde. Il important de savoir que, peu importe que vous soyez végétarien ou omnivores, vous ne souffrirez pas de carences alimentaires, à condition de bien comprendre par quoi remplacer les produits d’origine animale.

1. Le remplacement

On ne peut pas juste enlever la viande ou le poulet, il faut remplacer les protéines animales par des sources protéinées végétales, tout en limitant les produits ultra-transformés, souvent trop salés et ayant de longues listes d’ingrédients.  Il ne faut pas craindre de manquer de protéines : les légumineuses, le tofu, le tempeh, les fèves édamames renferment suffisamment de protéines. À titre comparatif, un œuf contient 6 g de protéines (12 g pour 2 œufs), alors qu’une portion de tofu ou de lentilles en renferme 15 à 18 g.

À titre d’exemple, on peut faire un burger végé express avec du tempeh et de la sauce BBQ du commerce. Si on garde les œufs, il est facile de faire des boulettes à burger avec des haricots noirs, des épices, des œufs et du fromage.

Contrairement au message véhiculé il y a quelques années, on n’a pas à compléter les protéines à chaque repas. Avec une alimentation diversifiée tout au long de la journée, elles se complèteront d’elles-mêmes.

2. La fameuse question de la portion de légumes

Végétarien ou non, on devrait toujours avoir 1 ½ tasse de légumes dans son assiette. Pourquoi ? Pour sa santé générale (réduction des risques de cancers, maladies cardio-vasculaires, diabète, gestion du poids et autres) et pour obtenir, en bonus la vitamine C que l’on retrouve dans les légumes colorés comme les légumes verts et les poivrons qui aident à mieux absorber le fer des protéines végétales.  Il faut, en effet, savoir qu’on retrouve beaucoup de fer dans les protéines végétales et qu’il est plus difficile à absorber. En y ajoutant de la vitamine C, on règle le problème.

Quelques exemples :

  • Salade de légumineuses servie sur un lit d’épinards avec une vinaigrette au jus de citron.
  • Sauté de tofu et légumes (poivron, brocoli).
  • On peut aussi utiliser les fruits riches en vitamine C, comme les fraises ou les agrumes qui peuvent être excellents en salade.

3. Le semi-végé pour faire la transition

Pour les familles en transition, le semi-végé peut être le bon compromis.

Par exemple, on mélange du tofu émietté et des œufs dans un sandwich ou encore, on mixte une sauce pour pâtes avec des lentilles et de la viande.  Ça permet d’habituer les papilles à la nouveauté. En revanche, si vous avez des invités végétariens, assurez-vous de leur demander ce qu’ils mangent et ce qu’ils évitent.

Par ailleurs, si vous êtes végétariens (et que vous ne faites jamais de compromis sur votre orientation alimentaire) et que vous êtes invité ailleurs, je trouve toujours approprié d’apporter un plat végétarien. Cela permettra d’éviter un stress supplémentaire à votre hôte (il est possible que celui-ci n’y connaisse rien) et, en contrepartie, vous pourrez lui faire goûter votre plat (j’ai converti bien des gens de cette façon !)

4. La texture

On oublie trop souvent à quel point la texture joue un rôle dans le plaisir gustatif d’un plat. C’est pour ça que bien des personnes n’aiment pas le tofu. C’est mou et sans goût ! Lorsqu’il est assaisonné et bien grillé, ça change tout !

À titre d’exemple, on ajoute du croquant sur une recette crémeuse (ex. : Noix grillées sur une polenta, de la roquette sur des pâtes crémeuses) ou une touche crémeuse sur un plat ayant plus de textures (ex. : de la mayo végé épicée sur un taco aux lentilles).

5. Le classique réinventé

Souvent, il est aussi plus simple de réinventer les classiques de la famille. Par exemple, faites mariner des tranches de tofu, assaisonnez-les avec des épices à steak et faites-les griller. Servez-les avec une sauce aux champignons. Et voilà ! Un autre exemple est le Sloppy Joe où l’on remplace la viande hachée par des lentilles.

Il existe aussi la protéine végétale texturée ou PVT qui est, à mon avis, le dépanneur par excellence pour un menu familial qui plaira à tout le monde. À ce sujet, sur une note toute personnelle, lorsque mes ados invitent des amis à souper, je fais souvent ma sauce à la viande avec le PVT et ça fonctionne à tout coup ! 

Vous voulez en savoir plus?

Le livre Végé gourmand, finaliste au Taste Canada award de Linda Montpetit est disponible en ligne sur https://www.groupemodus.com/

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5 moyens pour profiter pleinement des produits locaux

Dans le cadre de La Petite Conversation diffusée en direct sur le site le DUX mieux manger, mieux vivre le 25 juin dernier, l’animatrice et ambassadrice du mouvement DUX, Lyne Gosselin, recevait Julie Aubé, une nutritionniste passionnée par les saveurs du territoire québécois, l’agriculture durable et l’agrotourisme. Idéatrice d’événements qui provoquent la rencontre des curieux gourmands avec les producteurs locaux, elle collabore régulièrement avec différents médias, en plus d’alimenter son site JULIEAUBE.com. En 2016, elle publie Prenez le champ! Elle vient de faire paraître, son second livre Mangez local ! | Par Julie Aubé, nutritionniste


Mangez local ! est un petit guide qui nourrit de grands espoirs d’outiller et d’inspirer les gens à mettre plus de proximité au menu. Il partage des astuces d’approvisionnement, des recettes et des techniques de conservation pour suivre le rythme des saisons et « manger près » douze mois par année. Parce que toutes les raisons sont bonnes pour mettre plus de saveurs de chez nous au menu, et qu’avec quelques trucs et un brin de planification, c’est loin d’être sorcier! Voici 5 exemples de moyens simples et savoureux pour profiter pleinement des produits locaux.

1. Suivre les saisons

Dès le printemps, chaque mois amène ses arrivages de saveurs fraiches produites localement. Suivre les saisons au menu, c’est s’inspirer ces arrivages pour choisir ce qu’on mange au fil des jours. C’est remplacer une cuisine basée sur la disponibilité de tout en tout temps par une attitude de « profites-en quand ça passe! ».

2. Miser sur les circuits de proximité

La proximité au menu se mesure d’une part en nombre de kilomètres, qu’on cherche à diminuer notamment pour réduire l’empreinte carbone de nos aliments. Il y a aussi, dans l’idée de « manger près », une invitation à la reconnexion avec la nature, le territoire nourricier, ainsi que les gens passionnés et passionnants qui nous donnent accès à une alimentation locale de qualité. « Manger près » c’est aussi (re)tisser des liens en s’intéressant à l’origine de nos aliments : où ont-ils été produits, de quelle façon, avec quelles pratiques, par qui, dans quelle région? C’est associer des histoires, des visages, des villages et des paysages à nos aliments. On y parvient par exemple en combinant approvisionnement et plaisir grâce aux différents circuits de proximité, comme lorsqu’on va au marché public, qu’on s’arrête dans un kiosque fermier, qu’on fait de l’autocueillette au champ, qu’on visite des fermes, qu’on pique une jasette à son point de chute de panier ou qu’on jardine au balcon ou au jardin collectif.

3. Cuisiner sans gaspiller

Lorsque nos aliments se gorgent de proximité et de sens, on double de créativité pour ne rien en gaspiller. Par exemple, quand on a un fruit ou un légume qui commence à se fatiguer, on le transforme volontiers en compote ou en soupe! Lorsqu’on a deux légumes pour le prix d’un, comme les radis, betteraves et carottes avec leurs fanes, on cuisine celles-ci comme on le ferait pour des épinards. Et pourquoi ne pas infuser ses queues de fraises pour une rafraîchissante eau parfumée au goût d’été?

Découvrez sa recette de pesto à la fleur d’ail, cliquez ici
Découvrez sa recette de limonade à base de queues de fraises, cliquez ici

4. Doubler ses recettes de saison

Quand le brocoli local est en saison, ce n’est pas tellement plus long de cuisiner une double recette de potage ou deux quiches plutôt qu’une seule, et d’en congeler pour un prochain souper pressé. Vous dire le plaisir de sortir ces petits plats lorsque le temps devient plus froid et que la variété des légumes locaux n’est pas aussi vaste qu’en pleine saison des récoltes!

5. Apprivoiser des techniques de conservation

Parce qu’un moment donné le congélateur est plein, il existe d’autres techniques qui nous aident à nous réjouir des saveurs de proximité, même l’hiver. Pensons à la mise en conserve, à la déshydratation et à la lactofermentation. En apprivoisant ces techniques, on a alors plus d’un tour dans son sac pour mettre plus de proximité au menu, une provision à la fois.


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Et vous ? Quels sont vos trucs pour profiter pleinement des produits locaux ? Faites-nous savoir dans les commentaires !

Utilité et pièges du marketing alimentaire

Dans le cadre de La Petite Conversation diffusée en direct sur le site le DUX mieux manger, mieux vivre le 18 juin dernier, l’animatrice et ambassadrice du mouvement DUX, Lyne Gosselin, recevait la sympathique nutritionniste Isabelle Marquis. Cette passionnée des aliments sous toutes leurs coutures, spécialisée en communication, en marketing et en innovation alimentaires que l’on connaît bien pour ses passages réguliers à l’émission L’épicerie, a participé à la création de DUX. Elle était la personne toute désignée pour nous aider à faire de meilleurs choix alimentaires… sous l’angle du marketing alimentaire. | Par Isabelle Marquis, nutritionniste et spécialiste en marketing alimentaire


Le marketing est souvent pointé du doigt comme étant ce qui nous pousse à faire des mauvais choix alimentaires. C’est parfois vrai et plusieurs études l’ont démontré. Cependant, le véritable problème n’est pas le marketing lui-même, mais plutôt le fait que nous ne sommes pas pleinement conscients de l’influence qu’on subit pour nous faire consommer. Et cela prévaut en alimentation autant que pour n’importe quel produit de consommation!

Qu’est-ce que le marketing?

En bref, c’est l’ensemble des techniques utilisées par une personne ou une entreprise pour promouvoir la vente de produits ou de services.

Concrètement, tout le monde fait du marketing! Quand on essaie de vendre quelque chose sur Kijiji, on fait du marketing. Quand on essaie de convaincre nos voisins et les membres de notre famille d’acheter du chocolat pour la levée de fonds de l’école de nos enfants, on fait aussi du marketing.

Dans le cas d’une entreprise alimentaire, que ce soit un fabricant ou un restaurateur, le marketing est nécessaire pour faire connaitre leurs produits et convaincre de les essayer. Sinon, à quoi bon être en affaires si personne n’achète ce qu’on offre… Avec le temps, les techniques de marketing se sont énormément sophistiquées et aujourd’hui la concurrence est tellement féroce qu’il ne faut pas s’étonner qu’on essaie par tous les moyens de nous attirer!

Comme consommateurs, nous pouvons demeurer indépendants et objectifs dans nos choix alimentaires si nous sommes attentifs aux techniques utilisées par l’industrie pour nous séduire.

4 « pièges » courants du marketing alimentaire

  • Mettre l’emphase sur un ingrédient reconnu pour être très nutritif pour nous donner l’impression que l’ensemble de l’aliment est bon pour la santé.
  • Jouer avec les mots pour nous séduire (notamment dans le nom de la marque).
  • Amplifier une tendance et lui donner plus d’importance qu’elle en a réellement.
  • Proposer une promotion croisée entre deux produits dont on n’a pas forcément besoin.

En somme, les entreprises alimentaires ne sont pas à craindre, car la majorité est bien intentionnée. Le marketing peut même nous être utile à nous lorsqu’il nous permet de découvrir des aliments qui répondent à nos besoins et que l’information transmise a une vocation informative et non juste commerciale. Au fond, la décision finale d’acheter ou pas un produit nous revient toujours !

Des trucs pour faire face au marketing alimentaire

Pour vous aider à devenir averti et futé face au marketing, je vous partage quelques trucs à essayer lors de votre prochaine visite à l’épicerie :

  • Soyez sceptiques

Lorsqu’une mention sur le devant d’un emballage vous attire, prenez le produit, mais avant de le mettre dans votre panier, tournez le contenant et jetez un œil au dos pour confirmer par la liste des ingrédients et les valeurs nutritives si cette mention a vraiment de la valeur.

  • Prenez une seconde pour vous demander si l’offre est pertinente pour vous

Si les arguments qu’on vous présente pour vous inciter à acheter un produit ont de la valeur pour vous selon vos besoins, c’est parfait. Mais si c’est juste « cool » sans répondre à un besoin, passez tout droit.

  • Méfiez-vous des gros rabais

Le prix d’un produit peut être fantastique, mais si vous n’avez pas besoin de ce produit, ça reste une dépense superflue et une source potentielle de gaspillage. Aussi, regardez toujours attentivement la date de péremption, parce qu’une grosse promotion sert souvent à écouler un inventaire de produits dont l’échéance approche.

  • Posez des questions

Quand quelque chose vous dérange ou vous intrigue, posez des questions au marchand ou au fabricant du produit. C’est le meilleur moyen de savoir qui est sérieux et mérite votre confiance, et qui l’est moins !


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